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voulu allcnlcrà sou honneur. Ce prince ajouta loi trop facilement à celte fausse accusation, cl condamna le comte à être décapité. Mais bientôt l’Empereur revint sur cette injuste sentence , et vengea d'une manière éclatante la victime de sa précipitation.
Celte anecdote a fourni au peintre deux tableaux. Dans le premier, il a représenté dans le lointain une ville que I on suppose être Modcnc, et une partie de ses remparts qui se projettent vers le centre. Là. devant une muraille, on voit Olhon prêtant l’oreille aux perfides insinuations de l’Impératrice, qui est à sa gauche. Au bas des remparts s’avance un religieux suivi du condamné, qui, les pieds nus, les mains liées devant lui, et vêtu dune chemise de toile blanche, marche au supplice, et semble protester de son innocence, en tournant scs derniers regards vers la comtesse sa femme. Celle-ci paraît plongée dans la plus profonde affliction. Trois autres personnes, qui les suivent, forment, avec les trois premières, un groupe de six figures composant la seconde partie du sujet. Plus avant, sur le premier plan, se passe la troisième scène : c est le moment où le comte vient d être décapité en présence de huit témoins debout autour du bourreau : celui-ci remet la tête du supplicié a sa malheureuse épouse, agenouillée devant lui.
DIRCK I)E HAÀRLEM.