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Ce tableau, qui fait pendant au précédent, est le portrait de la femme de Jean Pellicorne (dont le nom de famille était Suzanne Van Colleu). Elle paraît à peu près du même âge que son mari. Elle est assise dans un fauteuil, et vue de trois quarts. Ses cheveux sont largement coiffés sur le derrière de la tète, et rattachés par un petit bonnet garni d une dentelle légère, dont la forme rappelle à peu près ceux qu'on portait du temps de la reine Elisabeth. Une large fraise, en mousseline très-fine, plissée à double rang, produit par sa blancheur un reflet sur le bas du visage, qui est d’un (on frais et animé. Le nez un peu aquilin et le regard vif donnent aux traits une animation toute spirituelle.
La robe que porte la dame est en soie noire moirée. Le devant du corsage est orné d’une broderie travaillée en fil dor, les manches sont garnies de manchettes.un bracelet en or entoure le bras. De la main gauche
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elle tient une bourse verte dans laquelle elle vient de prendre une pièce de monnaie, qu elle remet à sa fille, jeune personne d’environ 10 ans, que l’on voit auprès d’elle. La jeune fille a une physionomie naïve.- elle tend la main à sa mère pour accepter le cadeau que celleci lui offre, et tourne en même temps le regard vers le spectateur. Rllc est vêtue d une robe d une belle étoffe ornce de dessins, dont la jupe retroussée laisse entrevoir une seconde jupe de couleur jaune nuancée de brun ; une collerette brodée tombe à plat sur la robe.
Quelques accessoires, tels qu’une chaufferette en bois, au-devant de la dame, et un panier en osier contenant du raisin, et placé sur une table que I on découvre faiblement dans le fond du tableau, complètent ce sujet composé d ailleurs avec cette dignité simple et dans ce beau style qui caractérisent Rembrandt.
Ces deux portraits méritent une mention particulière parmi ceux de ce maître. Il s'y est surpassé lui-même.
Ils oui successivement appartenu aux descendants de Jean Pellicorne . ils passèrent en dernier lieu à la branche des Valckenier. \près le décès de la douairière J. -J. Valckenier Van de Poil, ils furent vendus publiquement à Amsterdam, le 21 novembre 1842. et adjugés à M. iNieuweuhuys pour la somme de 55.044) florins.
PHILIPPE WOUWERMAN,
Né à Haarlem en 1620, mort dans la même ville en 1668.
Nu 78. - SAINT HUBERT.
Wouwerman a représente dans ce tableau un magnifique cheval gris pommelé, plein d’ardeur et de fierté, et d’une élégance admirable. Saint Hubert, vêtu en chasseur, est descendu de ce cheval et se prosterne devant un cerf qui porte entre les cornes le crucifix miraculeux, et qui s’offre à sa vue à l’entrée d'une forêt où il s’était égaré; il a prés de lui une meute de cinq chiens. Dans le lointain on aperçoit deux piétons et deux cavaliers qui avancent au grand galop de leurs chevaux: l’un deux donne, avec son cor, le signal du ralliement, et l’on voit qu’ils se dirigent vers l’endroit où est saint Hubert.
1 n ciel nuageux fait ressortir avec beaucoup d éclat le principal sujet de ce magnifique tableau . qui est signé des initiales de Wouwerman. et qui porte la date de 1660.
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Ce tableau provient d une ancienne famille de Haai - Icm, cl Ion rapporte que Wouwerman le peignit en reconnaissance des bienfaits qu’il avait reçus d un ecclesiastique qui aimait les arts, et qui lavait protège au commencement de sa carrière.