SOS
Booz ^ et nous apprenons par le livre de Ruth à coonaitre , quelles étaient les mœurs domestiques des Isiaclitcs craie^nant Dieu, quelles étaient en particulier celles des ancêtres de David. David passa son enfance et sa jeunesse paissant les troupeaux de son père dans la contrée de Bethléem et luttant avec les lions et les ours ( I Sam. xvi, xvn); aussi cette ville fut-* elle appelée la ville de David (id. xx, 6^ Luc II, 4* 11)* Joab, le général de David, était fils
' de sa sœur ( 2 Sam. 11, 1 8. 32 ; i Clirou. ii , 1 3* 16). Jésus-Christ naquit à Bethléem. — Bethléem signifie la maison du pain ; on la distinguait d'un auire endroit du même nom par le surnom diEphrata ou de fructueuse^ £Ue.est à deux lieues au S. de Jérusalem sur le penchant N. d'une montagne, qui s'étend de TE. àTO., et d*ou Ton embrasse les contrées de Jémsa*»
lem , celles de Thëkoa et d Hébron , et celles d'Engueddi et de la mer Morte. La montagne offre beaucoup de vignes , elle est entourée de toutes parts de vallées , qui sont du coté orien* tal très-profondes et tràs-escarpées> et qui se* raient d'une grande fertilité si elles étaient bien cultivées. Toute cette contrée , qui a porté le
* nom de Rama (Matt. 11, 18) , a un sol excellent^ on y voit de gras pâturages, des champs
fertiles, des plantations d'oliviers, des grenadiers , des amandiers ^ et surtout des figuiers. Aujourd'hui Bethléem est un bourg , d6nt les maisons sont en partie taillées dans le rocher, et dont les habitans, presque tous chrétiens, jouissent d'une certaine liberté et en particu* Uer du droit de porter les armes. A peu de dislance , sur la route de Jérasalem est une fontainc mentionnée déjà dans Thistolre de David (a Sam. xxui, 14^17; i Chron. xi, 16-19).
De Bethléem à Jérusalem , à VO. de la route qui traverse un pays rocailleux, s étend la vallée des RéphaXm, qui était jadis citée pour sa fertilité (Es. xvn, 5). A TE. est la grotte des bergers auxquels apparurent les anges lors de la naissance du Christ. A TO , près du village de Bail Djala, Boateschella , est la vallée où l'ange détruisit Tarmée de Sennachérib (a Bois xix) , et plus loin celle SElah. Au S. sont les réservoirs de Salomon et Thékoa.'-^ Ce futsans doute pendant sa vie de berger que David apprit h voir dans le tonnerre et la tempête des messagers de Dieu , à comprendre ce que les cieux et la terre racontent de la gloire de l'Eternel , à sentir à la fois le néant et la grandeur de r homme dans Timmensité de la création , etc. Lorsqu'il fut oint roi par Saumel dans la
maison do son père Isaï, Tesprit de r£iernel le saisit pour ne plusse retirer entièrement de lui ; il continua néanmoins à paître les troupeaux de son père> et depuis lors ses chants prirent suremekit un nouveau caractère.
. David fut vainqueur de Goliath dans la vallée des Térébinthes, et il suivit Saùl à Guib^
kath. Lorsqu'il commença sa carrière d'épreuves , il s'enfuit , d'abord à Rama auprès de Samuel, qui le reçut dans son. école de pro-
plictcs, puis à jS oh (p. 80) ou claient le sanctuaire et le sacrificateur Abimélec ( i Sam.
wui ). Armé de Tépée de Goliath , il descend, probablement par la vallée d'Elah et Socho, dans la ville de Goliath, à Gath, où il dierche nn asile auprès d'Akis , roi des Phi- Ustins. Mais il est bientôt obligé de s'enfuir; il retourne de Séphéla vers le plateau et se réfugie dans la caverne d'^dullam, ou un iiom<hre considérable d'hommes qui étaient mal dans leurs affaires , se rassemblent autour de lui et le prennent pour chef (id. xxn). AduLléun était probablement sur la lisière des mon* tagnes et du bas pays, dans la contrée que traverse la route de Jaifa à Jérusalem : en entrant dans les montagnes, on remarque une multitude de grandes cavernes, qui servent aujourd'hui
de repaires aux brigands arabes. David se retifa chez les Moabites; mais suivant le conseil de Gad , le prophète , il reaua bieulot dans la Tme^-Sainte.
Il choisit ponr demeure les déserts de Jûda, qui dominent la mer Morie , et dont les cavernes (i Sam. Txiv, 4 9 d'Engueddi^^ les feréts ( id. xxii, 5 , de Hérets ; xxni , 1 5 , de Ziph ) , les rochers et les ravins ( id* xxiii , a5 ^ xxiv , 3, d'Engueddi^ xxvi , cdteau de Hàkiïa) , les hautes moutagnes (id. xxui, 26, de Maon; zzvi, i3) lui offraient des asiles nombreux et des forteresses naturelles ( id. mii , 1 4. 19 9 les lieux -forts de Ziph^ xxiv, i, les lieux- forts d'Engueddi). Dans une courte excursion il délivra des mains des Philistins (id. xxiii) la ville deKéhila, qui était sur la lisière du plateau et de Séphéla. — ' Au milieu des déserts les plus atireux, est une petite vallée d'uu aspect délicifiox , qu^arrose un ruisseau , dont la source est dans la contrée dMIébroii et rcmboucLure dans la mer Morte \ on récolte dans cet oasis d'^m Dfiddi un vin rouge très-estimé. C'est * là qu'était la ville dUEngueddi, la source oii s'abreuvent les chamois (boucs, chèvres sau* vages), qui habitent les immenses et arides roches des hauteurs voisines. ii.ngueddi était au