Description de quelques monnaies nouvelles des nomes d'Égypte
Les travaux publiée svir )«k monnaies que certains empereurs romains ont fait frapper en Egypte, avec \e nom. des différents nomes ou provinces de ce pays, ont élucidé les problèmes purement nuffii«metiq&es 4|ui «e rattachent à cette série si nombreuse. Mais ces monnaies des nomes ont en quelque sorte un intérêt archéologique, leur revers oOrant toujours un ou plusieurs emblèmes en rapport avec le culte spécial du nome dont elles portent la légende. Elles apportent donc un élément important dans l'histoire religieuse locale des principales villes de TËgypte ancienne, de même que les études égyptologiques fournissent des renseignements précieux pour mieux comprendre les représentations souvent compliquées du revers de ces pièces.
Nous avons essayé, dans un travail spécial ^ de coordonner les résultats déjà acquis antérieurement, et d'ajouter ce que nos études personnelles nous permettaient de proposer^ particulièrement au double point de vue de l'explication des symboles religieux des revers, et de l'identiQcation égyptienne des localités dont le nom est gravé sur ces monnaies. Il nous a fallu malheureusement laisser certaines lacunes dans ce travail; pour les combler, il sera nécessaire de recueillir avec soin toutes les pièces nouvelles qui pour-
i Monnaies dei Nomes de V Egypte, Jacques de Roagé, Kevue numismatique, nouvelle série, t. XIV.
4 QUELQUES MONNAIES NOUTELLBS DES NOMES D'ÉGTPTE.
raient se présenter, et c'est à ce titre que nous donnerons aujourd'hui la description de quelques pièces inédiles, dont je dois Tobligeante conamunication à M. Fenardent. Ces pièces, qui faisaient partie de la collection Démétrio, appartiennent noaintenant au musée d'Athènes.
DiOPOLrrËd *
«Personnage à cheval à droite, se retournant pour offrir une coupe (?) à un serpent enroulé autour d'un arbre. » AIOTT/////Aei- THC:Trajan^. 4.
Deux chefs-lieux de nomes portaient dans la haute Egypte le nom deDiospolis. Le plus méridional était Thèbes, que les Grecs avaient ainsi nommé à cause de son culte d'Ammon-Ra, le dieu solaire par excellence. La seconde Diospolis de la haute Egypte est la ville antique de Ha-sekhem, ou Ha, tout court ; elle était le chef-lieu du Vil* nome : tout le monde est d'accord pour y reconnaître la Dios^ polis parva des géographes classiques, la ville de Hé des Coptes, appelée aujourd'hui Hoou. Je ne. parle en ce moment que pour mémoire d'une troisième Diospolis située dans la basse Egypte.
La monnaie dont nous donnons la description diffère de celle qui est gravée dans Tonvrage de Tôchon, p. 86. Cette dernière pièce, appartenant au Cabinet des médailles, est datée d'Antonin; elle présente un cavalier, à gauche, tenant un serpent dressé sur la main droite. Sur la nouvelle, qui est de Trajan, le serpent est enroulé autour d'un arbre, et le cavalier se retourne pour lui offrir
1 Jacques de Rougé, Monnaies des Nomes^ tirage à part, page 11. Je me bornerai à renvoyer à mon'trayail où les autres références sont indiquées.
QUKLQUeS MONiNAlKS NOUVELLES DBS NOUSS D*ÉGYPTE. 5
un objet que le mauvais état de la pièce ne permet pas d'idenliOer nvec sûreté; mais on semble y reconnaître une coupe vers laquelle le serpent allonge la tête pour boire. En résumé, ce sont les mêmes attributs disposés d'une façon différente.
Auquel des deux nomes antiques doit-on attribuer ce type du cavalier? Dans mon mémoire sur les monnaies des nomes, j'avais laissé la question indécise. Tôchon, tout en attribuant à Diospolis parva le grand bronze d'Antonin au cavalier, avait, bien qu'en exprimant des doutes, classé à Diospolis magna un petit bronze d'Hadrien, avec le même revers, et la légende AIOITOAIM. L'analogie du type doit, ce me semble, faire classer au même nome ces deux pièces. Le M final, comme le fait remarquer Tôchori lui-même, serait aussi bien l'indication de MIKPAque de MCfAAH. Une élude plus attentive de la question m'engage à attribuer les pièces au type du cavalier è Diospolis parva, et voici mes raisons :
La seule monnaie coiinue avec [la légende ÂIOTTOAIMC (Cf. Tôchon, p. 69), et que, par là même, il est nécessaire de classer à Diospolis MCFAAH, offre un tout autre type : c'est un personnage coiffé des deux plumes d'Ammon, et tenant un bélier sur la main gauche : ce petit bronze appartient au Cabinet des médailles. Dans celte série, il nous manquerait encore le grand bronze qui, sans doute, offrirait à peu près les mêmes attributs, et le petit bronze quinaire sur lequel on devrait retrouver le type du bélier, analogue à la pièce décrite par Tôchon (p. 73), et que nous avons été obligés, à cause de sa légende ÂIOTTK, de rapporter à la Diospolis de la basse Egypte '•
Resterait donc la série avec le revers du cavalier dont nous connaissons : i* le grand bronze d'Antonin (Tôchon, p. 87), avec la légende ÂlOITOACITHC et la variété présentée par le grand bronze de Trajan, que nous donnons aujourd'hui avec la même légende ; 2* le petit bronze d'Hadrien (Tôchon, p. 71) avec la légende AIO- TTO AIM. — La pièce du petit liiodule n'aurait pas encore été signalée, et je ne serais pas étonné d'y retrouver le serpent seul. Ces pièces devraient ainsi être classées à Diospolis parva.
M ne faudrait pas se laisser arrêter par l'absence du qualificatif M = MIKPA sur quelques-unes de ces pièces. Comme je l'ai déjà fait remarquer *, dans les listes copto-arabes, à la Diospolis KATCa),
» J. de Rongé; Wmnaies des Nomef, p. 59.
« fd:, ibid, p. 50.
c'est-à-dire Diospolis de la basse Egypte, la troisième du mèiQ^ nom, on oppose une Diospolis ANG), c'est-à-dire de la haute Egypie ; or, ce n'est pas Diospolis magtia (Thèbes) qui est ainsi indiquée dans ces listes, mais bien Diospolis parva {Hou), dlans ces mêmes listes, Diospolis seul, sans qualificatif, est également la désignation de Medinet'Hou^ Diospolis parva K
De nouvelles pièces pourront seules établir définitivement la classification que je propose; car l'étude (jhi culte local ne suffit pas pour éclaircir ce symbolisme du cavalier et du serpent. Nous ne savons même pas pourquoi les Grecs ont donné à la ville de Hou ce nom de Diospolis. Le culte principal de ce nome est celui de la déesse Nephthys, ce qui pourrait expliquer la présence du serpent, symbole ordinaire des déesses sur les monnaies des nomes, comme dans l'écriture hiéroglyphique. Il y a toutefois dans les inscriptions quelques traces d'un culte solaire local : le culte du Bennu {Phénix) y est attesté par un des noms sacrés du chef-lieu, et la déesse Nephthys (Hathor) y est désignée comme la compagne du Phénix K Ce dernier symbole est intimement lié avec le mythe solaire ^.
OERMOPOLITES^
1. — Personnage drapé, debout, tourné à gauche; sur la tète, le diadème atef; sur la main droite, un cynocéphale accroupi, dont la tête est surmontée du disque lunaire ; dans la main gauche, un caducée; derrière, dans le champ, un ibis; devant, un autel sur-
1 Champollion^ VEgypie sous les Pharaons^ M, 3:70.
* BrugBchy Recueil de numununts, III, dS, 12.
s Pierret^ Dictionnaire ijt archéologie égyptienne, au mot Bennou*
* J. de Roagé, Monnaies des Nomes ^ p. 25.
QUELQUES MOMMiUESNOUYELLESDSS NOUES d'ÉQTPTE. 7
monté d'une flamme. » Légende effacée. Date : LU///. Trajan. Mil
2. . — (( Personnage barbu debout» tourné à gauche, tenant sur la main droite uif Ibis, et dans la gauche, le caducée.- Dans le champs
devant lui, un cynocéphale accroupi, la tête surmontée du disque lunaire. » ///////////// ITHC//// H. Trajan. iE. !.
Ces deux monnaies ne sont nouvelles que par la disposition des emblèmes. Dans la seconde, Tibis et le cynocéphale ont changé de places, si on la compare à la pièce d'Hadrien décrite par Tôchon (p. 114). Dans la première, qui rappelle par sa composition la monnaie de Trajan décrite dans mon travail (p. 25), Tibis a passé derrière le personnage, et à sa place apparaît un emblème nouveau qui représente fidèlement, une sorte d'autel égyptien.
Je ne reviendrai pas sur les attributs réprésentés au revers de ces pièces : Tibis est le symbole bien connu du dieu Thoth, dont il sert à écrire le nom en égyptien : le cynocéphale lui était également consacré. Thoth, inventeur des sciences, et comparé par les Grecs à Hermès, était le dieu principal d'HermopoIis. « Un préjugé vulgaire, qui a laissé des traces chez les chrétiens des premiers siècles, attribuait aux cynocéphales cet art de lire et d'écrire qu'avait enseigné Hermès*. »
APBRODITOPOLITES K
« Femme debout, tournée à gauche, et tenant dans la main
* Matter, Histoire du gnoAticism^, l, 99. — Cf. Pierret, Panthéon égymeny p. 13.
' J. de Bougé, Monnaie t des Nomes, p. 21.
QHILOUfiS MOtCNAIfi» NOOVKLLKS DB8 NOUBS D'ÉGTPTK.
droile^nepeCHo figure I6 bras letidu.ji AOPOA/////////nOAITHC; LIB. Trajao iE, 1.
Nous sommet pour Aphrodilôpolis dans le mdme embarras que pour Diospolis. : irois villes portMt ce nom dulilcmps des Grecs exislaient dans la haute et la moyenne Egypte : toute monnaie nouvelle de ces nomes est donc intéressante à signaler. La piècc^ que nous venons de décrire, ne diffère malheureusement de celle
que Ton connaît du même module (Cf. Xôcbon, p. iûÇ) que par un détail : la ^suppression du temple gui encadraH to personnage. Nous resterons donc encore dans l'indécision : mais il est probable que les types connus jusqu'à ce jour avec cette légende se rappoi^tent au même nome, à cause de l'analogie de leurs revers; et notre préférence serait pour rApbrodilopolisde rHeptanomide, cheflieu du XXII* nome ancien ; cette ville semble en effet avoir joué un rôle plus important dans le culte d'Hatbor, l'Aphrodite égyptienne.
AR$1N ITES).
« Personnage barbu, complètement velu, ayant sur la tôle le disque solaire entre les cornes de bélier; tenant sur la main droite
* i. de Bougé, Mûnnaies des Nomef, p. 30.
QUCliQU£6 MONNAIES NOe^LLBS DBS N0ME8 D^VPTV; 9
unei tète defémmAét dahs la gauche une imitalîon da foael sadré. » APaNOeiTHC LIA. Trajan JE, I.
Noos retrouvons ici les mêmes emblèmes que présente la pièce du cabinet desnédailleS) décrite et grafée dans Tôchon page 127 ; ce n'est pas cependant le même coin : les lettres de la légende ne sont pas disposées de même. Sur cet exemplaire la tête, portée sur la main de Sebek»Ra, est mieux caractérisée : c'est bien la tête d'Arsînoé divinisée, qu'on avait déjà reconnue et qui se retrouve isolée sur les pièces du moyen module.
MEMPHITESU
« Femme debout, tournée à droite, tenant sur la main gauche un serpent (?) : la main droite tenant la hasté : à ses pieds, un taureau passant, vu en entier, le disque solaire est entre ses cornes, i NOMOC MCMOeiTHC LIP. Trajan M, L
Voici encore un nouveau coin pour le nome de Memphis : nous en possédions déji un certain nombre de variétés^ et cette pièce n'a d'intérêt que par la disposition nouvelle de. ses attributs.
8ÊTH BOITES*.
c( Personnage en costume guerrier, coiffé du SAAen/,* tenant la haste dans la main droite; la main gauche appuyée sur la hanche^ » CeePCOI ///////////// NOMOC LIB. Trajan M, h
Si Ton compare cette pièce avec celle que Tôchon a publiée
f J. de Rougé, Monnaita des SoMet, pé 3k»
• M., ibid.y p. à2.
Digitiz-ed by
10 QUELQUES MONNAIES NOUTBLLBS DES NOMRS D'ÉGYPTE.
(p. 157), on verra que les détails seuls diffèrent: la date est différente et la légende plus complète; le sceptre que tenait le person-
nage sur Texemplaire du cabinet des médailles a disparu sur le nôtre.
XOITES *.
« Personnage barbu, debout, tourné à gauche, ayant un vêtement court: sur la tète le disque solaire entre les deux cbrnes; tenant sur la main droite un bélier, et la gauche appuyée sur la haste : devant lui, à ses pieds, un bélier tourné i gauche, la tête surmontée du disque solaire. » lOlT //////// LIP. Trajan, JS, I.
Nous ne trouvons ici que des variétés dans la disposition des attributs.
sebennytes*.
(( Personnage casqué, en costume militaire, la main droite ap-
1 J. de Rdugé^ Monnaies des Nomes, p. 53.
* /(/., ibid., p. 55*
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QUELQUES MONNAIBS NOUVCLLES DKS NOMES D'ÉGTPTE* if
puyée sur la haste et tenant dans la main gauche le glaive dans le fourreau : à ses pieds un quadrupède. » NOMOC C6B6NNVTHC, Trajan, iE, I.
Sauf la légende qui est plus complète et autrement disposée, c'est une pièce analogue à celle que Tôchon a décrite page 192, et de même que sur l'autre, il est difficile de reconnaître l'animal placé aux pieds du guerrier ; pour l'histoire mythologique de ce nome, Userait très intéressant de pouvoir identifier cet animal, évidemment consacré au dieu local.
SAITES i.
« Minerve tournée à droite, la main droite tenant la haste, et la gauche appuyée sur son bouclier posé à ses pieds. » CAITHC LiP. Trajan, M, I.
On ne connaissait pas encore de grand bronze de Trajan pour le
< J. de Roug^, Monnaies des Somes, p. 62.
li QtËL0U£8 MOl^lNAieS KOVVBUES DES NOMfiS D'âôYPTB.
nome âalté : nous y relroiivons d'ailleurs les mômes attribuls que sur les monnaies d*Hadrien et d'Àntonin : cependant là chouette, qui, sur les autres pièces du même module était portée par la déesse, a disparu sur ta nôtre.
Minerve tient ici la place de la déesse Neith : cette assimilation, faite par les Grecs, est due plutôt aux attributs ordinaires de la déesse Neilh qu'à une véritable similitude dans le symbolisme. Neith est en effet souvent représentée tenant l'arc et les flèches, ce qui lui donné l'apparence d'une divinité guerrière; mais la flèche n'est peut-être ici qu'une allusion à son rôle mythologique dans le panthéon égyptien '. Neith est la mère du dieu-Soleil et par conséquent c'est d'elle que sort le rayonnement divin : or, en égyptien, la flèche sert à écrire l'idée de rayonnement solaire. La déesse tiendrait alors dans sa main un véritable hiéroglyphe qui suffisait pour indiquer aux initiés sa dignité de mère du died suprême. Bien d'autres divinités égyptiennes sont ainsi représentées, ayant comme ornement un hiéroglyphe qui indiquait soit leur nom, soit quelque qualité spéciale* C'est ainsi que nous rencontrons cons-» tamment les déesses Isis, Nephthys, Hathor, portant comme coiffure les signes qui servent à écrire leur. nom. SAoti, le dieu*lumière« qui détruit les ténèbres et maintient l'harmonie entre le ciel et la terre, est quelquefois représenté la tête surmontée du signe qui exprime la force dans l'écriture hiéroglyphique ^. Le dieu Ammon ithyphallique a le bras droit levé et sur ce bras est placé le fouet sacré : c'est le symbole de la lumière, et il est ainsi placé au-dessus de la main pour représenter l'émission. de la lumière, qui caractérise toujours l'acte de génération divine. Or, le fouet sacré, qui se nomme JTAtt, est l'hiéroglyphe qui sert à écrire le mot lumière^ esprit \
Ces exemples pourraient être multipliés, comme on citerait facilement bien des cas où les Grecs se sont laissés tromper par l'apparence d*nn attribut dont ils ne connaissaient pas l'explication réelle. La plus célèbre de ces erreurs est cette représentation d*Horu$ Venfanty en égyptien Har-pa-Khrat^ dont les Grecs ont fait Harpocrate, le dieu du silence, parce que ce dieu est représenté
* p. Pierret, Panthéon égyptien, p. 35.
« ///., ibid,^ p. 22.
> J. de Bougé, Mélanges tC archéologie, etc. (Étadc des monumeDts de Karnak), I^ 103.
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^U^I^QURS MONNAIES NOUrSLLRS DES NOUES p'^GTPTB. 13
porlant le doigt à la bouche * : or, sur les monuments égyptiens ce geste indique simplement r^of^^nce.
Neilh, en tout cas, était une grande déesse : son temple de Sais a été célèbre dans l'antiquité classique, et les rois égyptiens, au moins vers les dernières époques, ne manquaient pas d'y venir offrir des sacrifices et peut-être y subir l'initiation aux mystères ; usage auquel Cambyse lui-même consentit à se soumettre ^.
UBYA ^
. a Personnage drapé tourné à droite, coifTé du diadème atef; portant sur la main droite un bélier, et la main gauche appuyée sur un bâton qui semble surmonté de la couronne royale. » AIBVH //// H. Antonin, JS, I.
Celte pièce est nouvelle, car je ne crois pas qu'un grand bronze du nome de Libye ait été signalé jusqu'à ce jour. Nous aurons ainsi la série complète des monnaies de ce nome, dont Tôchon hésitait encore à reconnaître l'existence malgré l'affirmalion de Ptolémée : nous voyons même qu'il fut distingué du nome Maréotique dont ij faisait anciennement partie, non seulement sous Hadrien, mais encore sous Antonin. La présence du bélier, qui se retrouve sur toutes ces monnaies, atteste l'existence du culte d'Ammon, connue dans le nome Maréotique, son voisin : on Sent dans toute cette région l'influence de l'oraole célèbre de TOasis d'Ammon^ dont un des chemins avait son point de départ dans cette portion de la basse Egypte*
1 Cf. Plutarque, Isis et Osiris, cii. 68.
* Vicomte E. de Rougé, Mémoi''e sur la statuette nnùphore du Vatican, p. 10 ; et E. Revillout, Revue égyptologique, 1880, p. 73.
• J. de Rougé, Monnaies des Nomes, p. 71.
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n Personnage debout, à droite complètement vêtu : ayant sur la tâte le disque solaire entre deux cornes de bouc : la main droite est appuyée sur la haste, et 'a main gauche tient une chèvre.
KOTTTIT////////r. Trajan M. l.
Cette pièce, analogue à celle que Tôchon a fait graver à la page 79 de son ouvrage, est dans un bon état de conservation : aussi nous permet-elle de rectifler certaines inexactitudes des descriptions* données antérieurement. En premier lieu elle prouve que j'avais e*:. raison de reconnaître une chèvre dans le petit quadrupède porté sur la main du personnage : jusqu'al6r« on avait cru voir dans cet attribut un cerf ou une antilope. Sur notre monnaie, Tanimal ast bisn distinct, et rappelle, comme on pouvait s'y attendre, le type des pièces du plus petit module frappées pour ce même nome ', — En second lieu, on lit d'une façon très claire la légende KOTT- TITHC au 'ieu de KOTTTeiTHC que Tôchon lui-même accompagnait de ses doutes, parce que sur l'exemplaire qu'il avait sous les yeux la fln de la légende était mal rendue, par suite d'un défaut dans la frappe. Toutefois, comme ce n'est pas le même coin qui a servi pour notre monnaie, ainsi que le prouvent certaines différences dans la disposition des lettres de la légende, les deux leçons KOnTITHC et KOTTTeiTHC pourraient exister simultanément: nous trouvons, en effet, cette même différence pour les monnaies du nome de Mempbis.
Il n'est pas nécessaire de revenir sur le symbolisme d'Horus-