‹ Description de quelques peintures antiques qui existent au cabinet du Royal Musee Bourbon de Portici; du chanoine André de IorioChapitre 12 sur 20 · HH · texte numérisé non relu

HH

Pompcï ig Février ij6i (h).

Le coloris, les attitudes des figures, et l’ensemble de la composition rendent cette peintrès-intéressante.

(a) Vol, IV, pag. 309.

(b) Vol. IV , pag. 53.

MLXV.

Le Clieval Troyen.

Pompeï 4 Avril ij6i (a).

Voici une des peintures antiques où la partie mythologique l’emporte sur l’art. L’intérêt que le sujet inspire, fait que bien volontiers on accorde de l’indulgence aux défauts de l’artiste.

La représentation du cheval Durateo, traîné et introduit dans l’infortunée ville de Troie par ses inconsidérés habitants, et le souvenir de dix-neuf siècles que compte cette peinture échauffe tellement la fantaisie du savant, que malgré lui il oublie de s’occuper de sa bonne ou médiocre exécution.

Les murailles de la malheureuse Troie; une colonne mortuaire ; le temple de Minerve aveo sa statue sur une b:\se en marlwe ; les processions des troyens occupés , sans le savoir , à traîner la funeste machine qui devait causer leur malheurj

(») VoK HT, pag. 199. •

les individus presque tous masqués , les uns priants, les autres dansants, et quelques autres , dans différentes attitudes ; enfin la partie du devant du cheval dont la stature colossale prédomine sur tous les objets animés , tout réclame à-la-fois l’attention du spectateur qui , dans sa juste surprise , ne sait sur quel point de cette riche composition il doit, par préférence, arrêter ses regards.

Le vase posé sur une colonne indique peutêtre le tombeau d’Hector ou d’Ilus. Le vieillard , qui , dans une attitude mélancolique , soutient sa tête de la main droite , semble être Laocoon qui ne cessait d’exhorter ses concitoyens à ouvrir le cheval dans lequel il supconnait quelque chose de mystérieux. 11 perdit la vue , et ses eufims périrent.

Au pied d’une hase surmontée de la statue de Minerve, est à genoux une figure qui a les mains élevées en signe d’invocation. C’est peutêtre Cassandre qui , prévoyant la ruine de sa patrie, implore la Déesse de calmer son courroux. Le vieillard que l’on aperçoit , les cheveux épars et en longue tunique , à côté du personnage qui est à genoux , semble représenter le fameux devin Hélénus, frère de Cassandre.

La femme qui parcourt le sommet des colines

un flambeau k la main, parait être Hélène au moment de donner le signal aux Grecs dp profiter de ce stratagème.

MLXXVIII.

Sacrifice à la Terre.

Pompcï 3 Juin iy6t (a).

- Pour avoir une description précise des deux Pocillatori qui transvasent du vin , et de tous les autres personnages et objets qui figurent dans ce tableau , on peut consulter l’ouvrage d 'Ercolano.

MLXXIX.

Ilylas ravi par les Nymphes.

Uerculanum iS Août ij6i ( 1 >).

Le jeune Hylas enlevé par les nymphes au moment qu’il puise de l’eau dans la rivière

.'/jha iij »j • i - " j» . - lt:. ‘J f*j. il? : . »

(*) Vol. IV. pag. 6i.

(bj Vo!. IV , psg. *9.

Àscanius , est le sujet qu’offre cette peinture qui ne peut malheureusement être bien goûtée sans le secours du dessin qui se trouve dans le volume d'Ercolano à la page citée par la note.

On reconnaît, dans le fragment de la figure virile qui est debout, Hercule qui cherche partout le bois le jeune llylas. L’attitude dans laquelle est Hercule qui a le doigt sur la bouche, exprime l’indécision de ce qu’il doit faire, le désespoir, ou le désir de se venger.

Si la conservation de cette peinture à fresque répondait à la beauté de sa composition, il occuperait avec raison un des premiers rangs parmi les peintures anciennes que nous connaissons.

MLXXXII.

Hercule , le sanglier Erymanthe , et Eurysthée.

Herculanum doit ij6i (a).

Cette peinture, très-intéressante par son sujet mythologique, ne manque pas de mérite sous le rapport de l’art, quoiqu’elle soit dégradée.

(a) Vol. IU , pag. a^S.

Hercule, pour obéir à Eurysthée, et pour le satisfaire, porte le sanglier du mont Erymanthus en Arcadie. L’attitude de ce héros est très-expressive et est remplie de vivacité. Eurysthée épouvanté par la crainte qu’Hercule ne l’écrase sous le poids de ce féroce quadrupède, est caché , dans un vase enterré : il semble par les mouvements de ses bras, le supplier de lui laisser la vie. ♦ .

MLXXXVI,

Athlètes.

Herculanum a 7 Août 1761 (a).

Le sujet de ce tableau représente deux athlètes qui se préparent à faire preuve de leur force et de leur adresse. Cette peinture, malheureusement dégradée , laisse cependant entrevoir la belle position de celui que le temps a conservé intact.

Dans le milieu du tableau on aperçoit un jeune homme qui verse de l’huile dans un vase

(a) Vol. 111 , pag. 244 .

couleur de bronze , liqueur dont on frottait alors le corps des Athlètes avant de commencer leurs exercices gymnastiques.

MLXXXVII.

Hercule étouffant un Lion.

Herculanum 37 Août iy6i (a).

Les Erculanesi ont cru avec raison , voir dans cette peinture Hercule aux prises avec le premier des lions qu’il a terrassé , et qui est fe Néméc ou Cithæronien.

MLXXXVIII.

Hercule dormant.

Herculanum a 8 Août ij6t ( 1 ).

Malgré l’état de dégradation dans lequel se trouve cet enduit, il est très-intéressant pour

(a) Vol. IV , pag. *3.

(b) Vol. III, pag. xi 9 .

les antiquaires, grâce aux soins des Erculaneti.

Parmi les descriptions qu’ils ont faites sur le sujet de cette peinture , il y en a une qui . l’explique avec plus de probabilité. i

D’après ce qu’on lit dans Euripide, Hercule fut lié pendant qu’il dormait, par ordre de Minerve, à une colonne où il s’était appuyé.

On voit ù gauche du tableau, Hercule appuyé à une colonne, et du côté opposé Mi- , nerve assise, qui ordonne de le lier.

La personne chargée d’exécuter les ordres de la Déesse , figure , au milieu du tableau , tenant en main une espèce de large ceinture, La cour de la maison du héros , qui fut j selon Euripide, le théâtre où la soène se passa , y est aussi représenté.

MCLXV.

Hypsipyle.

Pompcï (b).

Hypsipyle après avoir sauvé son père Thoas, roi de Lernnos, fut vendue comme esclave par ses

(a) Vol. \y , psg- 3îg.

compatriotes , è Lycurgue, roi de Némée , ou à Lycus, roi de Thèbes , qui lui permit de nourrir son fils qui prit le nom d’Archémore, par l’aventure qui lui arriva.

Adraste et ses • compagnons , allant faire le siège de Troie , rencontrèrent Hypsipyle avec son enfant. Ils la prièrent de leur indiquer un endroit où ils pourraient prendre de l’eau.

Hypsipyle , pour adhérer a la demande de ces guerrier» , posa son enfant sur des plantes d’Ache et les conduisit à une fontaine. Dans cette entrefaite , un serpent dévora l’innocente •créature. Deux écuyers à leur retour ayant tué le monstre, Adraste crut tirer un bon augure de cette malheureuse aventure qui fit porter le nom d’Archémore à la victime du serpent , et qui donna origine aux jeux Néméens dans lesquels les vainqueurs se couronnaient d’Ache.

D’après le sujet de cette fable que semble dépeindre cette peinture , la femme que l’on aperçoit épouvantée à l’aspect du serpent , et désespérée de la mort de son fils, dont il ne * reste que la tête, peut bien être prise pour Hypsipyle; les deux personnages qui ont tué le aerpent, pour les écuyers d’Adraste ou Adraste lui-même ; l’urne enfin peut désigner la cause de la mort d’Opheltes , et les feuilles rap-

. t. ~ Oigte ad ty t fe og le

pcllent la plante d’Ache sur laquelle il fut posé par sa mère.

MCLXVI.

Apollon , Chiron et Esculape.

Pompcï (a).

Cette peinture à fresque représente Apollon comme dieu de la médecine, Chiron auquel on attribue la chirurgie et la botanique , ( qui a dans la main droite de l’herbe comme emblème de cette science ) , ainsi qu’ Esculape son disciple. L’attitude de ce dernier , qui pose le doigt sur la bouche , comme signe de méditation, de discrétion ou de silence, convient sous tous les rapports à ce sujet.

La colonne et le tré-pié, emblèmes de la prophétie, figurent à propos dans ce tableau, attendu que chez les anciens l’art de deviner et celui de traiter les malades étaient syno-

* nytnes. Us appelaient les médecins devins , parce qu’ils considéraient la médecine comme un art abstrait et conjectural.

MCCXII.

Andromède sauvée par Pcrsée.

Pompeï (a).

Cassiopée mère d’Andromède , qui s’enfuit toute épouventée à l’aspect du monstre , forme une des principales particularités de cette peinture.

MCCXX.

Hésione sauvée par Hercule.

Pompeï (b).

Neptune, indigné de n’avoir pu obtenir de Laomédon la récompense qui lui avait été pro~

(t) Vol. IV, p»g. 307.

<t») Vol. IV , pag. 3n.

mise pour avoir fait bâtir les murailles de Troie, envoya un monstre marin pour infester les environs de la ville. Les habitants , à la vue du malheur qui les menaçait , consultèrent l’oracle sur les moyens qu’ils devaient employer pour s’y soustraire , et la réponse qu’ils en obtinrent, fut la suivante : le seul moyen pour appaiser la colère de Neptune , est d’exposer une des vierges Troyennes pour être dévorée par le monstre.

Le sort fatal étant tombé sur Hésione, fille de Laomédon , elle fut exposée , comme l’avait prescrit l’oracle, à son malheureux destin, et elle aurait été la victime du monstre , si Hercule et Télamon ne s’étaient trouvés à temps pour lui sauver la vie. Un des libérateurs épousa Hésione: ce fut Télamon.

Cette peinture offre à-la-fois les murailles de Troie , le monstre , les deux héros , et la victime délivrée. La femme qui y figure aussi est peut** être la mère ou la gouvernante d’Hésione.

MCCLXVII.

La Servante à Conseil.

Pompci (a).

Il est difficile de décider si la femme que l’on voit assise est Phèdre , et celle qui est debout sa nourice; ou si la première est Pénélope, et la seconde Eurynome sa suivante.

Je crois que , dans ce groupe gracieux , le peintre a voulu représenter une jeune dame en négligé du matin , qui feint en détournant le visage de ne pas écouter ce que lui dit sa suivante ; discours qui peut-être lui est agréable. C’est à vous, lecteur, que je laisse la juste interprétation de cet entretien.

MCDXXX.

Pénélope et Ulisse.

Stabbia 16 Juillet ij5g (b).

Quelle simplicité, quel naturel ne retrouvet-on pas dans cette belle composition! L’expres-

(») Vol. V. T. 119. Voye* table 11.

(b) Vol. IU, pag. Si. Voye. tabl. ni.

sion de la figure de Pénélope, femme d’ Ulysse, qui est représentée assise , ne pouvait mieux caractériser le désir qu’elle a de revoir son époux qu’elle croit reconnaître dans le personnage qui est devant elle: mais la crainte de se méprendre, fait qu’ elle n’ ose porter ses regards sur lui , ce qui confirme ce que dit Homère sur X’ austère modestie de cette femme.

Le peintre a fidèlement dépeint Pénélope comme Homère l’a décrite dans sa grande parure, c’est-a-dire, avec un voile qui lui couvre le visage (1). Elle est dans l’attitude de le lever doucement pour s’assurer si la personne qui se présente à elle est bien son mari.

Ulysse n’ayant d’autre intention que de désabuser Pénélope sur la doute où il la voit, paraît dans l’attitude d’un homme qui cherche, ]>ar des expressions affables, à se faire connaître de son épouse.

(i) tes savants Brculancsi , en faisant la description de cetto pciuturo , n’ont pas parlé de ce voile, parce qu'ils l’ont f«ite sur le dessin, et non sur l*ori#iiul.

MCCCCLXXIV.

La Femme Peintre.

Pompe i . (n'y.

Cette peinture n’offre aucune difficulté dans l’interprétation dit sujet qu’elle représente.

La femme qui est assise devant la porte d’un Lois sacré ou de quelque édifice public, paraît dessiner l’iiermes de Bacchus Indien , et un jeune garçon qui est peut-être son élève , tient la tablette sur laquelle elle a déjà ébauché son travail.

Le tableau qui est suspendu à un des pilliers de l’entrée de l’édifice, rappelle ceux que nous voyons de nos jours devant les petites chapelles que l’on aperçoit dans les rues. Quant aux deux femmes qui regardent , celle qui est enveloppée dans un grand manteau pourrait être considérée comme une convalescente , et comme celle qui a fait faire X ex-voto que l’on voit suspendu.

(«) Vol. V, pag, i.

Il est possible cependant que ces deux femmes ne se trouvent là que par simple curiosité.

Quelques doctes Erculanesi ont cru reconnaître , dans la femme qui dessine , la célèbre Lala , si connue chez les anciens, par les ouvrages qu’elle a faits en Italie,

MCCCCLXXYIII.

Les noces de Massinissa et Sophonisbc,

. Pornpcï (a).

« Le sujet du tableau me parut être un festin nuptial. La couleur presque noire de quelques figures , et le contraste bien marqué de la carnation extrêmement brune de l’homme , et du teint de la femme , placés l’un près de l’autre sur un de ces lits dont les anciens se servaient pour prendre leurs répas, me parurent indiquer que la scène se passait en Afrique, et

(a) Iconographie ancienne etc. , par NI. Ennio Quirino VUconti. Iconographie grecque. Vol. III , pag. 289.

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que le principal personnage était un Africain. Je n’hésitai pas alors à reconnaître dans cette peinture le festin nuptial de Massinissa et de Soplionisbe, célébré à Cirra dans le palais de Syphax. » ...

Les tableaux suivants se trouvent au Musée Bourbon , dans la pièce des objets précieux.

Eschyle.

Hcrculanum Février ij6t (a).

Malgré les doutes des savants Erculanesi sur le sujet de çette peinture , je n’hésite pas à reconnaître , dans le personnage majestueusement assis, Eschyle ) un des plus célèbres auteurs tragiques, parmi les Grecs , et dans la femme , Melpomènc qui écrit, sous la dictée d’Eschyle, quelque tragédie , si toutefois ce n’est pas un éloge que fait cette Muse à un si grand auteur.

Je ne parle pas du fini de ce tableau dont Je mérite ne saurait échapper aux regards des connaisseurs. , * .

(a) Vol. IV , pag. 19t.

La Marchande d’Àmours.

Stabbia i3 Juin ij5g (a).

De toutes les peintures celle-ci est peut-être la seule dont on ait autant de dessins en divers genres. En respectant les savantes descriptions faites par les Académiciens Erculanesi sur le sujet de cette excellente composition , je la décrirai d’après le titre sous lequel cette peinture est généralement connue.

Je crjis que le peintre n’a eu présent en traitant ce sujet , ni la mythologie ni toute autre chose qui y ait rapport. Il semble plutôt qu’il a cherché à représenter une vieille femme qui conserve des Amours dans une cage, comme une marchandise qu’elle veut débiter.

Une dame accompagnée de sa suivante, qui cherche à faire l’achat d’un des Amours qui lui est présenté, parait indécise sur le choix qu’elle doit faire. L’expression que l’artiste a

(a) Vo). ni, pag. 37.

mis , dans les regards, autant que dans l’attitude de l’Amour qui est hors de la cage , est si frappante, qu’il semble témoigner son déplaisir par ces paroles : ma belle Dame , pourquoi n’ai-je pas le don de vous plaire ? La marchande qui s’aperçoit de l’irrésolution de la dame, lui en présente un autre qu’elle tient par les ailes , et semble lui dire : ma chère , c’est peine inutile de choisira, car ils sont tous les mêmes.

Danseuses.

Pompc'i 18 Janvier J 7 49 (“)•

Il suffit de nommer les danseuses connues sous le nom èüEreulanum , pour se faire une juste idée de figures riches de grâces dans leurs mouvemens , de franchise et de hardiesse dans l’exécution. Elles laissent si peu à désirer, que celles qui présentent quelques petits défauts , n’en paraissent que plus admirables, tant par la fran-

(a ) Vol. I, pag. et suivantes.

chise du pinceau, que par le savoir de l’artiste. Sans doute le peintre était loin de supposer qu’après dix-huit siècles , on admirerait ses ouvrages comme autant de miniature.

Comme ces peintures ont été exécutées à une certaine distance et à une hauteur suffisamment élevée , l’artiste s’est contenté , d’après le principe de l’art , de mettre de l’ordonnance dans certaines parties, et de négliger en quelque sorte le reste.

Ce que nous venons de dire peut s’appliquer à toutes les autres peintures du meme genre.

La Toilette.

Pompeï Juin i~6i (a).

C'est avec raison que cette petite peinture * h fresque attire l’attention des amateurs , aussi Bien que celle des artistes. La composition naïve et bien entendue , la rend précieuse au premier coup-d’ceil.

(a) Vol. IV , pag. ïo3.

Que le sujet de cette peinture, soit une mère avec sa famille à la toilette, ou une actrice, cela est indifférent pour les curieux. Ce qui est certain , c’est qu’en considérant chaque figure isolée, chaque groupe séparé, et le tout dans son ensemble , l’on est forcé , par une secrète et indicible impulsion , 4e répéter : .... oh ! la charmante composition ! ! !

Parmi les accessoires de ce petit tableau , il ne faut pas oublier d’observer le vase de ( verre qui se trouve sous la table.

Centaures.

Pompcï (a).

On ne pourrait jamais assez faire l’éloge de ces tableaux originaux dont on a mille et mille copies. Ces peintures ne laissent rien à désirer sous quels rapports on veuille j les considérer.

U faut pour bien les apprécier les avoir sous les yeux. * . j

(a) Vol. I , pag. i3l et mirante». . * ; *.

îo e i3.

Funambules (a).

La Paix.

Pompeï i8i3.

Cette peinture qui peut, par la fraîcheur de son coloris, surprendre l’observateur, a subi une préparation récemment découverte par un trèshabile artiste napolitain. Cette découverte ayant obtenu les suffrages des Académiciens, S. M. a donnée son autorisation pour que ce procédé fut mis en usage sur toutes les autres peintures qui journellement sont relevées de dessous les ruines de Pompeï.

(a) Voyez pag. 5 j,

Ariane.

Pompeï 20 Août 17% 7 (a).

La malheureuse Ariane, abandonnée sur le bord du Naxos , est le sujet qu’offre ce tableau. La seule différence qu’il y a entre cette peinture et celle désignée sous le n.° CGGGVI, c’est que le peintre a représenté Ariane en compagnie d’un amour.

Acteur.

Pompeï (b).

Les deux personnages qui figurent dans ce fragment, sont si bien exécutés, qu’il est facile de reconnaître dans celui qui est assis, un acteur qui observe attentivement un masque que lui présente un valet, si toutefois ce n’est pas

(a) Vol. II , pag. 93.

(b) Vol. IV , pag. 187.

l’artiste même qui l’a fait. Il est possible que la personne qui manque soit le poète ou l’entrepreneur du théâtre, avec lequel celui qui tient le masque semble parler.

On ne sera pas surpris de la manière dont est vêtu cet acteur , en se rappellant ce qu’à dit Luciano sur la mise des histrions , mais de ceux de son temps. Ces comédiens qui dans les rôles de Créon , de Priam et d’Agamemnon , étaient richement vêtus , semblaient au sortir du théâtre des malheureux , tant ils étaient mal couverts.

Dédale et Icare.

Voilà un sujet qui se reconnaît au premier aspect. Ce qui est remarquable , c’est le rocher que l’on voit peint, et sur lequel est bâti un petit temple ou tombeau. Ce rocher représente

( 1 ) Vol. IV . pag. 5»5.

certainement celui de Cuma. Si le dessin n’est

pas fidèlement rendu, c’est que ce croquis a été exécuté par un peintre ordinaire de ces temps reculés , comme il est facile de le reconnaître à la manière dont il est touché. D’ ailleurs , que l’on compare les monumens dessinés de nos jours par des artistes peu experts , et l’on reconnaîtra la manière peu exacte avec laquelle sont représentés le temple de Sérapis à Pouzol , la Solfatare, l’île de Nisita etc. etc. Enfin rendezvous à Cuma , par le grand chemin qui conduit à la mer, et avec l’aide du dessin vous déciderca vous-même si mon observation est juste.

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