‹ Description de quelques peintures antiques qui existent au cabinet du Royal Musee Bourbon de Portici; du chanoine André de IorioChapitre 9 sur 20 · CCLVII · texte numérisé non relu

CCLVII

Pompcï (a).

Si toutefois ce que l’on voit exposé sur la table dépeinte dans ce tableau, sont des fruits de mer ; il est possible que le chaudron qui est sur le feu contienne des polypes. Dans cette hypothèse cette peinture pourrait représenter un marchand de fruits de mer qui vendait dans le Forum de Pompeï ce que les nôtres vendent aujourd’hui ît Sainte Lucie.

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DCCLVIU.

Le Maître (l’École.

Pompcï (b).

Cette peinture, ainsi que les suivantes , inspire d’autant plus d’intérêt, qu’elle nous offre après dix-huit siècles, ce qui se passe chaque jour sous nos yeux.

(a) Vol. III , pag. 225 .

(b) Vol. III ,■ pag. 207

Dans le personnage à longue barbe que l’on voit à droite du tableau , on reconnaît à son air froid et sévère, un maître d’école qui préside au châtiment d’un écolier qui, tenu par deux do ses compagnons , reçoit d’un troisième une rude flagellation. Les autres écoliers qui sont debout, paraissent touchés de la scène qui se passe , et ceux qui sont assis n’en sont pas moins confus. L’usage que faisaient ses derniers des tablettes qu’ils ont sur les genoux, n’est^pas facile à interpréter. Il est cependant à présumer qu’elles leur servaient plutôt pour écrire que pour lire. Ce qui est certain, c’est que pendant celte scène ils ne faisaient ni l’un ni l’autre,

DCCLIX.

Le Mendiant conduit par un Chien.

■Mi

Pompcï (a).

De tous les groupes (pic l’on aperçoit celui-ci représente le plus gracieux sujet. Le mouvement du mendiant, et la main droite qu’il présente

(u) Vui. ni, p.ig. an.

en forme concave , est bien le geste dont se servent de nos jours Les infortunés qui implorent quelque secours.

Le conducteur du pauvre , et la femme qui tient un panier, forment, avec l’aveugle, un ensemble aussi simple qu’ intéressant.

DCCLX.

École publique dans les Portiques du Forum.

Pompcï (a).

Les jeunes gens des deux sexes allaient ensemble aux écoles publiques qui sc tenaient dans les portiques du Forum : et ce que nous rapportent à ce sujet les classiques, confirme ce que l’on voit représenté dans ce tableau.

La femme qui accompagne une jeune demoiselle qui porte une tablette , est peut-être la mère ou la gouvernante. Celui des deux personnages assis, qui accompagne de gestes son discours est le maître d’école; et celui qui est à sa gauche

00 Vol. III , pag, aïo.

est vraisemblablement le magistrat auquel était confiée la surveillance de l’école publique, ou le Proschulum ou Subdoctor , qui avait le soin d’instruire les enfants h se présenter avec décence devant le maître.

La femme qui occupe le fond du tableau , et qui s’amuse avec un enfant nu , nous retrace ce que la température du climat de Naples offre souvent à nos regards.

DCCLXI.

Marchands divers.

Pompci (a).

D’après cette peinture, on voit clairement que les marchands se tenaient dans le Forum. La gauche du tableau représente une femme faisant l’achat d’un morceau de drap pour le prix duquel elle n’est pas d’accord avec le marchand ; et le signe qu’elle fait avec l’index , semble exprimer qu’elle ne veut le lui payer qu’une unité. Au milieu, on voit un chaudronnier et un

(a) Vol. III, png. ai5.

apprenti qui exccutc quelque ouvrage sur une enclume portative. A la droite du tableau est un marchand de pain et d’autres comestibles.

DCCLXII.

Marchand de chair cuite.

Ponipcï (a).

Celte peinture nous retrace l’usage qu’avaient les anciensRomains, et peut-être les Grecs, d’exposer en vente sur les places publiques, des morceaux de viande cuite de divers animaux , comme pieds, oreilles, museau , têtes, cervelles etc. , usage qui existe encore parmi nous. Ce qui mérite aussi l’attention de l’observateur, ce sont les ca\ Uchons dont sont couverts les personnages qui figurent dans ce groupe; vêtements parfaitement uniformes à ceux dont font usage nos marius , et qui sont vulgairement connus sous le nom de Polpo di marinaro , et en terme de marine Capot.

(a) Vol. XII , pi>g, 317.

DCCLXIII.

Pompeï (a).

La réunion de plusieurs jeunes gens qui discourent entr’eux dans une partie du Forum qui est orné de trois statues équestres, semble représenter la société de quelques désœuvrés: mais les tasses que l J on aperçoit dans les mains de trois d'entre eux , et l’attitude de celui qui boit dans une sous-coupe , paraît indiquer que ce sont des jeunes gens qui prennent des rafraîchissements devant un temtopolium , comme il est d’usage maintenant dans nos cafés.

DCCLXIV.

Pompei (b).

Ce tableau représente quatre personnes de différents âges qui visitent une partie du porti-

(a) Vol. III , pag. 218.

(li) Vol. III , pag. 22$.

que du Forum , ou de tout autre édifice , dans lequel se trouvent trois statues équestres.

Vous pouvez dire, lecteur, que ces personnes faisaient, il y a deux mille ans, ce que vous faites en ce moment. t

DCCLXVm.

Symboles et Ornements de Bacchus.

Pompeï (a).

Cette peinture qui fait partie de celles qui étaient estimées par les Romains , mérite de l’être sous plusieurs rapports. Elle fut trouvée dans une chambre, où il paraît qu’il y en avait d’autres, par les vides qu’elles ont laissées dans le mur où elles étaient fixées, par des crocs de fer, avant qu’elles n’eussent été enlevées.

(a) Vol. III , pog. 1G9.

CMIX.

Sacrifice à Pallade.

Pompcï ij58 (a).

La beauté et la semplicité de cette peinture , ainsi que le sujet mythologique qu’elle représente, la rendent d’un prix très-estimable. Son objet principal est Pallade, qui tuePallante. Le Géant ( qui n’est cependant pas son père ), est représenté sur un bouclier, appuyé sur un piédestal , et est soutenu par un Génie. La victoire et un jeune enfant lui préparent le sacrifice.

CMXXXVIII.

Némésis.

effet*

.Stubbia Juillet (b).

Quoique la personne qui figure dans cette peinture , n’ait aucun rapport ni dans les

(a) Vol. IL; pi?. 22 g.

(b) Vol. III , pag. 47 -

vètemcns, ni dans la figure à celle représentée dans le catalogue des peintures d’Herculanum sous le n.° DLXVII, on peut cependant la considérer comme la même Némésis , mais sous un autre aspect. L’expression de sa figure loin de sembler inspirer de l’amour à Jupiter, paraît plutôt exprimer de l’indignation contre les superbes et contre les coupables que scs regards cherchent d’éviter.

CMXCV.

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Les sept Planètes de la semaine.

Pompcï Mars ijGo (a).

Cette peinture nous retrace ce que nous voyons de nos jours dans plusieurs églises.

C’est surtout depuis la régénération de l’art qu’on y voit les portraits disposés en bordure.

Le sujet qu’elle représente, sont les sept planètes, placées par ordre, selon les jours de la semaine, savoir : Saturne, Apollon, Diane, Mars, Mercure, Jupiter, et Vénus.

Quant Ji 1’interprétation des autres ronds , que l’on voit sur les n.°* CMXCII , CMXCI1I et CMXC1V qui sont dans la même pièce, on peut la relever dans l’ ouvrage d’ Herculanum au Vol. 1X1 , page 267.

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