‹ Description de Rome (volume 2)Chapitre 73 sur 129 · THERMES DE CARACALLA · texte numérisé non relu

THERMES DE CARACALLA

Ces Thermes connus sous le nom d’ Jntomens y furent construits par l’Empereur Aütonin Caracalla : ils étaient moins vastes que ceux que Dioclétien fît ensuite ; mais ils ne furent pas moins ornés , et les surpassaient même sous le rapport de l’architecture , qui était d’ un goût exquis ; ceux de Tite et de Néron étaient encore plus beaux .

Tout ce qu’on voyait dans l’intérieur était surprçnant ^ et sur-tout la grande voûte qui appuyait à une balustrade de bronze, mais dont il ne reste aucune trace : elle passait ^ suivant le •sentiment des plus habiles mécaniciens, pour un miiaLle de Rart , Reliquit Thermas nominis sui exiniim , quarum cellam solearem Arcîiitecti ne^Ktnt passe ullà imitatione ^ quâ facta est » fier i l Nam et œre vel cupro cancelU super^^ pasiti esse dicuntur , quihus cameratio tota €0 ncredita est 5 et tantum est spatii , ut id ipsum feri negent potuisse docti mechanici ( Oeîio Spartian : iu Antonini Caracalla ) • On y complaît I5600 sièges de marbre, et 2,360 personnes pouvaietit y prendre les bains en même tems , sans se voir • Il y avait plusieurs chambres revêtues de mar bres précieux et ornées de bronzes dorés . On en voit encore de beaux restes dans les mines d’une partie de la première enceinte de ces Thermes , qui offrent un gros mur d’une extension considérable . On. voit aussi quatre salles qui conserv ât , dans quelque partie , des niches oh étaient des statues . Après être sorti du Salon , on remarque

une grande étendue de terrain qui servait de promenade publique et de lieu d’amusemens pour la jeunesse romaine . On observe y dans ‘le milieu des arcs doubles qui communiquaient à un autre grand emplacement destiné à la lutte et à d’autres exercices du corps . La partie opposée présente la ‘même symétrie : il y a aussi quatre grandes étuves servant à ceux qui voulaient prendre les bains chauds ^ et dont il ne reste que quelques vestiges de muraille • On y voit également quatre grandes chambresjoù Ton se déshabillait avant d’entrer aux exercices gymniques . Pour avoir une idée de ces' grands Th'nmes , il faut monter par un ‘ escalier à limaçon presqu’impraticable , où l’on vbit encore quelques restes d’un pavé en mosaïque de gros morceaux : au dessus, on jouit d’un superbe coup d’ œil . On reconnaît la magnificence de ce vaste édifice au grand nombre de chambres qui existent encore ^ et particulièrement 5 aux quatre grands salons entourés de murs élevés , et parmi lesquels on peut considérer le plus long comme ayant été la cellule solaire qui rendait cet édifice aussi bri liant que remarquable , ainsi que le fait observer l’antiquaire Guattani dans la savante dissertation qu’il a publiée dans ses monuments inédits, au mois d’Octobre 1788 , page 78. Enfin 5 on remarque quelques voûtes unies aux murailles ; on reconnaît quelles ont servi de «ubstruction •

En suivant le chemin qui conduit à la porte :S. Sébastien , on trouve , àia droite ,

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