‹ Description de Rome (volume 3)Chapitre 69 sur 106 · EGLISE DE S. SILVESTRE ET DE S. MARTIN · texte numérisé non relu

EGLISE DE S. SILVESTRE ET DE S. MARTIN

Le Pape S. Silvestre ouvrit pendant la persécution,^ avant de se réfugier sur le mont de S. Oreste , un Oratoire souterrain dans cet endroit , qui appartenait à Equitius , Prêtre romain ; et lorsque la paix fut accordée aux fidèles , ce Pontife y érigea une Eglise à laquelle on donna le titre d’ Equitius „ On y tint un Concile auquel assistèrent Constantin le Grand et Calpurnius Préfet , avec 230 Evêques . Après la mort de S. Silvestre, cette Eglise resta sous terre,et vers l’an 500,1e Pape S.Symmaque fit ériger au dessus l’Eglise actuelle qu’il dédia à S. Silvestre Pape et à S. Martin Evêque de Tours . Adrien I la répara ; puis Sergius II l’orna en 844, et S.Léon IV l’embellit encore.Elle fut accordée en 1 295 auxReligieux grands Carmes par Boniface VIII . Ensuite S. Pie V l’érigea en paroisse . Depuis elle a toujours été restaurée par les soins de diflfé-

rents Cardinaux parmi lesquels S.Charîes Borromée qui fît faire le lambris . Enfin , en 1650 elle fut mise dans son état actuel par le Père jean Antoine Filippini 5 Général des Carmes , qui y employa l’héritage qu’ il avait reçu de ses parens, consistant en une somme de 70^000 écus ( 374, 500 fr. ) .

Cette Eglise est divisée en trois nefs par 24 colonnes antiques , et décorée de très beaux marbres , de stucs et de peintures parmi lesquelles on observe les célèbres paysages de Gaspard Poussin avec les figures par Nicolas son frère , peints sur les murs des nefs latérales : les deux tableaux qu’on voit près de l’autel de Ste. Marie Magdeleine de Pazzi , sont de Jean François Grimaldi , Bolonais. Les perspectives de la nef du milieu ont été exécutées par Philippe Gagliardi qui fut l’Architecte de P Egîise .

On descend par un escalier dans l’ancienne Eglise érigée par S. Silvestre 5 restée inconnue jusqu’à la restauration de l’Eglise supérieure en 1650 , et dont la découverte causa une si grande joie à la Ville de Rome . Elle fut nétoyée ? sanctifiée et rendue à sa première destination . Elle est également divisée en trois nefs , et pavée en mosaïque ; on a peint , au milieu de la nef principale une grande croix en forme de mosaïque . On y révère sur l’autel érigé dans des tems postérieurs , une ancienne Image de la Vierge exécutée également en mosaïque , aux pieds de iaqu lie on voit S. Silvestre en prières • On y conserve aussi un siège

en pierre ; en croit qu’il a servi à S. Silvestra lui même ...

C* est à cette Eglsé qu’était attaché It

R. P. Pouyard , Français,. connu par une foule de travaux archéologiques très-intéressans *

EGLISE DE Ste. PRAXÈDE^

Vers Pan 162 , sur le sîte même des Thermes de Novat x dans le- Ficus Latericius ,

S. P e I érigea une Eglise sous le nom de Ste. Praxède , Vierge et parente de Novat. Elle servît de réfuge aux fidèles dans les teins de. persécution . La S ainte , qui pourvoyait à tous leurs besoins > s’occupait en même tems de recueillir les corps des martyrs , qu’ elle enter-, îait , après avoir versé leur sang dans le puits, qu’on voit au milieu de l’Eglise

S. Paschai I la, fit rebâtir après 817 telle, qu’elle est aujourd’huy . Seize colonnes de granit la divisent en trois nefs . Ce Pontife orna, la tribune de mosaïques 5 ainsi, que la. chapelle des SS. Zenon et Valentin martyrs , dont les corps reposent sous l’autel décoré de deux colonnes d’albâtre On conserve* dans cette célèbre ch apellemne colonne de jaspe qui. a près de trois pieds de haut , que le Cardinal Jean Colonna transporta de la. terre, sainte vers- Pan 1,225 , et P116 Pon regarde comme étant celle à laquelle jésus-Cbrfct fut attaché, lors de. sa flagell ation ,k

Le Maître-Autel est placé sur un plan élevé’ ; on y monte par quelques marches de marbre de rouge antique r et il; est sous un, baldaquin soutenu par quatre colonnes de porphyre * au

dessus desquelles on voit quatre anges qui ont été exécutés par Joseph; Rusconi .

La sacristie est pLacée dans la petite nef : on. y conserve un tableau de la flagellation > qu’on prétend être de Jules Romain -

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