PLACE ET L* OBÉLISQUE DU PEUPLE
La grande place appelles du Peuple3ainsi que l’Eglise 3 offre un point de vue imposant pour le voyageur . Un superbe Obélisque qui s’élève dans le milieu, et une belle fontaine au devant ; en face, deux Eglises en forme de rotonde , chacune précédée d’un beau portique soutenu par des colonnes uniformes ; trois rues tirées > pour ainsi dire , au cordeau, et d’ une longueur telle,que l’œil le plus perçant, en ap^ perçoit k peine l’extrémité , forment un aspect magnifique,et présentent la Ville de Rome d’une manière surprenante pour les étrangers qui y entrent pour la première fois . On prépare maintenant , sous la direction de l’Architecte Valadîer , une décoration majestueuse et magnifique pour les côtés de cette place ..
Les Obélisques , comme on sait, sont des monumens d’antiquité reculée , que firent élever les Rois d’Fgypte , pour immortaliser la mémoire de leurs exploits;ils forment aujcurd’ huy l’un des principaux ornemens de Rome *
L’Obëlîsoue qui décore la place du Peuple 5 fut exécuté k Héliopolîs par ordre de Semnexerte , Roi d’ Egypte , qui régna $22 ans avant Jésus-rChrist . L’Empereur Auguste le fit transporter k Rome pour orner le Cirque Maximusi il fut ensuite renversé y rompu , et il est resté sous terre pendant plusieurs siècles;le Pape Sixte V iç fit déterrer en 1589, et élever5sur cette
place 5 par le Chev. Fontana : il fit placer ati sommet une croix en méral , qui a 13 pieds de li2ut , Cet Obélisque est l’un des travaux les plus admirables des Rois d’ Egypte , et à* un seul morceaux de granit rouge . Ses quatre faces sont chargé s d hyérogîiphes, c’est k dire* de figures symboliques dont se servaient les Egyptiens pour exprimer les choses, sacrées et les mystères de leur Théologie : il a 112 pieds de haut 5 y comp is la croix et le p:éd estai .
On voit ? au fond de la place , les deux Eglises dont il vient d’ '.être parlé : leur Architecture extérieure est uniforme : chaque façade est ornée d’un portiquey outenu par huit colonnes^sur chacune desquelles est une statue: dles sont surmontées d’une coupoîe.Flles forment à l’entrée du cours , une décoration belle et régulière . Ce lie qui est à la droite de l’Observateur s’appelle .
EGLISE DE Ste. MARIE DES MIRACLES .
C’est sur le site d’ une petite Eglise > érigée en 152$ par la confrérie de S, Jacques des Inoura Tes^que l’Eglise d’aujourd’huy fut construite par ordre du Pape Alexandre VIRd’après le dessin du Chev. Eainaldi : elle fut achevée aux frais du Cardinal Gastaldi . On l’érigea pour y placer une image de la Ste. Vierge appellée des Miracles , et qui existait auparavant en peinture sous un arc , près des murs de Rome y vers le Tibre
Le couvent adjacent n’a cependant été construit que daqs le siècle dernier : le Chev. Na-
vona en fut l’Architecte . L’autre Eglise à gauche porte le nom cl5
EGLISE DE Ste. MARIE DE MONTE SAJSTO.
Les Religieux Carmes reçurent l’ordre d’Alexandre VU de construire cette Eglise , dont le même Chev. Rainai ci fut le premier Architecte ; après lui , on se servit du Fernin , puis de Eontanaetc. mais les Feligi ux n’ayant pas les moyens d’achever un édifice de cette importance , le Cardinal Gastalcli vint à leur secours, ainsique l’indiquent les mémoires qui sont déposés dans cette Eglise : elle a de belles chapelles, et des peintures de bons maîtres .
^ Le Couvent annex é et le clocher ont été construits postérieurement en entier d’après le.? dessins du Marq: Téodoli .
Il est de tradition que les colonnes et autres -travertins de ces deux églises proviennent du •clocher que le Chev. Bernin avait, fait élever à l’Eglise de S. Pierre au Vatican, et oue les antagonistes de cet Architecte parvinrent à faire démolir,en alléguant la crainte de voir cet édifice s’écrouler.
Le premier monument pieux que l’on rencontre à gauche dans la rue du cours * est