‹ Description de RomeChapitre 146 sur 269 · RES , DITE DE LA ROTONDE · texte numérisé non relu

RES , DITE DE LA ROTONDE

On ne peut révoquer en doute que le Pan^ thébn nt soit , parmi les anciens monumens de Rome antique , le mieux conservé , et en même tem^>sl : plus magnifique : il fut élevé 25 ans avant l'ère vulgaire , suivant l'inscription i >f »

AGRIPPA L. F. COS. TERTICM FECIT y pat

Marc Agrinpa , gendre d' Auguste , Consul pour la troi, ième fois , et qui le dédia àlupiter Vengeur . Ce Temple contenait plusieurs idoles : celle de Mars et de Vénus , comme prote :^eurs l'un de Rome, et TaU' re , de la famille JuUu . César divinisé y eut aussi sa statue.

On crut que le nom de Panthéon luî venait de la multiplicité des Divinités ; et Dion Cassius pensa que cette dénomination lui convenait à cause de sa forme en coupole semblable à la voûte du Ciel ; mais comme il n'y a point de preuve que tous les Dieux y ayent eu leur statue 5 ne pouvant tous y être placés à raison de leur nombre infini ; et comme aussi la forrrie en coupole ne fut point donnée exclusivement à cet édifice,on pourrait dire que sa forme ronde et hypêtre en même tems, qualités différentes de celles des temples et applicables, dans les rites antiques , à tous les Dieuxs produisirent la dénomination de Panthéon .

Plusieurs Auteurs modernes ont pensé que ^arc Agrippa n'a fait qu'ajouter le portique , et que la fondation du Temple appartient à la République . Ils ont cette opinion i.® parce qu'on voit sur la façade un second fronton , et ils croyent qu'il a servi à l' édifi.e avant la construction du portique . 2.* parce que l' entablement du portique ne correspond pas à celui du Temple , et 3." parce que , suivant leur sentiment 5 l'architecture du portique serait meilleure que celle du Temple . Mais quand même on accorderait que le portique a été ajouté postérieurement , il ne s'en suit pas qu'ils ont été construits par deux personnes , et à des époques différentes ; car Agrippa aurait pu d'abord ériger seulement le Temple , et le faire décorer ensuite d'un porti lue par un Architecte plus habile,pour rendre ainsi le derniet travail plus magnifique .

Il est donc plus naturel de croire qu'Agrippa, étant Edile en 721,, fit construire, par l'Architecte Valerîus Ostiensis , la partie ronde pour en f3rma* le salon principal de ses Thermes qui eurent 170 bains gratuits et publics , et qui furent nécessairement pourvus d'eau par un dts aqueducs , qu'il avait déjà fait alors restaurer ; mai^ que cette même partie ronde ayant été trouvée admirable pour sa voûte en maçonnerie , inconnue jusqu'à cette époque à Rome , on la convertit en un Temple sur le refus que fit Augurte d'agréer la dédicace de cet Editée ; et Qu'ensuite , pour le renc^re tel que l'ancien rite le prescrivait ^ on y fit ajouter 5 par le même Architecte , le Pronaon et le Portique , Voilà dans ce raisonnement, l'origine éçs deux Frontons : le supérieur fut adapté au Pronaon ajouté à l'édifice déjà érigé ; et l'inférieur fut construit pour le portique qu' on a ajouté à partir des fondations : voilà encore la raison du peu d'accord qu'on trouve entre , les corniches , et de la magaificence plus apparente des parties ajoutées, qu'on a dit être d'un meilleur goût .

Il s'é oula deux années entre l'époque qui est marquée sur ja frise , et celle oh , sélart Dion, le Panthéon futa:hevé avec les Thermes, édifices terminas , en même tems , 1' an de Rome 729 , comme ils avaient été commencés ensemble • On pourrait encore ex jli Juer ainsi pour.^uoi quel.jues murs profanes des Thermes reuvesu avoir été ann-^xis et construits avec k muic rond et sacré du^Temple ;

car'cette union serait inusitée et inconvenante pour un site consacré à la religion .

La façade du Panthéon est vraiment magnifique : elle offre l'aspect le plus majestueux J sa forme est octastjle 5 c'est-à-dire , de 8 colonnes de front soutenant un élégant entablement 5 et un fronton bien proportionné , qui fut anciennement orné de bas-reîiefs et de statues 5 par Oiogène , sculpteur Athénien ,

Le superbe et solide portique a 105 pieds de long sur 41 de large : il est formé de 16 colonnes d'ordre corinthien : cdles de la façade sont d'un seul morceau de granit orie^ual blanc et noir ^ et les autres de granit rcuge : elles sont toutes liées par une corniche à aichi rave qui soutenait le grsnd lacunare 5 ou lambris , formé de trois voûtes semi-circulaires de métal doré : celle du milieu était aussi large que longue . Ces colonnes sont d'une hauteur et d'une grosseur prodigieuses : leur diamètre est de 4 pieds 4 pouces, et leur élévation, sans y comprendre ni la bare 5 ni le chapiteau , qui sont l'un et l'autre d'une forme élégante , est de 38 pieds 10 pouces : en générsl, les entrecolonnemens ont un peu plus de deux diamètres de large ; mais celui du milieu est plus spacieux . On montait anciennement par cinq marches au portique qui était décoré dans les côtés d'un soubassement un peu en saillie .

Après le portique vient le Pronaon ou avanttemple j anciennement réparé par des grilles » plutei , et formé de quatre antœ , ou pilastres plats 3 cannelés :, construits de gros blocs de marbre î et de deux entre-pilastres plus pe-

tîts , avec des niches où e'taîent les statues d'Auguste et d'Agrippa,que Dion place dans le Fronaon ; et enfin d'ua espace dans le milieu , orné sur les côtés de 4 pilastres 5 et couvert d'un lacunare s :mi- circulaire en maçonnerie , et fîaisbant dans le fond , par une grande porte , de juste proportion , qui s'e'lève Jusqu'à la hauteur dts chapiteaux , et dont la forme est gracieuse : ses jambages composés chacun de deux morceaux , sont de marbre de Paros , mais Parchitra/e est d'une seule pièce. On prétend que 1? première porte de ce Temple fût enlevée par Gensfric, Kci c'es Vandales ; mais on n'en a point la certitude .

Tout le Pronaon est déconf , en dedans et en dehors, de deux ordre? de frises en marbre^ représentant des instrumeos de sacrifice placés sur des festons entre deux candélabres qui avaient leurs pendants sur les grilles : ils distinguent, rinsi du nortique, cette première partie sacrée du Temple , qui a son pr pre/rontispi.e avec les deux corniches upérieures qui accompagnent celles de la Ce lia 5 ou corps rond : le profil des parties de son entablement détermine ainsi 1' extension dans les côtés . Il f?ut bien distinguer cette partie du Panth ^on pour pouvoir détruire la critique du double fronton , et d'autres semblables défauts supposés par dos auteurs modernes 5 peu instruits sans doute des usages sacrés des Temples anciens .

On a construit dans l'épaisseur de la muraille , derrière la grande niche et à droite, un escalier de 190 marches par lequel gn monte

2jy

maintenant \ la coupole. Son pendant? qui était à gauche , n'existe plus .

L'intérieur du Temple,qui eo forma la partie la plus sacrée , c'est-à-dire, la cella ., cellule ^ est ua cercle parfait dont le diamètre a 133 pieds ; et c'est de cette forme sphérique que l'Eglise ;actuelle porte le n^m de Rotondt . La longueur du diamètre est égale à la hauteur.de l'édifice dont ]a moitié forme la grande coupole ouverte dans le mil'eu du sommet par un œil de 27 pieds de diamètre , qui éclaire le temple^ et le rend du genre des hypêtres, c'est à dire , à ciel découvert .. La moitié inférieure est divisée en cinq parties : les trois d'en bas composent un ordre corinthien , élégant et parfaitement semblable 5 dans ses profils ? et dans ses proportions , à l'ordre du portique ; ce qui confirme qu'ils sont faits par le même Architecte , Les deux parties supérieures forment un attique avec sa corniche iur laquelle pose la voûte 5 et que Sép'in,.e Sévère ajusta en pilastres mesquins , incrustas de marbres de diverses couleurs ; mais il fut totalement détruit vers le milieu duXVIlI siècle,pour être remplacé par un orcre plus moderne , et peutêtre plus mesquin encore .

On comp' e tout-au-tour 14 colonnes dont 8 sont jaunes et 6 violettes : elles sont pour la plupart d'un seul morceau,toutes cannelées; les bases et les chapiteaux d'ordre corinthien , sont de marbre blanc, et très-él-gan? . Chaque colonne^dont le diamètre est de 3 pieds 6 pouces , et la hauteur de 27 pieds sans base ni chapiteau , a un contre -pilastre de marbre de

même qualité . Derrière ces mêmes colonnes et dans l'.^p?.isseur d'un mur de 1 9 pieds , on a pratiqué , tout à Tentour , huit grands vuides cîoat quatre rectangulaires et deux semicirculaires : six de ces vuides forment maintenant six chapelles . Les deux autr; s , différents en grandeur 5 ont été ouverts , 1? rectangulaire 5 pour la porte d'entrée san? colonnes 5 mais avec deux pilastres de marbre violet ; le dernier , qui est ?u milieu et en face de la porte , est une tribune sémicircu^aire 5 qui a en dehors ? de :haque côté , une colonne en saillie , de maibre également violet , et dont la cannelure est différente de celle des 1 2 autres .

Tous les antiquaires modernes ont cru que la statue colossale de ]upiter était placée dans cette tribune , sur un grand piédestal ; mais on doit y voir , avec plus de raison , un tribunal pour l'Empereur Adrien qui était dans l'usage de tenir une sorte de lit de justi :e dans le Panthéon avec les Magistrats romains . On peut en trouver la certitude dans la différence de la cannelure des colonnes 5 dans les parties de la corni he qui est au dessus , et dans la grandeur démesurée de la tribune .

Les huit petits autels placés dans le pourtour 5 a des distances égales , furent anciennement autant de petites chapelles ^ œdiculœ 9 pour les idoles principales : chacun est orné de deux petites colonnes avec un entablement et un fronton. Quatre de ces chapelles conservent encore leurs premières colonnes qui .sont de jaune antique et cannelées ^ la forme 5

ainsi que la proportion > annoncent qu'elles sont de la même époque que lej grandes . Les colonnes des deux autres petites chapelles sent unies , de porphyre , et conviennent assez afi tems des restaurations oue Septîme Sévère fit exécuter dans le Panthéon ; mais celles à^s deux dernicres chapelles sont de granit ordinaire 5 et leurs ba; es et leurs chapiteaux ne se trouvent pas assortis : on les y plaça lorsque le temple ayant été converti en Eglise , on en ôta celles de porphyre , pour les faire servir à l'enceiate du maître autel oh lies sont restées jusqu^au X\'Il siècle ( comime on le voit sur les gravures de cette -époque) • Enfin elles ont été dispersé 'S , et vendues .

Ces mêmes petits autels sont présentement ornés de tableaux et de statues modernes de Saints . A chacun de ces autels, correspond un vuide circulaire intérieur creuse dans l'épaisseur du mur , et au dessus de ce vuide 5 il y a un second et un troisième ordre de vuides semblables . On entre dans ceux du premier ordre par des petites portes extérieures: la plupart des vuides du second ordre n' ont point d' accès , et s'il y en eut , on entra par les niches intérieures qui sont au dessus du premier entablement : on pénétrait aux huit vuides du 5. ordre par des petites portes placées sur la seconde corniche en dehors *

Toutes les sculptures de Diogène Athénien ont péri , ainsi que les célèbres Cariatides qui ont appartenu à ce Temple , et dont Pline fait meation.Leur position est toujoui^ l'o' jet d'une question entre les Antiquaires j car il n'est

aucune de leurs opinions quî ne soît susceptible d'être combattue . Cependant, si Ton s'arrête ï celle de Mr. Piale , c'est à dire , que la statue de Jupiter Vengeur eut , conformément au rite, une œdicula^ chapelle isoHe, vers l'endroit où est aujourd'huy le maître autel ; si l'on se représente que cette chapelle était construite comme celle qui fut annexée au Temple d'Erecth^e à Athènes existant encore en partie , et qui, au lieu de colonnes 5 a des statues de cariatides soutenant une corniche et un lacunare 5 et si enfin l'on suppose une semblable chapelle au Jupiter du Panthéon , on aura alors les Cariatides de Diogène sous les ^eux , telles que Pline les désigne , et elles serviraient également de colonnes . On pourrait placer, sur leur tête , ces chapiteaux Siracuséens de métal , que Pline établit dans le Panthéon , et Ton conn?itrait l'jépoque et le motif qu' oa put avoir eu de les enlever, lorsque ce Temple fut converti en Eglise chrétienne : enfin si les Cariatides représentèrent dans la Grèce le châtiment de la trahison des Carii^ elles l'exprimèrent aussi dans le Panthéon à l'égard de Jupiter Vengeur , c'est à dire , Vengeur de la mort de César . Les Cariatides placées sans sujet sur les grandes colonnes 5 outre la dis* tance dl^mesurée et démentie par Pline , changent leur nature , qui^st de soutenir , et non d'être soutenues ; et si Vitruve j'apporte qu'elles étaient é'^.di Ats.pro columms -^ Pline dut les désigner comme placées in columnasyC^tst-h dire^ pour colonnes^et non in co/umww>comme le

rapporte le texte ; ce qui serait une véritable contradiction .

On sait , relativement aux restaurations, qa* en l'an de Rome 73 2,un coup de foudre ébranla la lance dans la main de la statue d'Auguste^et qu'en 837.1e Temple ayant souffert d'unincen» die ouiavrit eulit^u sous Tite , Domitien le fît réparer. Sous Trajan , un autre coup de foudre en incencia des parties qui furent rétablies par Adrien , auquel ks variations qu'on voit dans la Tribune 5 et à l'entrée, pourraient être attrîbuées « Antonin le Pieux fut aussi le Restaura^ teur du Panthéon ; mais Septime Sévère et Caracalla y ordonnèrent tant de réparations, qu'ils méritèrent qu'on en fit mention par une Inscription qu'on voit dans 1' Architrave > et qui est ainsi conçue ;

Imp. CcBs» L. Septimius Severus Plus Perm tinax Arabicus , Adiabenicus , Parthicus ^ Maximus Pontif, Max* Trib. PotesU X»

Imp. XL Cos^ m. PP. Procos. Imp. Cœs^ M* Auretiuf Antoninus Plus Félix Aug»Trib^ Potes t, y. Cos. Procos. Pantheum vttustatc corruptum , cum omni cultu restituerunt •

Les marbres colorés dans le pavé , qui fut peut-être d'abord en mosaïque ^ les incrustations en marbre , également coloré , sur les murailles ; toutes cellts de l'attique ^ les colonnes de porphyre de quatre chapelles et les deux frises, du même marbre, aux deux corniches circulaires , sont tous des objets très convenables à leur époque •

Tom. IL L

Lorsqu^en 608 de l'ère chrétîenne,ce Temple que Phocas accorda à Boniface IV, fut disposé en Eglise , toutes les Idoles et les Cariatides en durent disparaître , et quatre des petites colonnes de porphyre furent placées dans l'enceinte du presbytère , et remplacées par les colonnes communes qu'on voit aujourd'huy. En 663 5 Constant II étant venu à Rome , bien loin de restaurer ce Temple 9 il le dépouilla ( quoique déjà converti en Église ) de toutes les tuiles de métal dont il était couvert, et les envoya,avec tous les autres métaux enlevés en même tems que les ornemens deRome,! sa Ville royale de Constantinople . Cette perte fut réparée en 713 par Grégoire III , qui le fit couvrir en plomb^ et après luijMartin V et Eugène IV firent aussi couvrir de nouveau la voû-» te, de plaques de plomb . Ce dernier Pape fit faire quelques dégagemens , et placer dans la niche qui est sous le portique , les deux lions de basalte , et la belle urne en porphyre qui est maintenant au tombeau de Clément Xllyà SJean de Latran , (Voyez pag.63.) et c'est peut-être à Eugène IV que l'on dut l'ancien autel qui était dsns le fond de la tribune , et dont l'existence Ci t confirmée par les anciennes gravures .

Urbain ^ lll replaça dans le portique la colonne angulaire dépareillée , et qui a dans le chapiteau une abeille formant l'arme de ce Pontife : il ôta les métaux du plafond et fit ériger les deux clochers : pour cette raison 5 on fit disparaître une portion du milieu du fronton supérieur . Alexandre VU éleva les deux autres colonnes qui manquaient au portique du coté

droîtjdAarassîi l'édifîcê des petites maîsons^et abaissa le plan de la place . Enfi.i Beaoit XIV varia rornement de l'attique , ôta eitiè rement le second ordre , fit changer la proportion des 14 niche? , auxquelles on ajouta des Frontons, et blanchir la grande voûte: les autres innovations sont de n'être tems .

Les statues et les peintures modernes sont mëdio'-res : parmi les premih'es, on voit la sta» tue de la Vierge avec l'Enfant Jésus , exé.:utée par Lorenzetto ; et la statue de Ste. Ai^ne par Ottonî .

Dernièrement on observait, aux côtés des huit petites chap:lIe-% des bustes modernes réprésentant l'-s m illcurs peintres, sculpteurs et Architectes , tels que Rapha:?l , Annibal Gara :he , le Poussin , Me.igs , Angélique KaufTmann , et les hommes de Lettres , comme Métastase , Vinckelmannjet d'autres, en giand nom'^re , plus modernes en:^ore , qui y étaîjiit pla:és ave: une sorte de profuuon , m'^.i^ tous tous ces busses viennent d'ctre transport^'s et placés par les soins du Pontife RégaanCjPie VII3 au rez de chaussée du Palais des Conservateurs au Capitole , ainsi que nous l'avons indiqué dans le Tom. I. page 235.

Après que Boniface IV eut obtenu ce temple de Phocas , il le dédia au culte du vrai Dieu , et de la Ste. Vierge : il y fît transporter , des cimetières , 28 chars de reliques de Martyrs qui furent placées sous le grand autel ; ce qui fit donner à l'Eglise le nom de Sancta Maria ad Martyres .

Plusieurs Auteurs ont écrit beaucoup de détails sur ce monument respectable : ils sont tous digaes d'estime pour leurs savantes rechtrches ; mais il faut convenir que parmi tant de choses rapportées , il en est beaucoup qui sont sans fondement: tels par exemplejces souterrains pour les Dieux infernaux ; la translation des colonnes intérieures , et de leur entablement , pour les placer sur les côtés en saillie ; la situation diis Cariatides dans les plafonds du Portique , ou dans l'attique intérieur 3 la lumière renvoyée par T ouverture de la coupole dans les grandes chapelles au moyen de fenêtres placées au dessus ; les foudres supposés sculptés dans les frises du Pro* naon : le Laconicum ou étuve imaginaire annexée 5 puis divisée en deux , derrière la tribune ; la fondation dts Thermes commencée Tan de Rome 721 , non en 7^5 , et d' autres suppositions de ce genre .

Dans sa partie postérieure , le Panthéon ne fut point construit isolément : il n'a jamais été tel : bien plus, on reconnait 3 qu'il est lié aux murs des Thermes d'Agrippa , qui furent les premiers que l'on vît à Rome , et qu'Agrippa en mourant légua au peuple Romain avec ses jardins . Palladio a dessiné les restes de ces Thermes qui étaient beaucoup plus reconnaissablés de son tems . Ils étaient fort somptueux, et s'étendaient jusqu'à l'Arc qu'on appelle aujourd'huy l'Arc de la Ciàmbella j là où comm nçaient les jardins qui étaient arrosés par l'eau Vierge , qu'Agrippa avait fait arriver à Rome pour Je service du Champ de Mars 9 et

du reste de laquelle il avait lorm^ un réservoir et un étang .

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