Description des ammonitides du Barrémien du Djebel-Ouach
publiées en 1880 dans le Bulletin de l'Académie d'Hippone, Coquand donna de courtes diagnoses d’une vingtaine d’ammonites nouvelles provenant du néocomien du Djebel-Ouach et de Duvivier (province de Constantine), malheureusement il n’en donna aucune figure, ce qui, comme le dittrès bien M. Péron (Géologie de l’Algérie, p. 43), rend | bien difficile la connaissance de ces formes. En 1886,
M. Heinz, de Constantine, à qui Coquand était redevable d’une grande partie de ses matériaux, fit exécuter des planches | photographiées, représentant la majeure partie des formes
nommées par Coquand. M. Heinz n'avait malheureusement
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6 AMMONITIDES DU BARRÉMIEN
pas entre les mains les échantillons types restés dans la collection du savant professeur de Marseille, il fut donc obligé de s’en remettre en partie à ses souvenirs et de s’aider parfois des diagnoses du Bulletin de l'Académie d'Hippone, de là dans certains cas quelques divergences entre les diagnoses originales et les figures des planches de M. Heinz.
Le premier examen d’une petite série que M. Heinz avait bien voulu m'envoyer me fit exprimer (Feuille des jeunes naturalistes, octobre 1889, p. 164) l’opinion que cette faune du Djebel-Ouach, généralement classée sur l'autorité de
Coquand et à cause de la présence d’ammonites pyriteuses, :
au niveau du Valangien delphino-provencçal à Hoplites Roubaudi et Belemnites Emerici, appartenait en réalité au Barrémien. L'étude des séries beaucoup plus complètes qui m'ont été ultérieurement communiquées n'a fait que confirmer celte détermination, au moins dans son easemble et le présent mémoire en démontrera j'espère l’exactitude. :
Au point de vue paléontologique mon but principal était d'étudier avec soin les espèces nommées par Coquand et d’en établir rigoureusement la synonymie; malgré mes efforts, il en est resté quelques-unes dont je n’ai pu m occuper, soit qu'elles ne fussent pas représentées dans mes séries, soit que je n’aie pas su les reconnaitre; en revanche, un certain nombre de formes m’ont paru ne pouvoir être rapportées avec certitude à aucun type connu et j'ai dü leur donner un nom malgré ma répugnance à encombrer encore la nomenclature. Je me suis efforcé de le faire avec toute la réserve qu'imposait le mode de conservation de mes matériaux. Toutes les espè ces du Djbel-Ouach sont en effet à l’état de moules pyriteux généralement assez bien conservés et permettant l'étude des