‹ Description des ammonitides du Barrémien du Djebel-OuachChapitre 28 sur 36 · IV. Groupe de Æolcodiscus Van den Heckei · texte numérisé non relu

IV. Groupe de Æolcodiscus Van den Heckei

Holcodiscus sp. ind. (aff. druentiacus Kilian).

Les espèces des deux premiers groupes sont intimement reliées entre elles, toutes ont des tours embryonnaires arrondis sur la région siphonale et des lobes très découpés, toutes sont à l’état jeune de véritables Æolcostephanus qui pourraient bien être apparentés de près aux types à lobes finement découpés du Néocomien, /folcostephanus Astieri et Holcost. mulliplicatus par exemple. Au stade suivant, les tubercules siphonaux apparaissent, la région ventrale devient tronquée et présente un méplat, il y a là une véritable convergence de caractères vers le genre Hoplites, convergence qui arrive à son maximum dans Âolcodiscus algirus où les côtes sont à peu près interrompues sur la région ventrale et ont l'allure de celles des Hopliles, mais par la forme du jeune nettement arrondi sur la région siphonale, cette espèce se rattache intimement au reste du groupe.

57) AMMONITIDES DU BARRÉMIEN

Les espèces voisines de Holcodiscus Sophonisba ont une forme plus renflée, des lobes moins découpés, des selles plus srêles, ils pourraient bien se rattacher au point de vue génétique au groupe de Holcostephanus stephanophorus Matheron et Holcostephanus Bachelardi Sayn (4).

Ces observations ne peuvent du reste avoir rien d’absolu et leur seul but est d'indiquer les rapports qu’on peut constater entre quelques formes de Holcodiseus et certains Holcostephanus avec lesquels elles pourraient bien être apparentées d'une facon plus ou moins directe. Malgré de curieux phénomènes de convergence, aucune des formes algériennes que j'ai examinées n'indique de relations réelles avec les Hoplites autres que celles qui peuvent exister entre des genres descendant vraisemblablement tous deux des Perisphinctes. Les tours embryonnaires et les très jeunes individus n'ont toujours montré des caractères d’Holcostephanus et ce n’est guère qu'au stade suivant qu'il se développe parfois des caractères hoplitoïdes. Quant à l'interruption ou à l'atténuation ventrale des côtes chez le jeune que j’ai pu souvent conslater, sa valeur me semble bien relative, maintenant surtout que M. Nikitin a montré (Vestiges période crétacée, p. 183) que, chez les Holcostephanus du Volgien, des formes très voisines les unes des autres avaient les unes les côtes interrompues, les autres les côtes entières sur la région siphonale.

En l’état actuel de nos connaissances, on peut, il me semble, considérer Holcodiscus comme un genre très voisin de Holcostephanus dont il dérive probablement en partie au moins, mais qui accomplit son évolution dans le même sens que les Hoplites, ce qui rend plus difficile ’étude de ses véritables affinités.

1 Quant à Æolc. aff. druentiacus, il se rattache directement au groupe plus ancien de Holc. incerlus, groupe que l’on pourrait peul-être rattacher aux Holcostephanus tithoniques voisins.

de Holc. pronus, avec lesquels il parait avoir quelques rapports au point de vue de l’ornementation.

AMMONITIDES DU BARRÉMIEN on

Au point de vue stratigraphique le plus grand développe-

ment du genre Holcodiscus et notamment des groupes de

Holc. Gastaidii et Holc. Perezi a lieu dans le Barrémien infé-

rieur (cfr. Kilian, Lure, p. 218). Le genre Holcostephanus

parait au contraire manquer ou être fort rare à Ce niveau au moins dans la région méditerranéenne.

l. Holcodiseus Gastaldii D'ORBIGNY, sp.

PI. II, fig. 3, a b.

1850. Ammonites Gastaldinus d'Orbigny, Prodrome, étage 17, n° 601. 1883. Holcodiscus Gastaldinus Uhlig, Wernsdorf, p. 121, pl. XIX, fig. 10. 1888. Holcodiscus Gastaldii Kilian, Bull. soc. géol., 3 série, t. XVI, p. 691, pl. XIX, fig. 3. k

Mes deux échantillons se rapprochent un peu des formes

de passage entre Âolc. Caillaudi et Holc. Gastaldii figurés

par Uhlig (Wernsdorf, pl. XIX, f. 10). L’ornementation fine et touffue est fort irrégulière, les côtes sont un peu flexueuses et les tubercules siphonaux ne sont pas toujours symétriques, de sorle que souvent une côte tuberculée d’un côté de la ligne siphonale ne l’est pas de l’autre, quelques côtes même se terminent brusquement au milieu de la ligne siphonale, ces irrégularités et notamment le peu de symétrie des tubercules se retrouvent du reste dans plusieurs autres espèces du même groupe.

M. Kilian qui a bien voulu examiner mes échantillons regarde leur détermination comme certaine.

Holcodiscus Gastaldii est une des espèces les plus caractéristiques du Barrémien inférieur.

Djebel--Ouach; très rare.

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