J ÉPICURE, kermès
Ce portrait du philosophe de Gargette , ressemble parfaitement à ceux qui ont été décrits sous les n.os ^q et 244 j mais il est d'un travail plus soigné.
028 LOUVE DE MARS , statue.
La Louve qui nourrit les fondateurs de Rome est de rouge antique ; les enfans sont de marbre statuaire. Ce morceau est un ouvrage du seizième siècle.
Dans l'embrasure on voit Purne cinéraire de Sallia Daphné'y elle est représentée en prêtresse
l32 DESCRIPTION
de Cérès. Cette urne est posée sur un autel consacré à Mercure Èpulon , le dieu qui préside aux festins. Muratorl a publié Pinscription de cet autel, pag. 49 ? n.o 10. De deux cotés sont encastrées dans le mur deux inscriptions sépulcrales en pierre de Tihur (travertino) , qui datent probablem.ent du temps de la république romaine. L'uiie appartenait à un affranclii de Cornélius Sisenna , l'autre à un Cornélius Solon.
ALCEE , kermès.
Ce poëte de Mytilène était le rival de Pittacus dans les troubles de sa patrie. La tète de cet hermès a beaucoup de ressemblance avec le portrait d'Alcée , gravé sur la même médaille dont on a fait mention au ji.o 325.
La porte qui s'ouvre aurdessous de la tribun* des cariatides est ornée de huit bas - reliefs de bronze , exécutés au commencement du seizième ^iècle , par André Kiccio de Padoue , célèbre architecte et sculpteur en bronze , pour l'ornement du tombeau d'un personnage de la famille de la Torre à Véronne. Ce Mausolée est placé dans l'église de S. Fermo ; et le sujet des huit basreliefs est la vie , la maladie et la mort de cO personnage , homme de lettres et médecin d'unç grande réputation, C'est ce que vient de prouver M. le chevalier Cicognara dans son ouvrage italien, etc. ( Storia délia Scultura dal suo risorgimento in Italia ., etc. Tome 11^ liv. iV)
DES ANTIQUES. l3â
ch. vi), où trois de ces bas-reliefs ont été gravés aux planches 36 et 37.
Aux deux côtés de la porte , deux, coupes de bronze sont posées sur des tronçons de colonnes de granit rose; l'une, autour de laquelle on a ciselé les travaux d'Hercule , est un ouvrage du quinzième siècle 5 l'autre , ornée d'arabesques , appartient au siècle suivant.
33o DÉMÉTRTUS POLIORCÈTE, huste.
Cette tête , d'un grand caractère , est un portrait de Démétrius Poliorcète. On distingue sur la chevelure la trace du diadème qu'on y avait rapporté en bronze.
Ce monument , venu de la Grèce , appartenait à M. Pajou , statuaire.
33 i VÉNUS ACCROUPIE, UN ARC A LA MAIN , StatlW,
La ressemblance de cette figure avec celles qui représentent Diane au bain , telle que la surprit Actéon , et telle qu'on la voit représentée dans les bas-reliefs d'un sarcophage de cette collection, n.<> 243 , a suggéré à l'artiste qui a restauré cette statue , Pidée de lui donner le caractère de Diane , en plaçant un arc dans la main gauche. Il est cependant plus probable que cette figure représente Vénus sortant du bain , telle que nous la verrons sous le n.» 344- L'arc de Cupidon peut bien convenir à sa mère.
002 TIBÈRE, àuste.
Cette tête de Tibère , plus forte que nature , a été trouvée clans les ruines de Gabies. L'Empereur porte la couronne civique de feuilles de chêne. Monumenti Gabini , n.o 39.
Dans l'embrasure de la croisée est placée la stèle sépulcrale è^Eurhythmus et è^Héliconias. Le bas-relief représente un magistrat athénien qui couronne l'hermès à^Eurhythmus.
333 ALEXANDRE-LE-GRAND, statue.
Figure héroïque , sans autre vêtement qu'une longue draperie qui tombe de l'épaule gauche et laisse à découvert tout le devant du corps. La tête , ornée d'un casque , est le portrait d'Alexandre-le- Grand. Le conquérant paraît lever ses regards vers le ciel , tel qu'il avait été représenté en bronze par Lysippe.
Cette statue, tirée de la villa Albanï, et acquise par ordre du Rci , est de marbre de Paros ; la tête antique , mais rapportéç , est de marbre pentélique.
Le bâs-reîief encastré dans le mur au-dessus de la statue , représente Achille qui s'arme.
334 FEMME iNcoNNiTE , buste.
C'est le portrait d'une jeune personne , trouvé dans les ruines de Gabies. ( Monuviejiti Gabini^ n.o 33. )
DES ANTIQUES. l35
335 NYMPHE , dite la Vénus a la coquille , statue.
La conformité de la pose et de l'attitude de cette figure avec celles de la célèbre joueuse d'osselets,ne permet guère de lui attribuer une autre action : cependant l'air idéal de la tète et les testacées dont est jonché le sol , semblent lui donner un caractère mythologique. Ces accessoires ont fourni à l'artiste moderne qui a restauré le bras droit l'idée de mettre dans la main une coquille au lieu des osselets.
336 PLAUTILLA , huste.
Les fouilles de Gabies mit rendu au jour ce portrait de l'impératrice Plautilla, fille de Plautien , préfet du prétoire , et femme d'Antoniiir Caracalla. ( Monumenti Gabini y n.» 22.^
Dans l'embrasure de la croisée est placée une stèle sépulcrale présentant les figures et les noms de Pompeïus Evhodus , et êî^Isidora , fille d'un Praxitèle.
337 LIVIE EN Muse, statue.
Livie , dont la tête est connue par plusieurs monumens , a dans cette statue les symboles de3 la muse Euterpe. Le jet de la draperie est trèslieureux , et on le voit répété sur plusieurs belles figures antiques.
Les tètes antiques des statues n.o^ 117 ,323 et 33/ sont rapportées 5 mais avec tant de convenance^que l'œil du connaisseur s'y trompe.
l3,6 DESCRIPTION
338 DÉMOSTHÈNE , kermès.
ÔÔ^ TÊTE INCONNUE , kermès.
Le bandeau qui ceint la tête de cet liermès fait supposer que c'est le portrait d'un homme fort célèbre , et la cécité qui semble exprimée par la conformation des yeux , pourrait faire conjecturer que c'est encore un portrait d'Homère 5. pottrait de convention plutôt que de tradition , et qui ■variait chez les diftérens peuples qui se vantaient de l'avoir pour compatriote.
Le dessus de la porte qui s'ouvre sur la cour , est orné d'un bas-relief en bronze , coulé dans le seizième siècle sur le bas-relief antique , décrit au n.o 17.
340 PLOTINE, statue.
La tête de l'Impératrice est copiée d'après l'antique. L'arrangement des draperies est un des plus beaux que nous offrent les statues portraits. Ce morceau, découvert dans les ruines de Gabies, a été gravé parmi les Mon u menti Gahini , n.<» \S..
341 CORBULON, huste.
Celte tête de Domitius Corbulon , général romain sous Claude et sous Néron, célèbre par ses exploits et par son caractère , a été découverte à Gabies, dans une chapelle consacrée aux ancêtres de sa fille, l'impératrice Domitia. Voy. plushaut le n.<^ 202, et' les Mormmens de Gables ^ n.^ 6.,
DES ANTIQUES. \'hj
342 CORBULON, buste.
Trouvé à Gabies. Voy. le n.^ précédant et les Monumens de Gabies^ n.o 8.
343 ENFANT A L'OIE , groupe.
On doit reconnaître dans ce jeune enfant, qui est dans Faction d'étrangler une oie, la copie antique d'un groupe semblable dont Pline a fait mention , et que Boëthus , statuaire carthaginois , aAait exécuté en bronze.
Il existe plusieurs répétitions de ce joli groupe 5 celle-ci , destinée autrefois à l'ornement d'une fontaine , a été trouvée à une lieue et demie de Rome , dans l'endroit appelé Roma Vecchia ^ emplacement de Pancien Pagus Lemonius.
Dans l'embrasure est placée une stêlc sépulcrale, dont l'inscription greccjue porte les noms de Philocharès et de Timagora. Elle est ornée d'un bas-relief et surmontée d'un fleuron.
044 VENUS ACCROUPIE , statue.
Polycbarme , sculpteur grec , est connu pour avoir fait une Vénus au bain. On la voyait à Rome du temps de Pline. La conformité du sujet traité dans cette figure pourrait faire conjecturer que c'est une répétition antique de cet original.
Cette jolie statue, de marbre de Paros, est tirée de l'ancienne salle des antiques du Louvre.
345 MARC-AURÈLE , statue,
L'Empereur représenté à la manière des dieux
l38 DESCRIPTION"
et des héros , n'a d'autre liabillement qu'un petit manteau ployé sur l'épaule gauche. Il soulève le bras droit comme pour s'appuyer sur une haste. Cette statue est tirée de l'ancienne collection.
Le bas-relief encastré dans le mur représente une cérémonie religieuse célébrée par dés personnages romains. La Ville même personnifiée accompagne ses magistrats.
346 MARC-AURÈLE jeune, buste.
Ce buste , trouvé à Gabies , est un portrait de ce même prince dans son jeune âge , lorsqu'il fut adopté par Antonin Pie. JMonumcnti Gahinl ^
347 ANNIUS VERUSj huste.
Ce jeune César j fils de Marc-Aurèle et de Faustine , mourut avant d'avoir atteint l'âge viril. Son portrait se reconnaît ici par la comparaison iesr médailles , sur lesquelles on voit son effigie au revers de celle de son frère Commode.
Dans l'embrasure est placée une stèle sépulcrale ornée d'un bas-relief et marquée d'une inscription cjui porte le nom de Démétrlus de Sphette ^hoviïgade de l'Attique.
348 ATHLÈTE VAINQUEUR AU ruGiLAT, statue.
Quoique les cestes , ainsi que les bras de ce jeune Athlète , soient dus au sculpteur moderne qui a restauré la statue , cette restitution ne
maufpie pas d'autorité. La figure fut trouvée dans les ruines du Forum Archemorium , où est bâti à présent le palais Gentili ^ à Rome, avec le fragment d'une autre figure parfaitement semblable dont les bras armés de cestes étaient conservés.
349 DISCOBOLE , statue.
Nu et debout , ce jeune athlète tient dans sa main gauche le disque , et paraît mesurer de l'œil l'espace qu'il va lui faire parcourir. On croit que cette figure a été imitée par un ancien statuaire ^ d'après le Discobole célèbre de Naucydès.
350 JUPITER , fragment.
Ce torse colossal fut apporté en France par le cardinal de Granville, qui l'avait placé à Besa^nçon, et cette ville en fit présent à Louis-le-Grand. On remarque dans les parties antiques et dans la tête de ce torse un grand caractère et une cxécnlîon très-soignée. On peut le croire une imitation en marbre du Jupiter Olympien de Phidias. Montfaucon l'a fait graver dans le premier volume des Supplémens , à l'A. E. , où, avec peu de critique , il attribue cet ouvrage àMyron. Il vient des jardins de Versailles.
Les bas - reliefs encastrés dans les murs des deux entre-colonnemens , , faisaient partie de la même composition. La comparaison avec d'autres monumens prouve que le sujet de ces bas-reUeis
était la réunion des héros reçus par Œnée , à Calydon , pour aller à la chasse du terrible sanglier.
o5l SILENE portant dans ses bras Bacchus enfant, dit LE Faune a l'Enfant , ^roz/pe.
Ce chef-d'œuvre , un des plus parfaits dans son genre qui nous restent de l'antiquité , a été trouvé pendant le seizième siècle dans l'emplacement des fameux jardins de Salluste , plantés par l'historien de ce nom, entre le Quirinal et la colline des Jardins , et par la suite devenus Un des séjours des Césars. Plusieurs copies antiques de ce groupe font foi de la célébrité qu'il avait chez les anciens. Il a été gravé dans le Musée Broyai, et dans plusieurs autres ouvrages.
352 JASON,ditleCINCINNATUS, statue.
Le nom de Cincinnatus , donné long-temps à cette statue, ne convenait ni à la jeunesse du hé- .ros représenté , ni à sa nudité mythologique : on s'accorde à présent , d'après Winckelmann , à y Reconnaître Jason. Ce héros, qui, pour calmer les soupçons de Pélias , son oncle , roi de Thessalie , s'était adonné à la vie agricole , labourait son champ lorsqu'un messager du roi vint l'inviter à un sacrifice solennel. Jason vient de quitter le travail des champs indiqué par le soc de charrue qu'on voit à ses pieds. Il est dans l'action de nouer sa chaussure sur son pied droit. On voit qu'il s'ent?.*ctient avec le messager ^ sa surprise est peinte
DES ANTIQUES. î4v
sur sa physionomie j il paraît distrait. On devinerait presque que l'autre pied demeurera nu , et que le îiéros va offrir aux regards de Pélias cet homme d une seule sandale désigné par l'oracle comme devant être son meurtrier. Ainsi cette figure , quoique seule , présente l'intérêt d'un groupe.
Le statuaire , qui a suivi dans cet ouvrage le récit de Phérécyde , s'est servi de la pose noble et simple de la figure pour développer la beauté des épaules et du dos. Le style tient quelque chose de celui du Gladiateur combattant.
Cette statue , de marbre pentélique , a décoré long-temps les appartemens de Versailles 5 et , plus anciennement, elle se voyait à Rome, à la villa NLontalto ou Negroni. Il en existe des répétitions antiques, toutes ou plus petites ou moins conservées. Le bras gauche, la main et une partie de la jambe droite sont modernes. Le soc de la charrue , les pieds , la chaussure et tout ce qui tient à la plinthe et au rocher sont antiques 5 mais cette plinthe antique ayant été scellée dans une autre plinthe moderne , a donné sujet à quelques équivoques.
Cette statue a été gravée dans plusieurs recueils d'antiquités , et dernièrement dans le Musée Français.
353 VASE dit le VASE BORGHÈSE.
Grand Vase ou Cratère de marbre peutéli(|ue , dont les bords sont ornés d'uns couronne de
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lierre , et dont le corps est entouré d'un iDas-l'elief de dix figures. Le sujet de ce bas-relief est une bacchanale où l'on remarque la figure noble du dieu des vendanges , celle de Silène dans l'ivresse , et celles des bacchantes et des faunes dans différentes attitudes , toutes pleines d'élégance. Des mascarons siléniq^ues sont sculptés à la racine des anses.
Ce Vase, qui servait autrefois à l'ornement des jardins de Salluste , fut trouvé avec le groupe du n.o 35 L . Il est gravé dans \ Admiranda et dans plusieurs autres ouvrages.
354 PERSONNAGE ROMAM en Mercure, dit le GERMANICUS , statue.
Jusqu'ici cette belle statue de marbre de Paros a passé pour être le portrait de Germanicus, La disposition des cheveux indique à la vérité qu'elle représente un personnage romain 5 mais ce ne peut être une image de ce prince , auquel elle ne convient ni pour Page , ni pour les traits , que les médailles et les autres monumens nous offrent très-différens. Un examen plus attentif de cette figure eût fait reconnaître l'analogie qui la rapproche de quelques statues de Mercure 5 et si l'on eût observé le geste symbolique du bras droit 5 la chlamyde jetée sur le bras gauche, la tortue , enfin , consacrée à ce dieu comme inventeur de la lyre, on eût conjecturé, avec plus d^ vraisemblance, que, sous les formes et avec les attributs du dieu de l'éloquence , l'ingénieux artiste a présenté les traits d'un personnage romain.
Une inscription grecque , gravée sur l'écaillé de la tortue, nous apprend que ce chef-d'œuvre, aussi recommandable par le choix et la vérité des formes que par une parlkite conservation , est de Cléomène , fils de Cléomène , Athénien.
Cette statue est tirée de la galerie de Versailles, où elle avait été placée sous Louis XIV 5 auparavant elle se voyait à Rome, dans la vi//a Montalto ou Negroni , jadis les jardins de Sixte- Quint. On l'a gravée dans les Statues de P. A. ^^ffii> et dans le Musée Français.
355 COUPES d'albâtre fleuri.
Ces morceaux précieux furent découverts dans le siècle dernier au pied du mont Aventin et sur l'ancien port du Tibre, dans le jardin de Cesarini. Le fond de la coupe est décoré, dans l'une , d'un masque de triton, dans l'autre, d'un masque de Méduse. Ces coupes , tirées de la villa Albani , et achetées par ordre du Roi, sont supportées par des pieds antiques cannelés de granit gris de la Thébaïde.