‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 3)Chapitre 8 sur 38 · La continence de Scipion · texte numérisé non relu

La continence de Scipion

77 GÉTA, buste .

Ce buste d’une conservation parfaite représente Géta , frère cadet de Caracalia et son collègue sur le trône. Les bustes de cet Empereur sont fort rares. Caracalia s’efforça d’effacer la mémoire d’un frère qui fut sa victime. Ce monument fut trouvé dans les ruines de Gabies. ( Monuménti Gabini y

7 8 INOPUS , fragm ent .

Ce fragment appartenait à une statue demicouchée dont il ne reste que la tête et une partie

du torse. Ce morceau d’un travail excellent a été recueilli dans les ruines de Délos. La pose de la figure peut donner lieu à conjecturer qu’on y avait représenté le fleuve Inopus qui arrose cette île sacrée. Souvent les dieux des petites rivières ont été représentés sans barbe. Ce fragment précieux apporté à Marseille par un batiment auquel il servait de lest , fut acquis par un artiste (M. Gibelin) qui le céda au Musée.

Le cippe sépulcral donné pour piédestal au fragment appartenait au tombeau d’un affranchi y Turpilius Bioticus, L’inscription a été publiée par Gruter , pag. 998, n.° 3.

79 SEPTIME-SÉVÈRE, buste.

Ce buste trouvé à Gabies avec celui de Géta , n.° 77 , ne le cède au premier ni èn finesse de travail , ni en conservation. Les deux Empereurs sont représentés en habit civil. La draperie en forme d’étole qui couvre les épaules de Septime-Sévère , est celle que les anciens appelaient lœna . ( Monumenti Gabini } n,° 3y.)

80 AUGUSTE , statue .

L’Empereur est revêtu de la toge 5 la plaque de marbre que l’on voit à ses pieds fait allusion au décret de la colonie ou de la corporation qui avait élevé cette statue en l’honneur du prince.

L’inscription de Plotia Victoria qui orne le piédestal a été publiée par j Fabretti, c. iv, n.° 379 * et par Muratori } p. i388, n.° 10.

O l PERSONNAGE ROMAIN inconnu , buste .

L’habit militaire qu’on remarque dans ce buste nous le fait envisager comme le portrait de quelque personnage romain qui a commandé des armées ou des provinces , au second siècle de l’ère chrétienne 5 la coupe de la barbe semble annoncer cette époque.

82 ROME, statue .

La ville éternelle personnifiée est armée de l’égide et assise sur un rocher ? symbole de la roche Tarpéïenne. Cette statue de porphyre avait perdu les bras et la tête qui étaient d’une autre matière , suivant l’usage de la sculpture polychrome. Ces parties ont été restituées en bronze doré.

Les trois bas-reliefs qui ornent le piédestal représentent , i.° deux génies d’Hercule portant la massue de ce demi-dieu; 2.0 deux autres génies autour d’un cadran solaire ; 3.° un Romain en toge précédé par la Valeur , Virtus , personnifiée.

Derrière la statue de Rome est placée au-dessous de la croisée l’urne cinéraire d’un jeune homme nommé Speratus . L’inscription a été publiéé dans le Trésor de Muratori , page 121 7, n.° 7.

Cette urne a pour piédestal le cippe sépulcral de Sulpicius B as s us , posé par son ami Nonius Asprértas , membre du collège sacerdotal des Sept Epulons . L’inscription est dans Gruter, p. 3o'7 7 n,° 4' »'■••

83 PERSONNAGE ROMAIN incoknu, buste.

Ge Romain , dont le buste arihoricé l’époque des Antonins , est représenté dans le côàtüïne civil. On y remarque la lœna posée pâr-dessus la toge , et formant par ses replis réguliers une espèce de large bande. Les chairs et les draperiés sont d’une exécution parfaites.

84 CANINIUS , statue .

Cette figure en toge porté , gravé sur la plinthe , le nom d’un magistrat romain de la province d’Afrique.

Lâ tête est antique, mais rapportée.

L’inscription encastrée dans le piédestal appartenait aii tombeàü d’une Maria Rufina > enfant dé quatre mois et d’tine haute extraction.

85 SEPTIME SÉVÈRE , buste.

L’Empereur est en habit militaire.

86 STATUÉ IMPÉRIALE, fragment.

C’est un torse en cuirasse d’un travail exquis trouvé à Gabies, et publié parmi 1 esMonumens de cette ville, n.° 42 •

Ce fragment est placé sur le cippe sépulcral de deux frères, Attius Venustus et Ahudius Seleucus* L’inscription a été publiée par Muratoriy p. 1 3o5 , n.° i3.

87 SEPTIME SÉVÈRE, buste.

Ce portrait est supérieur à celui du n.° 85,

88 TIBÈRE , statue .

Le successeur d’Auguste est revêtu de la toge romaine , et tient dans sa main gauche le sceptre ou scipion des Empereurs et des triomphateurs. L’exécution de la draperie est admirable par le goût, par la finesse et la hardiesse du travail.

Cette statue avait été trouvée dans Pile de Capri , séjour favori de ce prince : la tète , qui est d’une parfaite ressemblance avec les portraits de Tibère , est antique. A la vérité elle remplace celle qui manquait à la statue , mais probablement la statue n’offrait pas un autre portrait.

L’inscription du piédestal , tirée du cippè de Tibérius Claudius Félix , est remarquable par les abréviations , et a été publiée par Keinésius , cl. xiiï , n.° 6x .

8 p AUGUSTE , statue .

L’Empereur est debout : le style large de sa toge, rappelle le goût des écoles grecques.

La tête est antique , mais rapportée $ on Pa trouvée près de Velletri, patrie d’Auguste.

Cette statue a été gravée dans le second volume du Museo Pio Clementino .

L’inscription qu’on lit dans le piédestal , et qui désignait un monument élevé par Julius Hermès, offre des détails d’érudition. Gruter l’a publiée, p. 194, n.o 9.

£0 FAUSTINE la mère, buste .

Ce buste d’un beau travail et d’une parfaite conservation représente l’Impératrice Faustine ? femme d’Antonin Pie.

p 1 ROME , buste colossal .

La louve allaitant les fondateurs de Rome, sculptée sur les deux côtés du casque , annonce le sujet de ce buste, qu’à la noblesse et à la pureté des formes on pourrait prendre pour un® image de Minerve.

Les bas-reliefs sculptés autour du petit autel cylindrique qui sert de piédestal à ce buste représentent une bacchanale.

2 FAUSTINE la jeune, buste .

Ce buste de l’épouse de Marc - Aurèle , fille d’Antonin Pie , la représente dans le costume de la Pudicité.

JULIE, femme de Septime Sevère , statue .

C’est le portrait de Julia Pia > femme de l’Empereur Septime Sévère , et mère de Caracalla et de Géta. Elle a sur la tête le manteau ou palla > qui descend ensuite jusqu’au dessous des genoux; le reste de son costume est le même à-peu-près que celui de la déesse de la Pudicité .

Cette figure en marbre grec fut trouvée , vers le milieu du siècle dernier, à Bengazzi , dans le golfe de Sydra y à l’orient de Tripoli. Septime Sévère était né dans cette province d’Afrique. Cette figure est gravée dans le Musée Français.

Dans le piédestal est encastrée l’inscription sépulcrale de Sempronius Vitalis , publiée par Fa ~ bretti , c. iv , n.° \o.

94 PLAUTILLE , buste.

La physionomie de la femme de Caracalla , constatée par les médailles impériales , se reconnaît dans ce portrait.

95 THÉTIS ou VÉNUS , groupe.

Winckelmann a cru reconnaître Thétis dans cette Déesse presque nue , placée sur le pont d’un navire, et ayant sous ses pieds un cheval marin. Mais les Anciens , qui avec Horace regardaient Vénus comme la divinité protectrice des navigateurs , l’avaient probablement représentée par cette figure. Les accessoires semblent imaginés pour caractériser Vénus j Euplœa , la déesse des navigations heureuses .

Quoique ce morceau doive beaucoup à la restauration, une partie des accessoires est antique. On le voyait à Rome dans la collection Albani , et il a été acheté par ordre du Roi.

Le bas-relief encastré dans le piédestal représente Racchus dans son caractère de Dionysius Pogon , avec une longue barbe et une robe traînante, accompagné de Bacchantes et de Faunes, prêt à s’asseoir au banquet qu’Icarius et sa fille lui ont préparé. Le festin est servi dans une maison de campagne dont l’architecture est remarquable. Plusieurs bas-reliefs semblables sont parvenus jusqu’à nous , et ils ont été désignés avec peu de critique par le nom de Festin de Trimalchion , comme s’il n’y avait pas dans le bas-relief assez

de détails pour y faire reconnaître un sujet mythologique. La conformité qu’on vient d’indiquer prouve la célébrité d’un original commun. Là même composition se retrouve dans l’oeuvré de Marc Antonio .

9 6 MITHRAS, bas-relief.

Le Sacrifice du taureau mystérieux , célébré dans un antre , annonce le sujet mithriaque de ce basrelief qui n’est pas si riche d’accessoires et de symboles que celui du n.° 5ç. Les bustes du Soleil et de la Lune sont sculptés dans le haut.

97 LÜCJLLA, buste.

Cette Impératrice était fille de Marc-Aurèle, qui la donna à Lucius Vérus son collègue. Ce portrait , d’une excellente sculpture , a été gravé parmi les Monumens de Gabies, n.° 2 6.

98 LA PUDICITÉ , statue .

La dénomination de Vestale qu’on avait donnée à cette statue , était fondée sur la restauration faite par Girardon, qui y avait ajouté un petit autel. Maintenant qu’on l’a débarrassée de cet accessoire, elle n’offre d’autre caractère que celui de la déesse de la Pudicité ( Pudicitia ). Cette statue est tirée de la Galerie de Versailles.

L’inscription qui se lit dans le piédestal avec le nom d? Aurélius Anatellon , appartenait au

même tombeau que l’inscription n.° 102. Voyez Gru ter , p. 608, n.° 3.

99 JULIA MAMMÉA , buste.

La mère d’Alexandre Sévère , reconnaissable par ses médailles et par les rapports de sa physionomie avec celle de son fils, est l’original de ce buste.

IOO ANTINOÜS, buste colossal.

Cette tête antique du favori d’Adrien , d’une exécution admirable et d’une parfaite conservation , semble le représenter sous les formes d’Osiris. Le trou qu’on remarque au sommet de la tête , ne pouvait porter que la fleur de lotus , symbole des divinités de l’Egypte , où le jeune Bithynien avait perdu la vie. Les cavités des yeux devaient recevoir probablement des pierres précieuses : les draperies et les accessoires étaient sans doute de bronze doré , suivant la méthode choisie par les anciens dans les ouvrages colossaux de la sculpture polychrome.

Ce buste précieux a été gravé dans les Monu mens inédits de Winckelmann , n.° 179.

Le petit autel cylindrique orné de griffons , de feuillages et d’autres emblèmes bachiques, et qui sert de piédestal à ce buste , avait été placé sur le tombeau de Lucius V estiarius Trophimus. L’inscription a été publiée dans le Trésor de Gruter , pag. 1 153, n.° 2.

X 0 1 MATIDIE , buste .

Ce portrait d’une exécution exquise représente Matidie, nièce de Trajan et belle-mère d’Adrien. Il a été tiré du Garde-meuble de la Couronne.

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