MARS , statue ^ marbre grec
Haiit. 0.753 m. -^ 2 p. 3 p. 10 I.
Le dieu de la guerre , le casque en tête , et tenant à la main uu parazonium , a près du lui sa cuirasse.
475ESCULAPE ET TÈLES^BORE, groupe ; m. de Paras. Haut. 0.7S5 m. — 2 p. 3 p. 10 1, Le dieu delà médecine s'appuie sur un blton entouré d'un serpent, et il est, ainsi que Télesphoie, dans le costume qu'on leur voit ardinairemcHt; sa draperie eit très-belle. Mon. du Mus. t. 1 , p. 48. AIus. Fr. t. 3; M. Laguiclie, dess. 5 M. B.dlefond'^, grav.
Le fils d'EscuIape est enveloppé d'un grand manteau à capuchon , et qui paraît être le lanlocucvllus ; en donnait le nom de diphtera à un vêlement de peau à capuchon que les esclaves mettaient par-dessus leur exoini :e , tunique sans manches . et qui laissait à découvert une partie des épaules. Derrière TéJesphorcsont placés ou deux scrinia ou des rouleaux qui indiquent peut-être les deux parties de la médecine, l'h^'yiène et la thérapeutique, l'art de conserver la santé et cel«i de la rétablir, et lelien q^ui uuit les deux rouleaux , désignerait l'accord de ces deux, arts. Une laLlelte jointe aux rouleaux a sans doute rapport aux écrits et aux préceptes des médecins. Souvent on consacrait dans, les temples des tablettes votives où éiaient inscrits les maladies dont on avait été guéii par le secours d'EscuIape, et le traitement qu'on avait suivi. Cette tablette peut faire allusion à la médecine empirique fondée sur l'expérience. Ce que l'on voit d'une forme circulaire et, bombée à terre , entre Esculape et Télesphore , est peut-être le c/)^jpeM5 ou cUh'inus , espèce de bouclier ou de couvercle d'airain qui , dans les haiijs de vapeur, servait à modifier la chaleur qui venait de VhypocausLum ou fourneau placé sous la salle de bain. On sait que les bains faisaient une des principales ' paities de la médecine des anciens. Un bas-relief curieux , avec trois inscriptions grecques , de la collection de M. le comte de Choiseul ,( voyez le Catalogue de cette collection très-bien fait par MM. Dubois et Haas , n° i58 ) , paraît aussi offrir un clypeus. Ce bas-cclief fait partie du c^iaet de M. le çomie James de Pourtalës.
198 DESCBIPTION
476 SILÈNE AVEC r'oVTRE, marbré pentélique. Haut. 0,704 m. — 2 p. a p.
Cette jolie statue représente le compagnon ries conquêtes et des plaisirs de Baci hiis. Vêtu de la nébride et tenant l'ouï re dont il a bii avec excès , il est bien di cidé à se mettre en état de la finir. Mon. du AIus. t. 2 , p. i 1 .
'477 FAUNE CHASSEUR, las-re/nf; marbre de Carrare. H. c.ySy m. — 5 p. 6 p. ; larg. 1,177m. — 5 p. 7p. 61. Dans ce bas-relief d'un beaii style et d'une b.^nne exécution, un Faune assis au pied d'vin roclier joue avec une panthère on un once qu'on dressait à la chasse, et lui présente un li.-vrej il est vêtu de la pardalis ou vêtement de peau de panthère. Sa chlamide et un autre lièvre sont suspendus aux anses d'un lierniès. Ce peut êlre une offrande à quelque divinité des forêts 5 on volt aussi le lagoholium y espèce de bâton recourbé comme le pedum , et qui servait à la chasse du lièvre. L'animal avec lequel joue le faune a été restauré. ViL Atb. Mort, du Mus. t. 2, p. 17. Mus. Fr. t. 2, M. Bouillon, dess. 5 M. J. B. R. Massard j grav. Mus. Bon. vol. 1.
478 VENGEANCE DE MÉDÉE, bas-relief.
H. 1 ,4^8 m. — I p. 3 p. 10 1. j larg. 2,329 m. — 7 p. 3 p. Ce bt au bas-relief ottre quatre scènes. Creuse ou Glaucé , c|u'avait épousée Jason après avoir abandonné Médée, reçoit la robe empoisonnée et les présenis que sa rivale lui en-soie par ses enfans, Mermeins et Pherès. ■ — Elle ressent les effets du poison 5 Créon, son père, est au désespoir, non-seulement des douleurs de sa.fille , mais de celles qu'il éprouve, étant consumé avec elle. Médée est sur le point de massacrer les enfans qu'elle a eus de Jason. — Cette magicienne part après sa vengeance dans un char traîné par des dragons. Le costume n'offre rien de particulier. Créon est vêtu de
la tunique royale, longiie et à manches. X,a nourrice Je Créon a pour coiffure un cecryphale ; et la tète (l'un jeune homme est ceinte d'une espèce ^injula terminée par des bandelettes.
Ce sujet , traii*? par Euripide , e«t repfcsenté dans plusieurs bas-reliefs i on distingue, mais à peine , dans celui-ci , un lesle de figure au-dessus de l'épaule gauche de Méde'e , qui a l'air de l'cmpoiier ; c'est une particularité que n'offrent pas les autres basleliets , et que , faute de notions plus' positives sur 1 histoire de Méilée , nous nous c.(>ntemons d'indiquer. Il y a d'aiileurs dans les Las-reliefs antiques une foule de choses qu'on ne peut se flatter d'expliquer, et qui souvent doivent avoir rapport ou \ des traditions locales que nous ne connaissons pas , ou à des idées particulières et à des allusions du sculpteur. Vil. Borg, Voyez Winckelmaan , Mon. ined. t. 3 , p. lai , pi. 90 et 91.
On voit dans la partie supérieure du sarcophage des basreliefs qui n'en faisaient pas partie 5 plusieurs hommes sont occupés des travaux de la vendange. Ceux qui foulent le raisin ont les reins et une partie des cuisses vêtus de chausses trèscourtes , le perizonia ou subligaculuni. De l'autre côté un gnomon ou cadran solaire élevé sur une colonne , sert à régler Jes heures du travail. Le petit cote du sarcophage à droite offre une biche marine et une panihcre mangeant les fruits d'un panier renversé. Le petit côté de gauche présente un lapin qui tâche de grimper sur un panier de fruits , et une cigogne tenant un papillon dans son bec 5 ce sujet et celui de la panthère sont modernes , mais dans le goût des anciens. Dans le bas , au milieu d'une couronne d'olivier, on lit l'inscription di'Epaphrodite , fils A^AsUctiis, auquel on donne le titre de héros , et à qui le sénat et le peuple ont décerné une couronne d'or. Cette inscription n'appartenait pas à ce tombeau.
479URXE CINÉRAIRE de Sex. Nerianus , terxaïnée'^^r des enroulemens , comme on en yoit souvent aux grands tombeaux, et qui leur donnent la forme de ces lectisternes, ou autels où l'on plaçait les statues des dieux sur des coussins.
H,o,4?7m. — I p.Sp.jlarg. 0,592 m.— i p. 3 p. 61,
200 BESCRIPTIOIT
480 VÉNUS MARINE et CUPIDON, groupe^ marbre pentéiique.
Haut. i,38i m. — 4 P- 3 p.
La déesse de la beauté vient de naître au sein des ondes indiquées par le monstre marin qui paraît se soumettre au pouvoir de Vénus et de l'Amour. Elle relève sa draperie pour voiler ses charmes, et son fils semble lui montrer que c'est parmi les habitans des cieux qu'elle trouvera des triomphes dignes d'elle. ViL Borg: st. 6, n" 9.
A c6té de cette Vénus est placée une urne cinéraire sans inscription , et ornée de feuillages et d'un ( ralère. H. 0,37a m. — I p. I p. 9 I. j long. 0,372 m. — i p. i p. 9 1.
Le sarcophage à cannelures sur lequel est posé le groupe, n'offre rieh de remarquable.
H. 0,487 m.— I p. 6 p.; long. o,455 m. — 5 p. 4 p. 10 1.
4.01 JEUNE FILLE, statue; marbre pentéiique. Haut. 1 ,755 m. — 4 P* 2 P- Aucun caractère particulier ne fait reconnaître la jeune romaine que représente cette jolie statue , dont la pose est très-gracieuse ; les draperies sont remarquables par leur agencement et par leur travail. U paraît, d'après la Coiffure, que cette figure est des premiers temps des Empereurs. Mon. du Mus. t. 4) p- 4^*
482 NÉRÉIDES ET TRITONS, bas-relief.
H. 0,731 m. — a p. 5 p. ; long, i m. — 3 p. o p. 1 1 1. Ces sujets gracieux sont très-fréquens dans les basreliefs et dans les peintures antiques. La néréide de gauche a au-dessous du sein la ceinture que nous aA'ons déjà fait remarquer. VU. Borg.
'4B3 ROMAINE INCONNUE , buste.
Haut. 0,485 m. — i p. 5 p. 11 I.
La coiffure postiche singulière et très - chargée de
r>E8 ANTIQUF.S. 201
tresses que porte cette tête, donne à croire que c'est un portrait du temps des Antonins.
484 ROMAINE iNf ONNUE , hr/ste.
Haut. o,5a3 m. — i p. 7 p. 4 !• Le genre de coiffure postiche qui couvre la tête de cette femme ^ la place vers le temps des Antonins.
485 SUIVAIT DE BACCHUS, statue; marbre de Paras.
Haui. 1,547 m. — 4 P- ' P' 9 '• Les formes et la pose de ce jeune homme n'annoncent pas un dieu , et l'on ne peut le placer que parmi les personnages de la suite deBacclius, dont il porte la couronne.
486 TRITONS ET NÉRÉIDES , bas-relief.
H. 0,731 m. — 2 p. 3 p. ^ larg. 1 .272 m . — 3 p. 1 1 p. Ce sujet est dans le même ^enre.que celui du n» 482 > et il est traité de la même manière. Vil- Borg.
487 URNE CINÉRAIRE de C. Julius Cornélius Fortunatus, arrondie par-derrière comme celle du n» 47^ 5 ^^ ornée de sphinx , de guirlandes , d'uiseaux et de têtes de béliers , ainsi que la plupart de ces monumens.
H. 0,597 m. — 1 p. 2 p. 8 l. ; larg. 0,467 m. — i p. 5 p. 3 I.
488 MERCURE ET VULCAIN , groupe-, m. de Paros.
Haut. 1,457 m. — i\ ^. 5 ^. io\.
Ce beaxi groupe a été pris pour Castor et Polluy ou pour Oreste et Pilade. C'est dans cette dernière supposition qu'en le restaurant , on a mis à la main d'une des deux figures la lettre qu'Oreste porta en Tauride à sa sœur Iphigénie ; mais les restes d'un caducée et la bipenne sculptés sur le tronc d'arbi-e , font reconnaître Mercure et Vulcain , divinités qui présidaient aux arts. Ce dernier dieu n'était pas toujours représenté difforme; les monumens l'offrent sous la figure d'un jeune homme. Le beau groupe de Saint-Ildephonse, que dans l'ouvrage
2Q2 nfeSCRIPTIOTT
sur la Villa BorgKcse on re!j,ar'do comme une répétition do celui-ci, est tout-à-fàit différent 5 c'est Oreste et Pilade. Winckel. Mon. ined. p. 21,. VU. Borg. st. 6, n^ 6.
489 UKNE CÎNÉHAIRE de Claudius Héraclas , marbre de Luni.
H. 0,^(6 m. m. — I p. 3p.;Iarg. 0,487 m.— 1 p. 6 p. Deux génies supportenl des guirlandes que bequèent des oiseaux. Cette urne est arrondie comme celle du n» ù^j , et elle est surmontée des palmettes dont il a été question au n» 47^' 49^ SARCOPHAGE orné de cannelures et de pilastres.
H. 0,697 "^- — ^ P- I P'9 '• j long. 2,io5m. — tj p. 5 p.yl. 49^ NYMPHE ENDORMIE , marbre pentdligue. Haut. i,5oo m. — 4 P- 7 P- 5 1.
On plaçait souvent sur les tombeaux des figures de femmes endormies qui devenaient des emblèmes du scm-: meil de la mort. La pose de celle-ci est gracieuse , et ses draperies sont bien. VU. Borg.
49 2 MARIAGE RoaiAiK , bas-reUef.
H. 1,760 m. — 5 p. 5 p. .; !arg. i,8i4 m. — 5 p. 7 p. Dans cette cérémonie la femme se v<ùle avec sa ])alla en guise Ae f^ammen/n. La lœna du mari peut le faire regarder comme un personnage consulaire , et les manches longues de sa tunique prouvent, ainsi que le travail du bas-relief, qu'il n'appartient pas aux premiers temps des Empereurs. L'enfant qui offre des grappes de raisin peut être placé comme emblème d'un bon augure. VU. Borg.
An-tlcssouf. (le ce bas-relief on a placé de? fragiiiens de frise qui offrent des guii landes et un amour i cheval sur un griffon marin. Ce petit snjet est iraitti avec esprit. ï'il. Borg.
4'P SARC'vOPH AGE.
H. 0,670 m.— 3 p. o p. gl. ; long. 1,706 m. — 5 p. 3 p. Ce sarcophage est»composé de bas-reliefs tirés de dif-
pES ANTIQUES. ao3
férensmonumers. Dans le bas, deux génies soutiennent un métlaillon orné d'une têle de Méduse. La partie supé ■ieure, divi'^ée en arcades, dnntdis amours en hernies ionnent les pilastres , présente plusieurs génies. En partant de la gauche, Cflià du sommeil, qu'il répand avec une corne 5 le {.énie sur un bouc peut être le génie de Bacclnis ou des plaisirs. La dcrubleilûteque jouecelui qui suit, le fait reconnaître pour le géni^• de la musique; les cymbales d'un autn^ et l'aulel iiidiquer.t la ilanse qui se mêlait aux cérémonies religieuses. Le -vieillard qui terrasse un satyre peut signifier que la vieillesse dompte l'amour des plaisirs. Le dernier groupe offre l'Amour et Psyché ou l'union de l'àme et du corps. Sur les petits côtés du sarcophage on voit des masques de Neptune. Le travail de ces bas-reliefs les place au troisième siècle. Vil. Borg. '
[.Ozi SARCivPHAGE orné de cannelures. On trouve de ces sarcciphage» aiusi décorés parmi ceux du bon temps de l'art.
H. o,5")2 m. — I p. 7 p. 8 I. ; long. 2,i5gm. — 6 p. y p. 9 1. URNE CINÉRAIRE de Tib. Claudius Dius , probablement affrauchi de l'empereur Claude. Ce petit monument , d'une jolie compsisition , orné d'oiseaux , de palmettes , de guirlandes et de masques d'Ammon , offie aussi un;- cbimère qui joue avec uue tête de chèvi^e. Mon. du Mus. t. 4, p. 43.
H. o 565 m. — 1 p. 1 p. 5 1. 5 Jarg. o,'54 m. — i p. o p.4Ilq6 AJMOUll El PSYCHE, groupe ^ marbre grec. Haut. 1 ,4^,3 m. — 4 P' 7 P- ^ '• Psyché supplia;:te implore la pitié de l'Amour, dont le regard caressant paraît lui accorder son pardon. Ce groiipe, qui offre de bonnes parties, est d'une belle conservation 5 il n'y a de moderne que la main droite de l'Amour. Vil. Borg. st. 9 , n" 9.
204 DESCBIPTIONl
497 URNE CINÉRAIRE de Claudius Argyrus. On trouve sur ce monument les mêmes emblèmes que sur la plupart de ceux de ce genre 5 des têtes de bélier , un panier renversé , une cigogne qui mange un serpent.
H. 0,379 '^' — 1 p» 2 P'5 larg. 0,570 m. — I p. I p. 81.