‹ Description des antiques du musée royalChapitre 62 sur 92 · ANNÉE ATHÉNIENNE · texte numérisé non relu

ANNÉE ATHÉNIENNE

L'ancieijne année athénienne commerçait au solstice d'iiiver, rt ttait de trois cent soixante jours; afin qu'elle se rapportât au cours du soleil, on inventa plusieurs intercalations. Dans Iti dictéride ou petit cycle, on intercalait un mois tous les deux ans. Après cette période il y en eut une autre où l'intercalation n'avait lieu que tous les quatre aiis| mais ces deux cyeles étant très-dé/ectueux , le premier faisant l'année solairç

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trop courte, elle second trop longue, on eut recours à unepériode de huit années lunaires, nommée Octaétéride , formée de sept années communes, de trois cent cinquante-quatre jourg et d'une année qui avaitquatre-yingt-dixjoursdeplusou quinze mois. Selon quelques auteurs, ces trois mois étaient intercalés la deuxième, la quatrième et la sixième année, et il n'y avait' point d'intercalation la huitième : on appelait ces années embolimiques. Ce cycle était bien loin d'être Juste , et il y avait deux jours de trop 5 on le conserva cependant jusqu'à ce que Méton. d'Athènes, l'an 433 av. J. C. , inventa et publia son Ennéa- ' décaéiéride ou cycle /uniso/aire^àe dix-neuf ans, ou plutôt de »ix mille neuf cent quarante jours qu'on croit avoir été connu avant lui de quelques peuples du nord de l'Europe. Ce cycle fut nommé nombre d'or, soit à cause de son excellence, soit parce qu'on le fit graver en lettres d'or pour l'exposer dans la place publique d'Athènes. Les dix-neuf années qui composaient ce cycle correspondaient, à peu de chose près, à autant d'années solaires, par le moyen de sef)t mois intercalés dans les deuxième, cinquième, huitième, onzième, treizième, seizième et dixneuvième années. On fixa alors le commencement de l'année civile au solstice d'été , et elle concourut avec l'année olympique ou celle de la célébration des jeux , qui revenaient à chaque olympiade , tous les quatre ans. Un siècle environ après Méton, l'astronome Callippe s'aperçut que ce cycle de dix-neuf ans anticipait de plusieurs heures sur l'année solaire , et il en proposa un de vingt-sept mille sept cent cinquante-neuf jours ou soixante-seize ans, qui commença à (^tre en usage 33o ans av. J. C. , et qui ne contenait qu'environ six heures de plus que la révolution de la lune en un pareil nombre de jours , et quatorze heures dix-huit minutes de ])lus, qu'autant de jours solaires. Outre l'année solaire, les Athéniens en avaient une lunaire de trois cent cinquante-quatre jours, dont ils se servaient pour la durée des magistratures , et à laquelle ils ajoutaient tous les trois ans un mois , le deuxième posidéon . Les mois étaient partagés en trois parties de dix jours chacune , qu'on appelait mois commençajit , milieu du mois, mois finissant ', les jours s'y comptaient de un à dix, excepté dans le mois finissant où on commençait par le nombre le plus élevé et l'on finissait par un, comme nous le verrons pratiqué chez les Ptomains. Le dernier jour s'appelait /a vieille et la jemie (lune) parce que le n.atin appartenait à la lune expirante , et le soir à la lune renouvelée} cela peut aussi s'expliquer par le vieux et le iiouveau (jour) ce mot étant féminin en grec.

ANNEE ATHENIENNE

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