‹ Description des antiques du musée royalChapitre 79 sur 92 · SIÈCLE D'AUGUSTE · texte numérisé non relu

SIÈCLE D'AUGUSTE

Auguste <?ncourage les arts, et embellit R.ome et d'autre» rilles de monumens, de statues; il forme idusleurs Musées ou collections de chefs-d'œuvre de^ l'art, d'histoire naturelle, d'armes et de choses précieuses : tous les gens riches de Rome s'empressèrent d'imiter son exemple. Pline, 35, dit que cet Empereur plaça dans la partie la plus remarquable de son Forum , deux tableaux qui représentaient, l'un la guerre , l'autre le triomphe 5 il mit aussi dans le temple de César des tableaux où l'on voyait Castor et PoUux et la Victoire; dans la curie ou palais qu'il consacra dans les comices , un tableau de Nicias représentant Ncmée une palnae à la main et assise sur un lion. Ce tableau paraît avoir été à l'encaustique , mais d'une manière particulière. On admirait dans le même endroit un tableau où Philocha?;ès avait peint un vieillard nommé GlaucioA et son fils Aristippe , que la ressemblance de leurs traits, malgré la différence d'âge, faisait reconnaître pour le pore et le f;ls. Auguste fit placer dans le temple d'Olympie son buste en ambre jaune : on ei). fitaus'îi en pierre obsidienne, verre volcanique, et il consacra quatre éléjihans de cette mati.ne dans le temple de la CGnr(n-de. Marcellus, lils d'Octavle, consacra dans le temple d'Apollon Palatin, une collection de pierres gravées. Vitruve , a.x. dont nous avons les écrits. Vitkuve Cerdo de Véronne ; il y a de lui dans ( ette ville un bel arc de triomphe ; Dioscouide , grf. j Agathopus, grf.; Epi7tnchanus, grf. ; Posidonius , se. cis. d'Ephèse; ses athlètes et ses chasseurs célèbres, ainsi que ses ouvrages en argent. Laedus, se. cis.; Zopirus, se. ois.; C. PosTiiuMiu;;, ar. Pytiiias, se. cis. , f lisait des ciselures d'ans grande délicatesse. Lu. Cocckius , ar. , passe j.our avoir percé le Mont Pausilippe; il est probable ([u'il ne fit qu'élargir et exhausser ce chemin souterrain , qui , ainsi que d'autres des envi-

DES ARTISTES DE I.'ANTIQtrrTÉ. ^oS

rons cle Naples, existait de temps immémorial. Malgré les travaux (le Cocceius , ce clieinin de la grotte était encore trèsescarpé, bas et étroit chi temps de Sénèqiie. Il paraît positif que le monument ptaC« au-dessus de l'entrée de la grotte, est le tonibeRU de Virgile. Le goût des ornemens que nous nommons arabesques Kut tort à l'arcliitecJure et à la peinture 5 Vitruve s'en plaint. On pourrait placer Aers cette époque-ti et mèjiie plus tard, jusqu'à l'an 79 de J. C. , le peintre Alexandre , dont le nom se trouve sur un tableau en camaïeu de Pompéï , qu'on ne peut pas considérer comme un de ces anciens monochromes qui remontaient à l'origiise de la peinture. Les peintures antiques de cette ville , ainsi que celles d'Herculauum et de Stabies, conservées au nombre déplu» de i5oo dans les Musées de Poriici et de Naples, ne peuvent guère remonter au-delà du commencement de notre ère. Le genre de leurs ornemens ressemble à ceux dont parle Vitruve. Toutes ces peintures ont dû être faites à peu d'aimées de distance les unes des autres , et peut-être dans un espace de 5o à 60 ans ; elles sont l'ouvrage d'un petit nombre de peintres dont on reconnaît la main, le làire 5 peintes sur mur, elles ont suivi le sort des maisons , que l'on ne peut pas supposer avoir existé deux ou trois cents ans sans être restaurées, u'éKant pas construites avec la solidité des palais et des églises d'Italie, où se conservent d«s fresques depuis plusieurs siècles. On ne doit pas juger de Pétat de la peinture ckez les anciens , par les peintures antiques qui hous restent} elles soutsur mur j et l'on voit par Pline que les plus beaux tableaux ne se faisaient pas ainsi , et qu'on pouvait les transporter d'un lieu à un autre. Herculanum , Pompeï et Stabies n'étaient cjue des villes très-secondaires, et leurs peintres devaient être d'un ordre inférieur à ceux de Rome et des autres grandes villes. Beaucoup de ces peintures paraissent faites d'après de meilleuis originaux. Celles de Stabies sont peut-être les plus gracieuse.? et les plus fines, et ne sont dues qu'à un très-petit nombre de peintres} je ne crois pas qu'il y en ait plus de douze ou quinze qui aient travaillé aux 147^ peintures antiques du IVIuséc de Portici, dont j'ai fait l'examen scrupuleux et le catalogue.

Pline , 3.5-g, parle d'un discours d'Agrippa, qui avait pour objet de faire vendre à l'encan tous les tableaux et les statues enlevés aux pays conquis ; il trouve que ce parti eût été préférable à ce qu'il appelle l'ear/7 auquel on les condamnait, eu les renfermant dans les villas ; ceux qui les auraient achetés

4o6 lABLEAU CHRONOLOGIQUE

eussent cependant été les maîtres d'en faire l'ornement de lenra mnisons de campagne. Quoique Agrippa ne flît peut-être pas grand amateur des arts, ii paya i3,ooo sesterces 2,600 l. aux Cyzicéniens deux tableaux , Ajax et Vénus ^ il décira aussi ses thermes de petits tableaux qu'il fit enchâsser dans du marbre , et qui avaient été enlevés lors de la restauration de ces thermes, Pline f SS-ç. Il fit élever le Panthéon et d'autres înonumens auxquels il employa Diooène ; les Caryatides de ce sculpteur étaient d'une grande beauté ; l'on n'est pas d'accord sur la place qu'elles pouvaient occuper dans le Panthéon. Agrippa construisit en un an plusieurs grands aqueducs ornés de 3oo statues de bronze et de marbre , et de 400 colonnes. Le groupe connu sous le nom de Taureau Fanièse , ouvrage d' Apollonius et deTAumscus de Rhodes , et dont il ne reste que très-peu de parties antiques , est peut-être de cette époque ou du temps des premiers Empereurs 5 cependant Winckelmanu le croit beaucoup plus ancien et de l'école de Lysippe.

Sans fixer d'époque positive , M. Visconti après avoir discuté avec sa critique et sa sagacité ordinaires tout ce qu'on a pu croire au sujet du Laocoon, pense c|ue ce chef-d'œuvre peut avoir été exécuté sous les premiers Empereurs; ce n'est pas le sentiment de Winckelmann, qui le croit du siècle de Lysippe. C'est l'ouvrage d'AoïîsANDRE et de ses fils Athénodore et PoLYDORE de Rhodes. Pline c|ui parle avec admiration de ce beau groupe , le dit d'un seul bloc 5 mais il est à croire qu'il n'aura pas aperçu les joints des différens morceaux c[ui le composent, et il y en a six, comme l'a observé M. Petit-Radel. Voy. Mon. du 3/Iusée , t. 2, p. i3i. Winckelmann croit des premiers règnes des Empereurs le bas-relief de l'expiation d'Hercule de {nvilla Albani y par Apollonius de Priène. Suivant Pline, Craterus et Pytiiodore, Polydecte et Hermolaùs, un autre Pytho- DORE et Artémon, et Aphrodisius deTralles, statuaires, ornèrent de leurs ouvrages les palais des Empereurs : il ne donne pas l'époc|ue de ces artistes.

Après S. C.

Tibère loin de protéger les arts avilit la sculpture en faisant élever des statues aux délateurs, par ce que dit Pline , 35- X 1 ; on voit que dès l'époque de Tibère il regardait la peinture comme en décadence.

iprij i. C.

DES ARTISTES DE L'ANTiqUIÎÉ, ^^7

Caligula persécute les arts , détruit ou gâte beaucoup de statues; il envoie Memmius Regulus les enlever d© la Grèce et fait mettre soa portrait à la place des tètes des dieux et des grands hommes ^ cependant les tètes de cet Empereur ayant été en grande partie détruites après sa mort, sont très-rares. Le Jupiter Olympien de Phidias existait encore à cette époque ; Caligula voulut le faire transporter à Rome et n'y put réussir,

Claude protège les arts y mais sans goût 5 il fait i^mplacer dans des tableaux d'Apelle la tèted'Alexandre-le- Grand par celle d'Auguste; le groupe faussement nommé Arria et Foetus ^qu^ on a cru de son^ temps, est sans doute un ouvrage grec plus ancien , comme le prouva Winckelmann. Claude fait faire le port d'Ostie , des aqueducs et le bel émissaire du lac Fucin , aujourd'hui de Celano dans l'Abruzze, auquel 3o,ooo ouvriers travaillèrent pendant onze ans. C'est un des plus beaux monumens des Romains ; les eaux du lac. en obstruent à présent une grande partie , et menacent de couvrir toute la vallée. Du temps de Claude on ornait les murs des appartemens avec des espèces de mosaïques en marbre; oh lespeignait pour inriter les plus rares. Ce fut sous son règne que Vitrasius Pollion fit venir à Rome les premières statues de porphyre. Démétrius d'Ephèse, cis. en argent.

Saint -Luc l'évangéliste qui vivait à cette époque,, était peintre , et on montre en Italie , entre autres à Bologne, plusieurs Madones qu'on lui attribue.

Néron fait des collections sans choix; il encombre de tableaux et de statues sa maison dorée , et envoie en Grèce Acratus et Secundus Carinas en enlever les statues. On en emporte cinq cents en bronze du temple de Delphes. Winckelmann pense que l'Apollon du Belvédère et le Héros combattant trouvés à Antlum , ville qu'affectionnait Néron, pouvaient faire partie de ces statues. On dore l'Alexandre en bronze de Lysippe. Néron se fait peindre par Zénodore, sur toile, haut de 120 pieds; premier exemple connu de la peinture sur toile; on ne peignait autrefois que sur le bois, les métaux et les murs. Cetto peinture colossale avait été placée dans les jardins de Maïa et y fut brûlée par la foudre. Il paraît que Zéno-

TABLEAU CHKONOLOGIQUE

dore était aussi sculpteur; car Pline à l'article de ces artistes dit cju'il fit en Auvergne un Mercure colossal. D'après cet auteur , à cette époque on ne connaissait plus le bon alliage de l'airain. Il y eut presque une révolte à Rome sous Néron , parce qu'il avait enlevé des thermes d'Agrippa le célèbie Apoxiomnène ou l'Athlète se frottant , statue de Lysippc, pour la- placer dans son palais. Ménodore, st. , lit aux Thespiens un Amour d'après celui de Praxitèle, que JNeron leur avait enlevé et qui périt dans un incendie. Un affranchi de ce prince ayant donné à Antium un spectacle de gladiateurs, il fit entoui-er les portiques de peintures c|ui représ niaient tous les gladiateurs et les gens employés aux jeux. Pline y 35-33.

On fait à cette époque beaucoup de statups de- marbre de différentes couleurs. On imitait par des incrustations les marbres rares, et la richesse de la matière dans les statues étant préférée au travail et à la ressemblance, on altère les portraits et les statues de famille , Pline, 35. Néron , jaloux des athlètes couronnés, fait briser leurs statues; il mit un des tableaux de Dorothée dans le temple de César, à la place de la Vénus Anadyomène d'Apelle, qui avait souffert, et que personne ne put restaurer. Celer, ar. ; Sévère, ar. Amulius, pe. d. g. , travailla, beaucoup pour la maison dorée.

Galba, Othon, Vitellius, régnent trop peu de temjts pour s'occuper des arts. Othon donne ordre d'employer 90 millions de sesterces 18,000,000 à finir la maison dorée de Néron : les têtes de ces trois Empereurs sont très-rares ; celles de Vitellius , en marbre , passent pour être du seizième siècle.

Vespasien protège les arts; il fait construire le temple de la Paix, le Colisée, et les orne de statues et de tableaux, ainsi que les jardins de Sallusle. Pline dit qu'à cette époque la peinture était moins en honneur, et qu'on préférait les marbres. Vespasien fait placer dans le temple d'Auguste le groupe du Nil en basalte. Cobn. PiNUs, Accius Priscus, pe., firent les peintures du temple de l'Honneur et de la Vertu; ils avaient aussi travaillé pour la maison dorée. Titrpilius, chev. rom. , Ipe. du temps de Pline , peignait de la main gauche. Ati.-

Après J.C.

DES ARTISTES DE l'aNTIQUITÉ. 4'^^

mus Labeo , proconsul de la Narbonnolse , peignait de petits tableaux et l'on trouvait que c'était pc;u convenable à ses fonctions.

Titus encourage les arts, et fait élever à Britannicns une statue équestre en ivoire. Evodus, grf. ; ou a de lui à la Bibliothèque royale une belle tête de Julie , fille Je Titus , sur une aigr.e marine.

Sous Do.MTTiEN les arts sont en honneur; il bâtit le temple de Pallas orné de colonnes de iiurbre prntélique faites à Athènes , mais dont on goûta peu les proportions à Ptome. Rajîirius, ar. , diriqt; les ouvrages, entre autres, le pont du Vulturne et la voie Domltienne. Les trophées de Marins paraissent de cette époque.

Après la mort de Doraitien le séjiat f^it briser ses statues; il ne nous en est parvenu que très-peu, et elles sont mutilées.

On a quelques statues et des tètes du temps de Ner.va. Frontin écrit sur l'architecture, et en particulier sur les aqueducs.

Trajan ranime les arts en Grèce et en Italie. On élève des statues aux grands hommes. Zenon , fils d'Attis d'Aphrodisium ; on a de lui une statue de sénateur à la vil/a Altieri à. Rome. Zenon , st. de Stapliies en Asie. Apollodore, ar. , construit la colonne Trajane , des temples , des aqueducs et un superbe pont sur le Danube. Pline le jeune protège les arts et fait bâtir de beaux édifices par l'architecte Mustius. C. Jul. Lacerus, ar. , construisit à Alcantara, en Espagne, un beau pont et un joli temple. Vers celle époque on mit souvent des noms romains sur des statues grecques plus anciennes.

Hadrien fit fleurir les arts en Grèce et en Italie. Il s'établit une nouvelle école où l'on prend l'antique pour modèle. Cet Empereur fait élever de somptueux monumens , entre autres, l'amphithéâtre de Capoue ; à Rome son magnifique mausolée , sur les restes duquel est bâti le château de S. A nge. On continua et l'on acheva le temple de Jupiter Olympien à Athènes, commencé sous Pisistratej il fut enrichi d'un colosse de Jupiter en or et en ivoire, et d'une immensité de statues, et l'on y en plaça une colossale d'Hadrien. Plusieurs des grands moHumeus it

Apre; J. C.

4lO TABLEAU CHRONOLOGtQUE

PoTizzoIes paraissent de cette époque. Hadrien forme fa xyilta Adriana, où il fait imiter les plus beaux monumens iFEgypte, et qu'il orne d'une grande quantité de statues f aussi cette Villa est -elle devenue une mine féconde de chefs-d'œuvre. Les statues égyptiennes dans le style d'imitation, datent de cette époque. Voy. p. 164. Hadrien peignait et sculptait, et devint jaloux des artistes 5 il fit même mourir l'architecte Apollodore, qui avait blâmé l'ârchitcetui e d'un temple bâti d'après ses jjlans. Il fonda plusieurs villes, répara A ihèues, et donna le nom d'Aelia Capitolina à Jérusalem qu'il rétablit en partie; il fit élever un mur de So milles de longueur dans le nord de l'Angleterre; enfin, son nom était sur tant de menu meus, qu'on l'appela,it Herha parlttaria, lapariétaire. Detrianus, ar. , exécuta la plupart des ouvrages faits sous Hadrien; entre autres , son mausolée et le pont Aelius. Antonin , ar. j HiFPiAs , ar. Aristée et Papias , st. , dont on a deux centaures domptés par des Amours. Les belles statues d'Antinoijs sont des cliefs-d'œuvre de cette époque dignes des pins beaux temps de l'art.

Les arts se soutiennent sous Antonin Pie. On fait cependant plus de portraits et de bustes que de statues. On élève la colonne Antonine. Diognète , pe. et phil. Nicon , ar. , père de Gallien le médecin , qui écrivit aussi sur l'architecture. Le Jupiter Olympien de Phidias existait encore à cette époque, et l'on pratiquait encore la statuaire en or et en ivoire.

Marc-Aurèle et Ltjcius Vérus protègent les artsj les artistes deviennent cependant plus rares; les médaille» de cette époque sont très-belles. Hérodes Atticus emploie ses richesses à embellir Athènes de monumens superbes; il orne le temple de Corinthe d'un quadrige de Neptune et d'Amphitrite, groupe colossal d'or et d'ivoire. Andron, st., fit, selon Tatien, une statue d'Harmonie.

Sous Commode l'art tend à sa ruine. Les écoles établies par Hadrien sont négligées.

Les arts déclinent de plus en plus. Les bas-reliefs de l'arc de Septime-Sévère en sont la preuve; il fait construire plusieurs édifices, entre autres, son Septizonium, Itour à sept étages. Les médailles ne sont plus aussi belles 5 le dessin devient moins pur : oa travaillait encore en or et

Apre; J. C.

DES ARTISTES DE L'AIÎTIQUITjé. 4^1

en ivoire. Le bûcher de Septime-Sévère était orné de statues d'ivoire.

Caracalla, Géta, Macrin, Hélagabale, ne songent pas aux arts. Il y a cependant de beaux bustes de cette époque 5 Eumelus, pe.5 Aristodème, pe.

Alexandre-Sévère fait d'inutiles efforts pour relever les arts. Il établit des écoles d'architecture; le bon goût dans cet art décline tous les jours. La statue de S. Hippolyte est de cette époque; c'est la plus ancienne statue de saint. Les médailles deviennent d'un travail petit et maigre. On fait encore quelques bons bustes.

Une assez belle statue de Pupien montre qu'il y avait encore quelques bons artistes.

Maxalas , grf. sous Gordien Pie.

L'art décline encore sous Gallien; on voit dans les médailles la barbarie du goût qui s'empare du dessin. Les Goths dévastent la Grèce. Gallien fait élever un arc de triomphe massif et lourd.

Il y avait encore d'assez bons architectes. Auréliex fait élever à Palmyre le temple du soleil et plusieurs autres édifices superbes ; on a cependant de la peine à croire que les beaux monumens de Palmyre et de Balbeck soient de cette époque.

DiocLÉTiEN fait construire des édifices immenses ; on y prodigue les omemens , et il y en avait tant à l'amphithéâtre qu'il fit bâtir , qu'il s'en détacha assez pour blesser beaucoup de personnes. Castorius, Claudius, Nicos- TRATE, Stmphorien et SiMPLiciEN, sc. tomains, refusèrent de faire des idoles et furent matyrisés. Orland! Abecedario , etc.

Les sciences revivent sous Constantin. Les arts sont morts. Les artistes de ces temps gâtent des chefs-d'œuvre antiques , et substituent des têtes modernes aux anciennes. Métrodore, ar. , va en Perse et dans l'Inde, et y bâtit plusieurs édifices. Le Virgile du Vatican est peut-être de cette époque.

Constantin fait élever une statue d'argent doré à son fils Crispe , qu'il avait fait mettre à mort sur une fausse accusation.

Constance II fait transporter à Rome un obélisque d'Héliopolis que Constantin avait laissé à Alexandrie.

Alipius , ar. du tçmps de JiUien. La statii« de c«t

>pirès

4l» TABLEAU CHRONOLOGIQUE

Empereur, Musée royal, n" 532, donne une idée des meilleurs statuaires de ce temps. Les médailles devienr.ent de plus en plus mauva.ises. Il parait que le Jupiter Olym- [)ien de Phidias et la Minerve du Partliénon existaient encore vers cette époque.

Le temple de Jupiter Olympien était détruit du temps de S. Jérôme ; le même sort arrive à d'autres temples et aux statues des dieux à CF. et en Grèce, On protège encore les statues à Rome. Cyriades, areli. du temps de Théodose I^r.

HoNOKius donne une loi pour abolir les sacrifices et conserveries temples. On éleva dans le Forum de Trajan (les statues au pt.ète Claudien et à Stilicon. Litcillus, pe. du temps de Syinmaque.

fiuNNAMAR, ar. arabe, ^ivait au 5^ siècle sous le io™« roi des Arabea Aloccavar , pour qui il travailla.

Vers cette époque Eudoxie, femme d'ARCADius , se fait élever luie statue d'argent sur iiue colonne de porphyre placée à l'entrée du sénat à Constantinople. Mallius, pe. rom. du temps de Macrobe.

Théodose le jeune aimait les arts , et avait du talent pour la peinture et la sculpture. On lui consacra vers cette époque une sîatue d'or qu'on plaça dans le sénat à Constantinople- On élève à Antioche des statues à Eudoxie sa femme.

Vers cette époque Entinopus, ar. de Candie, fuyant d'Italie devs^nt les Visigoths , se retira dans les lagunes de la mer Adriatique , et y jeta les premiers fondemens de Venise.

Zenon l'ïsaurîen fit élever à CF. une statue équestre à Théodoric. Axoisius , ar. de Théodoric.

La statue de bronze de S. Pierre au Vatican date y dit-on , de cette époque.

Vers cette époque on élève dans le forum de Trajan une statue à Sidoine Apollinaire.

Plusieurs chefs-d'œuvre de sculpture antique sont détruits dans l'incendie du palais Laususià Constantinople sous Basilisque.

On trouve sous Anastase (49i-5i8) un peintre nominé

DES ARTISTES UE i.'ANTIQUiTÉ, ^ij

SyROPER!

libres.

Après J. C.

Syropersa, dont les peintures paraissent avoir été trop libres.

Les Romains , assiég's par les Gotlis dans le mausolée d'Hadrien, lancent des statues sur le? assiégeans. Jusii- NiEN Sij-SGS , fit faire beaucoup de nionumens et de statues , et plaça la sienne sur une colonne ornée de basreliefs de bronze; il érige deux colonnes à l'honneur de Constantin et d'Arcadius. Anthémius , ar. nié. , bâtit Sîinte-SophieàCoustanlinciple, dont Paul le Silenciaire a laissé une belle description en vers. é6i Constant , empereur d'Orient, vient à Rome, n'y passe que i3 jours, la dépouille de presque tous ses bronzes, qu'il emporte à Syracuse, d'où ils furent depuis enlevés par les Sarrasins. (Quelques chefs-d'œuvre se conservèrent à CP. 5 mais lors de la prise de cette ville par Baudouin, ils furent détruits; on fait de la monnaie avec les statues de bronze , et entr'autres avec la Junou de Samos, chef-d'œuvre deLysiprE; un Hercule colossal en bronze ; une belle statue d'Hélène et une grande quantité d'autres chefs-d'œuvre dont on peut voir lo détail dans Nicétas Choniate.

NOMS DES SCULPTEURS ET DES PEINTRES Inscrits sur des monumens antiques.

Agasias , auteur du Héros Combattant ou Gladiateur Eorghèse

du Musée roy^l.

Agésandre , Athénodori: , Polydore , de Rliodes , scul| leurs

de Laocoon ; d'apr.js une inscripiion sur une base antique

citée par Winckclmann , Athénodore ét^iit fiis d'Agésandre

et probablement frère de Polydore.

Alcamèxe , affranchi de Lollius , sculpteur d'un bas-relief de

la villa Albani. Winckelm. Mon. ined. pi. 186. Alexandre d'Athènes, auteiir d'une peinture d'Herculanum.

Voy. Pitture d'Ercolano , t. t , pi. 1. Alsimus, peintre d'un très - beau vase étrusque du Vatican.

Winckelm. Mon. ined. pi. ii\à.

4l4 NOMS DES SCULPTEITRS ET DES PEINTRES

AmMONIas , voy. Phidias,

Antiochus d'Athènes , gravé sur la base d'une Minerve de 1a villa Ludovisi.

Apollonius d'Athènes , fils de Nestor, auteur du célèbre torse d'Hercule en repos , connu sous le nom du torse du Belvédère ou de Michel- Ange. Winckelm. Hist, de l'art.

Apollonius d'Athènes, lils d'Archias , sculpteur d'une tête de bronze d'Auguste , trouvée à Herculanum.

Apollonius et Tauriscus, auteurs du taureau Farnèse.

Apollonius de Piiène, sculpteur de l'apothéose d'Homère.

Aristiîas et Papias d'Aphrodisium , sculpteurs des Centaures de marbre noir du Capitule , trouvés à la villa Adrienne en 1746 , et dont celui du Musée , n» i34j parait être une répétition.

AssALECTUs , auteur d'un Esculape du palais Verospi selon Winckelmann , Hist. de l'art.

Athénodore , collaborateur d'Agcsandre et de Polydore dans le Laocoon; on a trouvé son nom sur la base d'une autre statue; Winckelm. Mon. ined. t. 15 p. 7g.

Atticianus d'Ajdirodisium , auteur d'une statue de Muse de la Galerie de Florence. Gor. Mus. Flor. t. 3, pi. 22 et 82.

Callimaque , sculpteur d'un bas-relief au Capitule.

Gléomène , fils d'ApoUodore Athénien ; inscription gravée sur la base moderne de la Vénus de Médicis, mais qui paraît avoir été copiée d'après une ancienne inscription.

Cléomène , fils de Cléomène ; son nom est gravé sur la tortue de la statue du Musée , n» 7 1 2 , connue sous le nom de Germanicus.

Criton et Nicolas d'Athènes , sculpteurs des Caryatides trouvées en 1766 dans la vigne Strozzi , sur la voie Appienne. Winckelm. Hist. de l'art.

Dioscouride ou D10SCORIDE de Samos , dont le nom s'est trouvé sur une mosaïque de Pompeï. Winckelm. Hist. de l'art.

Eraton , gravé sur un vase de la villa Albani. Winckelm. Fier, de Stosch. p. 167.

EuBULUs , fils de Praxitèle, sur une tête de la villa Negroni. Winckelm. Hist. de l'art.

EuTYCHÈs de Bithynie , sculpteur d'un monument sépulcral consacré au Capitole , id. ibid.

Glycon d'Athènes, sculpteur de l'Hercule Farnèse et d'un autre Hercule de la collection Guarnacci ^ Bracci.

Harivlatius, collaborateur d'Héraclides.

UrsCRITS SVR DE5 MONUMtNS ANTIQUES. ^i5

HiRACLiDEs d'Ephèse, fils d'Agasias et Harinatius , sculpteurs du j\Iars du Musée , n» 4n •

Léocharès d'Athènes, sur la base d'un Ganymède à la, villa. Médicis. Wiiickelm. Mon. ined. t. i , p. j^. Spon. Miscel.

Ltsanias , fils d'Antiochus, sur la base d'une statue de J3acchus que Winckelmaan croyait être à Sclo.

Lysippe, autre que le célèbre Lysippe de Sicyone, sur un Hercule du palais Pitti à Florence.

Ménélas , sculpteur du groujîe de la villa Ludovisi, connu sous le nom de Papirius avec sa mère.

Ménophante, sculpteur d'une copie antique de la Vénus d'Alexandria Troas. Voy. n» loo.

Myrox, sur un buste du palais Corsini; ce Myron doit être très-postérieur au statuaire de ce nom , contemporain de Polyclète et de Phidias.

Papias et Aristéas. Voy. plus haut.

-Phidias et Ammonias, sculpteurs d'un singe de basalte du Capitole j il ne faut pas confondre ce Phidias avec l'auteur du Jupiter Olympien et de la Minerve d'Athènes 5 le nom de Phidias et de Praxitèle sont aussi gravés sur les belles statues colossales de Monte Cavallo , ce qui peut indiquer qu'on voulait les faire passer pour des copies d'après ces gi-ands maîtres. Winckelm. Mon. ined. t. 1 , p. 97.

P0LYDORE5 voy. Agésandre.

Praxitèle. Ce nom était gravé sur la plinthe de la Venu» Drapée du Musée, 11° i85, sans doute pour marquer que c'était une copie de la Vénus que ce grand sculpteur fit pour les Pariens. On sait d'ailleurs par les auteurs ancieHS , que l'on mettait souvent sur les statues les noms de Phidias, dé Praxitèle , de Myron, pour en augmenter le prix.

Siaïus , fils de Thémistocrate de Saiamine : son noni n'est connu que par une inscription du Musée, n» 676.

SosiBius, gravé sur un beau vase du Musée, n" 333,

Tauriscus. Voy. Apollonius.

Zénox, fils d'Àttis d'Aplirodisium , sculpteur d'un sénateur de la villa Ludovisi. Winckelm. Mon. ined. t. 1 , p. 97.

ZÉnon de Saphies, sculpteur; celte ville d'Asie n'est connue que par l'inscription d'un hennés de la villa Negroni, rapportée par Winckelmann. Mon. ined. t. 1 , p. 98-

4l6 NOMS DES GRAVEURS SUR PIERRES FINES.

Page 1