Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis Fould
Lorfque M. Louis Fould conçue le projet de cet ouvrage, il n'était préoccupé .que du défir de fervir les intérêts de ‘la Jéience en faifant connaître un grand: nombre de monuments inédirs & ne fongeait pas à augmenter la valeur de fon Cabinet; on ne s'étonner& donc pas quon fe foi décidé à en publier le catalogue après & malgré la difperfion des objets qui le compofaient. Une mort prématurée wa pas permis à M. Louis Fould de voir paraüre ce livre, mais au moins il aura été exécuté & rerminé d'après fes infpirations & fuivant le plan qu'il en avait tracé.
La deféription de tant d'objets appartenant à des contrées, à des* époques & à des claffes différentes aurait exigé une univerfalité de connaiffances à laquelle je ne prétends pas. Il importait cependant que le texte für digne des lecteurs auxquels il s’adreffe 6 répondit autant que poflible aux intentions de l'amateur difingué qui mavait prié de le rédiger; afin d'obtenir ce réfulrat, je mhéfitai pas, lorfque je dus traiter des fujers étrangers à mes études spéciales, à recourir aux lumières & à l'expérience de favants dont l'amitié nefl acquife; je ne fais donc que remplir un devoir de reconnai ance en offrant ici mes fincères remerciements à MM. J. de Wire, Staniflas Julien, Léopold Delifle, Riocreux, Jules Labarte @ Albert Way, que je n'ai jamais. confultés fans profit.
Quil me foit permis encore de témoigner de ma gratitude envers deux autres amis, M. Charles Schefer, profeffeur de perfan à l'École impériale des langues orientales, & M. Théodule Devéria, confervateur adjoint du Mufée Égypüen du Louvre. Ces Javants orientalifles ne Je font pas bornés à me
donner des avis, ils ont bien voulu fe faire mes collaborateurs : le premier a traduit toutes les inf.
hiéroglyphiques.
iptions arabes ou perfanes de cet ouvrag
, & je dois au fecond l'interprétation des légendes
En terminant, je ne puis oublier un dernier nom, celui de M. Amédée Varim, qui seft chargé de la partie pittorefque de l'ouvrage. Secondé par M. Eugène Varin, fon frère, cet artifle Sseft acquitté F F Ô £ P 5 OR > É : 4 de fa tâche avec un talent dont la reproduétion du Faune de La villa Adriana ef un remarquable j ‘Æ : cl Jpécimen. M. Amédée Varin a habilement furmonté les difficultés que préfentait le flyle noble & gracieux de ce chef-d'œuvre, qui reftera dans le Mufée du Louvre comme un témoignage durable du goût éclairé
de M. Louis Fould, auquel on doit de pofféder en France ce précieux monument de l’art antique.
A NOHABOULELEIT
Mars 1861