‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 126 sur 380 · Diane Lucifera, debout, au milieu de roche · texte numérisé non relu

Diane Lucifera, debout, au milieu de roche

s'appuyant d’une main sur une colonne, et de l’autre tenant un flambeau qu’elle semble vouloir éteindre. La déesse porte la tunique courte, est chaussée d'endromides et a le carquois sur l'épaule. Le long de la colonne on lit cette signature : ATIOAAGNIOY. Cornaline. H. 20 mill., 1. 13 mill.

Stosch, dans son ouvrage sur les pierres

nées, pl. XII,

née comme notre corna-

p. 15, a publié une améthyste s

line, par Apollonius, et offrant le même sujet. Cette pierre, qui appartint dans l'origine à Fulvius Ursinus, était alors (1724) dans le trésor Farnèse à Parme; ou l'admire aujourd'hui au musée de Naples, où elle est venue, par hé-

ritage, avec tant d’autres richesses. La cornaline de M. Louis

Fould est une belle répétition antique de l'améthyste de Naples ; mais la signature a été ajoutée par une main moderne. Spon, qui a parlé de l’améthyste d'Ursinus dans ses Mélanges (p.122), pensait qu'on y avait lu à tort Apollonius et qu'il fallait vraisemblablement y voir le nom d’Apollonides, l'un des quatre grands graveurs de pierres cités par Pline (ist. nat., XXXNIT, 4). Cette opinion avait été suggérée à Spon par Demontiosius (Louis de Mont-

josieux), le même que Stosch nomme Demonceaux. Mais Stosch, qui avait eu la pierre entre les mains à Parme, déclare qu'il y a très-distinctement le nom d'Apollonius au

génitif.

Page 1