‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 149 sur 380 · GRECQUES ET · texte numérisé non relu

GRECQUES ET

petit anneau d'or. Provient de la vente Durand; c’est le n° 2069 du catalogue par M. de Witte. Long. 28 cent.

1175, — Collier composé d'un cercle d’or dans lequel

sont pi

ses cinquante-deux perles de pâte de verre doré et émaillé de bleu et de blanc. A ce collier est suspendu

un phallus de pâte de verre bleu. Les fermoirs du collier

en or sont décorés de petites plaques d’or de forme ovale avec chacune un sujet gravé en creux : 1° Neptune debout, te

ant d'une main le trident et de l'autre un poissor

Victoire ailée, avec palme et couronne. Diam. du collier,

21 cent.

1176.— Collier d'or composé de petits cols d’amphore, auquel est suspendue une amphore dont la panse est en pâte de verre, tandis que le col et le pied sont en or et sont décorés de filigranes. Deux muflles de lion en or mince, surmontés chacun d’une boule en pâte de verre irisé placée entre deux sortes de couronnes, forment le milieu

de ce collier. Les petits cols d’amphore qui composent le

collier sont absolument de la même forme que celui de

l’amphore qu'il supporte. Long. 30 cent.

1177.— Collier composé de grains de blé et de perles d'or qui alternent. Au milieu est une perle plus grosse que

les autres avec des ornements en filigrane. Un petit gland

est suspendu à chacun des fermoirs. Long. 33 cent. 1

Gravé, pl. XI. Provient de la vente Durand. Voyez n° 2067

du Catalogue, par M. de Witte.

1178. — Collier composé d'une chaïnette d’or entre-

mêlée de petits dés d'émeraude d'

sypte et de verroteries.

Au milieu est suspendu un dé d'émeraude d'Égypte plus gros que tous les autres. Les fermoirs, en or mince, figurent

une feuille. Long. 41 cent.

1179. — Collier formé par des feuilles de lierre en or,

bractéates, et par de petits dés d’émeraudes d'Égypte qui

alternent. Long. 48 cent. Gravé, pl. XIT. Provient de la

vente Durand; c’est le n° 2074 du Catalogue rédigé par M. de Witte.

1180. — Collier formé par une chaîne en filigrane. Fermoirs : une tête de gazelle en grenat entourée de filigrane d'or. Long. 45 cent. Provient de la vente Durand. Voyez le

Catalogue par M. de Witte, n° 2073.

1181. — Collier composé de petits grains d’or séparés

par cinq plus gros, lesquels sont décorés de filigrane. Long.

31 cent.

1182. — Collier composé de grains d'or en filigrane alternant avec des agates, des émeraudes et des grenats. Au milieu, une émeraude sur base d'or hexagone entre deux grenats sur base ronde. Deux têtes de panthère en or, en

regard, complètent la décoration du milieu de ce collier

qui est encore orné d’une pendeloque formée de chaïnettes

partant d’un petit grenat. Long. 38 cent. Gravé, pl. XII.

1183. — Médaillon d’or (fibule ou pendant de collier), représentant une tête de Méduse de face, travaillée au repoussé. Encadrement en filigrane très-fin. Diam. 35 mill.

ail annonce

Gravé, pl. XI. Ce précieux bijou, dont le tra la belle époque de l’art grec, a été rapporté d'Athènes, il y nos consuls dans les

a quelques années, par un de

échelles du Levant.

1184.— Pendant de collier, composé d’une médaille d’or de Faustine mère, placée au milieu d'un élégant encadrement découpé à jour et muni d'une belière. La légende de cet aureus est : DIVA FAVSTINA. La femme d’Antonin est

représentée voilée, de profil ; ses cheveux tressés 6

ment forment, sur le sommet de sa tête, cette espèce de couronne qu'on retrouve sur les bustes et les statues de cette impératrice. (Voyez le beau buste de marbre de

Faustine, n° 1733 du présent ouvrage.) Au revers est

représentée l'Éternité, sous les traits d’une femme d ebout, voilée, tenant d’une main une patère et de l’autre un gouvernail qui pose sur AETER- NIT:

IL existe

e globe du monde. Légende :

. H. du bijou 4 cent.

au Cabinet des médailles et antiques de la

Bibliothèque impériale plusieurs exemples de l'emploi de pièces de monnaie dans les colliers. Voyez surtout le col-

lier auquel sont suspendus deux camées et quatre pièces

de monnaie. (N° par M. Chabouillet.)

58 du Catalogue des Camées, ete.,

1185. — Phallus suspendu à une chaïînette. H. 17 mill.

Avec la chainette, 6 cent.

1186.— Fibule d’or. Le long de l'aiguille, des animaux

en ronde bosse; d’abord un lion ailé, accroupi, la guenle

béante; puis derrière ce lion et en sens contraire, trois couples d'animaux de dimension bien moindre : deux lions, deux canards et deux lions. Ces derniers exécutés plus grands que les deux premiers. Long. 68 mill. Gravé, pl. XI. Cette belle fibule est de celles qu'on trouve dans les tombeaux de l'Étrurie, et qui, comme la nôtre, sont souvent composées de plaques d’or mince et ne pourraient être

d'aucun usage.

l'aiguille ou de l’ardillon des vestiges d'animaux en relief,

Fibule d’or mince. On reconnait sur l’étui de

accroupis dans le genre de ceux qu'on voit sur la grande et belle fibule n° 1186. H. 40 mill.

188.— Fibule à laquelle il ne manque que le crochet. Ce bijou, d’une forme rare, se compose d’une charnière élégamment découpée en fleurons de façon à figurer la frange

d'une étoffe et d'une épaisse plaque d’or carrée entourée

de perles d'or, au milieu de laquelle un statère d’or d'A-

lexandre le Grand est encastré de manière à ce qu'on

58 COEL

face et le revers. Ce statère, qui est entouré le

type connu de cette monnaie justement célèbre quoi qu'en

puisse en voir la

d'un grènetis et cantonné de quatre tiercefeuilles, offr

ait pu dire Zénon le stoïcien.! On y voit done, d'un côté, la tête

de Minerve de profil. La déesse est représentée les cheveux

flottants en tre sur les épaules; elle porte un collier et

des pendants d'oreilles. Sur son casque, décoré d’une longue pté le serpent sacré. Au AAEEANAPOY. Le type est

tenant de la main droite une couronne,

crinière est seu revers, on lit

le nom du roi au génitif :

la Victoire ailée

et de la gauche un long bâton potencé dont on a long-

temps cherch générale-

‘explication. Aujourd'hui on &

ment adopté l'opinion émise par M. Charles Lenormant,

qui y reconnaît l'armature d'un trophée. (Voyez Numismatique des rois grecs, p. 21, colonne 2, dans le 7résor de par M. Müller, dans sa Vumismatique d'Alexandre le Grand,

numismatique.) Cette interprétation a été suivie

publiée à Copenhague en 1855. (Voyez, p. { et 3.) Dans le

champ, à gauche, on distingue les symboles qui désignent

1. Sur l'opinion défavorable à là monnaie d'Alexandre, attribuée à Zénon par

Dio, E. Beulé, Monnaies d'Athènes

ène Laërce, voyez la judicieuse remarque de M.

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LOUIS

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