BAS-RELIEFS
1341. — Fragment d'une frise représentant un combat entre les Amazones et les Griffons.
Dans la scène représentée sur notre fragment, figurent un Griffon et deux Amazones ; l’une d’elles lève
sa bipenne pour frapper l’animal qui s’élance sur sa compagne ; celle-ci n'a plus sa hache; elle fuit en se couvrant de sa pela, ou bouclier échancré attribué par les mythographes aux Amazones. Un bouclier semblable paraît au-dessous du Griffon.
piter. On peut donc chercher un autre nom à ce masque, et peut-être est-ce celui de Priape qui lui conviendrait le mieux. Une représentation de Priape trouvée au Koul-Oba, en Crimée, me fournit l'autorité nécessaire pour justifier cette attribution. Sur l’un des fragments d'une lyre de bois est gravé un Hermès de Priape ithyphallique dont la tête offre la finesse et la régularité qui distinguent le buste du Louvre et notre masque de terre cuite. (Voyez Antiquilés du Bosphore cimmérien, publiées par M. de Gille, pl. LXXX, n° 11.) Un beau buste de rouge antique, conservé dans la riche galerie de M. le duc de Blacas, pourrait aussi être rapproché utilement de ces divers monuments. (Voyez le Jupiter Trophonius du Louvre, dans le Musée de sculpture de Clarac, pl. MLXXXVI, n° E.)
1335.—Fragment d'une statuette d'homme ithyphallique
Le buste et les jambes n'existent plus. H. 6 cent.
1336, 1337, 1338, 1339. — Fragments de phallus. H. de 4 à 6 cent.
1340. — Tête de Maceus, le polichinelle antique. H. ?
Les deux guerrières sont représentées ici suceinclæ, à la dorienne, comme sur beaucoup de monuments, la tête nue, avec un peplus serré à la ceinture et une robe courte qui ait fuir a en outre une chlamyde nouée sous le cou qui vole au vent. H. 14 cent. L. 32 cent. Ce monument a €
Grèce par un oflicier de l'expédition de 185
s'arrête au-dessus du genou. Celle qui pe
é rapporté de
On ne connaît pas un seul passage des écrivains de l'antiquité qui mentionne une guerre entre les Amazones et les Griffons, et cependant on pourrait citer un grand nombre de monuments sur lesquels les ennemis habituels des Arimaspes sont représentés combattant les Amazones. Je me contenterai ici de rappeler qu’on trouve ce sujet sur plusieurs vases peints, et entre autres sur un vase conservé au Cabinet des médailles (n° 3337 du Catalogue de M. Chabouillet), qui a été publié par Millin dans ses Monuments inédits. (N.t.11, p. 69.)J'ajouterai que le Musée
britannique possède un bas-relief en terre cuite sur lequel
est représenté un combat eutre deux Amazones et deux Griffons. (Voyez, Combe, Zerra cottas. Plate IV, n°4, an)
Je rappellerai enfin que, dans le Recueil des terres cuites
de d’Agincourt, on voit aussi une Amazone terrassant un Guiflon. A la vérité une autre opinion a été émise dernièrement, au sujet de ces représentations, dans le Zuwlletin archéologique de l’Athenœum français, W° année, n° 4. pl. II, dans un article intitulé : Explication des ornements plastiques d'un vase à boire. L'auteur de ce travail, M. Filippo Gargallo-Grimaldi, ayant à décrire un sujet qui offre la plus grande analogie avec celui qui nous occupe, ne reconnait pas les Amazones dans les femmes qui combattent les Griffons. Il n’admet pas la possibilité d'un combat entre l'animal symbolique d'Apollon et les Amazones qu'on considérait comme vouées au culte de ce dieu, et voit dans ces adversaires des Griffons les femmes des Arimaspes. Malgré tout ce qu'il y a d’ingénieux dans cette hypothèse, que le savant écrivain appuie avec une érudition aussi solide que profonde, je ne saurais m'y associer;
les guerrières de notre bas-relief, comme celles du rhy-
ton, me semblent aussi incontestablement des Amazones,
que celles qui paraissent si souvent sur les es dans des scènes où personne ne pourrait leur refuser ce nom. Pour ne pas sortir de la collection Louis Fould, il me suflira de renvoyer le lecteur aux vases n° 1381 et 1382, pour dé-
montrer l'identité des Amazones qui y figurent avec les
guerrières de notre bas-relief, L'objection de M. Gargallo-
Grimaldi se base principalement sur l'absence de textes mentionnant une guerre entre les Amazones et les Griffons, mais l’auteur produit-il en revanche un texte à l'appui de son dire? Nullement. La même difficulté qu'il oppose à l'opinion reçue se retourne donc contre son allégation et la question reste encore sans solution par les textes. Ce ut les
suppléer au silence des auteurs. Quant à l'interprétation
monumen(s
n'est pas la première fois qu'on ve
du mythe en lui-même, M. Gargallo-Grimaldi y voit une
figure de l'antagonisme entre la civilisation (les Griffons) et la barbarie (les femmes des Arimaspes). Il est permis de douter que ce point de vue soit conforme aux habitudes
d'esprit de la Grèce dont le génie inventif et conteur se
refuse à des idées aussi abstraites tout au moins dans les
représentations figurées.
1342. — Entablement portant sur la face antérieure deux
têtes de Méduse de face séparées par une palmetle. H. 16 cent. L. 26 cent. Il reste des traces de peinture, prin-
cipalement sur le côté. Très-bon style grec.