VASES PEINTS
1347.— Amphore tyrrhénienne de Vulei. Sur la face principale, cinq divinités. Jupiter est assis sur une ocladias, le foudre et le sceptre à la main; devant lui, Minerve debout, casquée, la lance à la main, portant au bras un
re la
bouclier rond dont l'épisème est la triskèle, Derriè déesse, Hercule allant à la rencontre de Bacchus, mais re-
tournant la tête vers Pallas; il tient la massue et porte un
carquois sur l'épaule. Bacchus, barbu, couronné de lierre et entouré de pampres, tient à la main le céras. Derrière le siége de Jupiter, Mercure debout, coiffé du pétase et tenant son caducée.
Sur l'autre face, départ d’un jeune guerrier pour la guerre ou la chasse; la tête nue, imberbe, la chlamyde sur
| les épaules, il est déjà monté sur son cheval et tient à
la main ses deux javelots; un chien le précède. Derrière
le cheval, un guerrier à pied tenant deux javelots et un personnage tenant une baguette. Devant le cavalier, guer-
rier le casque en tête, s'appuyant sur sa lance et por-
sème est une caisse de
tant au bras un bouclier dont l'ép
char. Peintures noires, rehaussées de blanc et de rouge
sur fond rouge. H. 55 cent.
Ce magnifique vase provient de la célèbre collection de
Samuel Rogers, le banquier-poëte. Il est mexactement décrit
dans le catalogue de cette vente sous le n° 49
1348. — Hydrie de Vulci, à trois anses
Sur la panse,
ANTIOUIT
iS GRECQUE
réunion de cinq divinités debout : trois dieux et deux déesses. Apollon, revêtu d’une longue robe et de la chla-
myde, jouant de la lyre, occupe le centre de la composition;
devant lui, Latone; derrière, Diane. Ces deux déesses sont revêtues de tuniques talaires et du peplus ; Diane est reconnaissable à son arc dont on distingue les deux extrémilés. Mercure à droite et Bacchus à gauche ferment cette assemblée de dieux. Bacchus est couronné de lierre, environné de pampres et tient à la main le céras. Mercure est
reconnai
ible à son pétase et à ses endromides; il tient à
la main, en guise de caducée, une longue verge. Sur le plat du col du vase, ou frise supérieure, un second
sujet. Un héros quitte son vieux père. On pourrait penser
à Ulysse et Laërte, si l'absence d’attributs n'obligea
it pas à voir ici une scène générale plutôt qu'un fait particulier.
Un vieillard as
is sur une ocladias et s'appuyant sur un
bâton regarde un jeune homme nu, qui s'élance dans un
quadrige. L'écuyer se tient près des chevaux
;ilest casqué,
armé d’une lance et porte un bouclier rond au bras. Derrière le héros, deux personnages en marche et tournant le dos à cette scène; le premier est armé comme l’écuyer et
son casque est orné d’une grande aigrette ; le second est
sans armes; il est coiffé d'une sorte de bonnet phrygien.
Peintures noires sur fond jaune. H. 52 cent. Ces réunions
de divinités semblent avoir été le sujet favori des Hydries
semblables à celle-ci. Voyez Cat. Durand, n° 241.
1349. — Amphore de Vulci. Face principale : Diane debout dans un quadrige qu’elle dirige ; Apollon, jouant de la lyre, marche à côté des chevaux. Devant les chevaux, la biche de Diane. Revers : Bacchus, couronné de lierre,
sur une ocladias
barbu, & tenant d’une main le céras
et un cep de vigne; deux Satyres à queue de cheval, dont lun est ithyphallique, sont debout devant et derrière le dieu. Peintures noires rehaussées de blanc et de rouge sur fond rouge. H. 42 cent. Ce beau vase provient de la collec-
tion Samuel Rogers.
1350. — Amphore de Nola. La naissance de Minerve. La déesse sort armée du cerveau de Jupiter. Le père des dieux
est a
s sur un trône carré; il est revètu d’une longue robe par-dessus laquelle il porte un manteau; de la main gauche il tient le foudre et de la droite un sceptre. La
chouette de Minerve est posée derrière Jupiter et sur son
siége. Mar: stent à cet enfan-
Neptune et deux [ithyies
tement. Neptune, reconnaissable à son trident, est derrière
le trône de son frère; Mars, le casque en tête, porte un
bouclier rond dont le symbole est un globule blane. Sous le
siége de Jupiter, une petite figure ailée qui peut être la
Victoire, ou Iris. Revers : Bacchus, barbu, couronné de lierre, revêtu d’une longue robe, debout, tenant d'une main un cep de vigne, et de l'autre le céras qu'il semble offrir
à Ariadne qui se tient devant lui revètue d’une longue
robe et d’un voile parsemé d'étoiles. Trois Satyres ithyphal-
liques assistent à cette scène. Peintur riolet, noir et blanc sur fond jaune. H. 40 cent.
Les savants auteurs de l'Élite des monuments céramographiques, MM. Lenormant et de Wille, ont réuni dans le