La Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras
e est nimbée et voilée. L'enfant divin aussi nimbé joue avec le voile de sa mère. Marbre blanc. H. 59 cent. L. 41 cent,
Ce marbre a été acquis à Florence. C’est une œuvre du xv-sièele, la composition est parfaitement entendue, le mouvement de l'enfant est des plus gracieux, mais la tête de la Vierge n'est pas aussi heureusement traitée que dans le
bas-relief précédent.
1729. — Saint Jean-Baptiste, enfant, vu à mi-corps, de
profil, avec le nimbe et la croix. Le P
iseur est, selon la tradition, revêtu de peaux de bêtes; il a la bouche entr'ouverte. Marbre blanc. H. 46 cent. L. 29 mill. Gravé, pl. XXVII.
On admire à Florence un buste de saint Jean-Baptiste en
relief attribué généralement à Donatello, qui est décrit en ces termes dans le livret de la Galerie de Florence, édition de 1790, p. 30 : « Et un buste fort petit du même saint (saint Jean-Baptiste) en âge puéril, en bas-relief par Dona-
tello. » L'édition de cette notice de l’année 1827 décrit ainsi
le même buste, p. 55 : « Saint Jeannin, bas-relief travaillé
en pierre noire. On le croit de Donatello et il est vraiment
digne d'un tel artiste. » Enfin, l’auteur de l'édition de 1850
s'exprime ainsi : « Un petit saint Jean, bas-relief en pierre
noire, attribué à Donatello, et il est vraiment digne d’un tel artiste. » M. du Pays, dans son Guide, etc., p. 279, dit que ce buste, placé au fond du troisième corridor, aux Uflizi, cru de Donatello, est d'une naïveté charmante. Le bas-
relief de M. Louis Fould est une répétition de ce chef-
d'œuvre; je ne chercherai pas si on la doit au maître
illustre auquel on attribue l’original célèbre du musée de
Florence, mais ce qui est certain c’est que tout le monde en admirera le modelé hardi et cependant délicat. L’expression de naïveté enfantine que signalent les divers auteurs qui ont parlé du buste des Uflizi se retrouve sur celui de M. Fould; cette uaïveté s'allie heureusement à la distinction qu'exigeait le sujet. C’est une œuvre de maitre. Je n'ai pas vu l'original, je n'ai même pas pu en trouver de reproduction gravée ou lithographiée à Paris; je n’en ai que plus de plaisir à faire connaître cette composilion exquise en signalant la belle gravure de M. A.
Varin. On la trouvera sur la pl. XXVII du présent ou-
1730. — Chef de saint Jean Baptiste. H. 12 12 c Ouvrage du xvr siècle.
1731. — Médaillon de pierre lithographique. Au milieu
de sujets mythologiques de fantaisie, portrait d'un personnage dont le nom est ainsi écrit : CHRISTOF FVRLEGER DER ELTTER Æ. 55. Christophe Furleger, l'ancien, la
cinquante-cinquième année de son dye. Ce personnage est
représenté la tête nue, avec une grande fraise à la mode du commencement du xvu' siècle. Les sujets qui entourent le portrait de Christophe Furleger représentent un triomphe maritime de Silène, Le fidèle compagnon de Bacchus est représenté monté sur un monstre marin et est suivi et précédé d’une foule de petits génies ailés ou non ailés
qui portent des thyrses, des corbeilles de raisins, ete
tandis que d'autres naviguent portés soit dans des barque soit dans de modestes baquets, soit enfin sur des boucs. Calcaire compacte à grains fins. Diam. 16 cent. Gravé, pl. XXVIHIT.
Dans le grand armorial de Siebmacher, on trouve les armes des Furleger, parmi les familles patriciennes de Nuremberg, p. 163. Ces armes sont d'azur à deux poissons d'argent tenant dans leurs becs une sorte de fleur de lis
Je n'ai rien trouvé sur la vie, sans doute obscure, de ce
patricien de Nuremberg; je signalerai seulement, dans l'ouvrage intitulé Sammlung eines Nürnbergischen Mürz- Kabinets, de Ch. André IV, Im Hof., 2° partie du tome I, p. 752, deux jetons frappés pour deux membres de la famille Furleger. Ce remarquable monument de l’art de la renaissance provient de la vente Debruge-Duménil ; voyez,
Catalogue par M. Jules Labarte, n° 108, p. 446.
1732.— Buste colossal d'Hadrien, la tête nue, avec le
paludamentum. La tête de Méduse décore sa cuirasse. Marbre blanc. H. 78 cent. Très-bon tra
ail du xvi° siècle,
Faustine la Jeune. Buste de marbre blanc. H. 43 cent.
Faustine, femme d’Antonin le Pieux, mère de
Excellent travail du commencement du xvr siècle. Ce portrait de Faustine la mère est copié très-exactement sur
les monuments antiques.
1734. — Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France. Cette princesse est représentée décolletée, avec un costume de convention ; ainsi une draperie à l'antique flotte autour du déshabillé moderne, tandis qu'on lui a conservé la coiffure à triple étage que l’on portait à la fin du xvinr siècle. Les traits de ce joli buste, dont le travail est très-fin, annoncent la jeunesse; il doit avoir été exécuté alors que Louis XV vivait encore. On pourrait l’attribuer à Augustin Pajou. Ce buste a été offert à S. M. l'Impératrice
qui a daigné en accepter l'hommage.
1735. — Buste d'enfant, la tête nue, vêtu à l'antique.
Marbre blanc avec socle pris dans le bloc. H.
) cent.