VASES DE MATIÈRES PRÉCIEUSES
1789. — Coupe de cristal de roche gravé. Sur les bords, trois mascarons au milieu d'arabesques de la plus grande élégance. Sur le pied, fleurons très-fins. La coupe est g0dronnée. Travail exquis du xvi siècle. Objet de la plus grande rareté. On ne rencontre guère les morceaux de cette importance que dans les palais des souverains. H. 74 mill. Diam. 13 cent.
1790. — Coupe de forme hémisphérique, en cristal de roche, à godrons à la base, avec arabesques gravées trèsfinement sur les bords qui sont garnis d’un cercle en or
émaillé. Deux tiges noueuses entrelacées de bronze doré
forment un pied à cette coupe. Un cachet carré en cristal
de roche de travail chinois est enchässé à la base; le manche de ce cachet est un animal chimérique. Le tout est supporté par un piédouche rond décoré d'émaux. H. totale 17 cent.
Diam. de la coupe, 10 cent. H. de la coupe, 5 cent.
1791. — Vase de cristal de roche avec couvercle. Les anses, le pied et le bouton du couverele sont en argent
doré. H. 22 cent. Diam. 11 cent.
1792. — Flacon ou petite bouteille en cristal de roche,
avec monture en or émaillé. H. 15 cent. Circonf. 15 cent.
1793. — Vase à deux anses cannelées, de forme ovoïde, avec col évasé, en lapis-lazuli marbré de Perse. Le pied repose sur une monture en argent doré, ciselée au xvu siècle. H. 20 cent. Bois dans le texte. Travail italien
du xvr' siècle,
1794. — Coupe de lapis-lazuli marbré de Perse. Au fond, dans une légère cavité, un lion en relief, H. 3 cent. Diam.
10 cent. 1/2. Travail italien du xvr siècle.
1795. — Coupe de forme ovale, en agate verte mousseuse transparente, élevée sur pied. H. 6 cent. Long.
16 cent. Larg. 10 cent. C'est le n° 634 de la vente faite
après la mort de M. Lebrun, le mari de la célèbre M"° Vis Lebrun. A celte époque, cette jolie coupe avait de plus qu'aujourd'hui une monture en orfévrerie. Le Catalogue la donnait comme provenant de la collection du prince Charles
à Bruxelles.
1796. — Ois moustaches, Figurine de ronde bosse en émeraude.
H. 15 mill.
au à tête humaine, avee de longues
ORFEÈVRERIE
1797. — Crucifix en or. La croix, en bois d’ébène, dé-
corée de filets d’or, est portée sur un piédestal d'un dessin élégant au milieu duquel est encastré un petit bas-relief carré représentant une Pietà. Le Christ, en or travaillé au repoussé, est représenté avec la couronne d’épines, la tête penchée à droite ; le Sauveur est nu, sauf
le voile léger qui ceint ses reins; au-dessus de sa tête,
sur le bois de la croix, est fixé un cartouche en or émaillé sur lequel on lit l'inscription consacrée : INRI. H. totale 57 cent. H. de la figure du Christ, 20 cent.; du bas-relief, 4 cent.
Voici un monument complet de l'art italien du xvr siècle. Cette figure du Christ, d’un style noble et sévère, quoique
d'un modelé peut-être trop accusé, a toujours passé pour
MONUMENTS DE
l'œuvre de {
aradosso Foppa, orfévre célèbre et graveur de
médailles auquel on doit entre autres la médaille du Bra-
mante dont il existe une épreuve en argent à la Biblio-
thèque impéri
ale. Je ne me porterai pas garant de cette tra-
dition, mais il est certain qu'un orfévre médailleur, exercé à
donner de l'élévation et de la grandeur à ses compositions
bien que resserré en d'étroites limites, a seul pu être l'au-
teur du chef-d'œuvre qui nous occupe. Sept personnages sont groupés ici, sans confusion, dans un espace de vingt millimètres, et cependant les poses sont naturelles et pleines de noblesse ; les têtes sont toutes d’une admirable expres-
sion : en un mot, il règne dans ce petit tableau une
lran- Un
que par un
deur et un sentiment de mélancolie inexprimable.
aussi précieux morceau n’a pu être exécuté
maitre et doit provenir de loratoire de quelqu'un de ces
rinces italiens du xvr' siècle qui ont tant fait pour les arts.
1798. — Crucifix de cristal de roche porté sur une ba
com-
d'argent doré qui a dù servir de reliquaire. Cette croix
rosée. de plusieurs morc
ux réunis par des montur
s en
orfévrerie, est fleuronnée et décorée d°
rnements gravés.
ail de tenant
Au centre, du côté principal, une plaque ronde d’én
couleur sur laquelle est représenté le Christ assis
es instruments de la Passion. De l’autre côté, une Preta. La base, ou reliquaire, est décorée de quatre plaques de cristal de roche ovale qui permettaient de contempler les reliques; les interstices sont remplis par des émaux de couleur. Cette base est portée par quatre statueltes aussi en argent doré représentant deux saints évèques et deux
saints munis du bâton de pèlerin. H. 54 cent.
1799. — Reliquaire en argent doré, avec traces de r
tauration ancienne en cuivre. Un séraphin tient le reliquaire proprement dit, boîte oblongue fermée par une plaque
de cri
stal de roche portée sur un fût à base quadrangulaire. Le pomellum du fût est orné de rinceaux en relief et de cinq
pierres dont la plus grosse est une prase. Quatre
séraphins en relief décorent la partie supérieure de la base qui repose sur une galerie à jour décorée de huit
pierres taillées en cabochon et de quatre petits cartouches
fémaux cloisonnés, H. 35 cent. L. de la base, 13 cent. Ce
monument est assez difficile à classer. Je crois qu'il se
-ompose de deux parties réunies à l'époque de Louis XIII
ue semblent accuser 1
figures de séraphins.
1800. — Reliquaire de cristal de roche, renfermant deux
ujets sacrés sculptés en bois, et adossés l'un à l’autre : “ Ja sainte Vierge, debout sur le croissant, tenant l'enfant
Jésus dans ses bras; aux quatre angles de l’ovale au milieu
uquel est placée la figure de la Vier
e, quatre chérubins; > et saint Jean. La Madeleine est agenouillée au pied de la
2 un Calvaire. Jésus-Christ sur la croix entre la Vie
croix qu’elle embrasse. La monture de ce reliquaire, qui
est en forme de carré long est en o1
quatre colonnes