L. 6 cent
1868. — Boîte à thé. Première face : le Grand Turc porté par quatre esclaves sur une litière découverte; un esclave tient au-dessus de sa tête un parasol; un musulman, le cimeterre au côté, s’inclinant devant Sa Hautesse, lui présente un placet. Le cortége va passer sous un arc de triomphe. Dans le fond, des édifices à la mode orientale. Sur l’un des côtés, trois musiciens, dont deux sonnent de la
trompette, tandis que l’autre joue du tambourin. Deuxième
face : une salle de festin richement décorée; deux hommes, vêtus de longues et larges robes, coïffés de chapeaux à larges
bords, sont assis sur de grands fauteuils devant une table
servie; une femme apporte une pyramide de mets; un
homme apporte un grand flacon. Derrière les deux impor-
autres hommes a:
tants personnages, deux plus modes-
tement et qui semblent aussi se disposer à manger. Sur le dernier côté, en haut, une jeune femme presque entière-
ment nue, assise au pied d’un arbre et mangeant un fruit;
dans le lointain, on distingue un personnage agenouillé
rempli
nt une corbeille de fruits qu'il cueille dans un
verger. Dans la partie inférieure, un musulman tenant une
boîte à thé semblable à celle que nous décrivons et con-
versant avec un esclave à demi-nu. Cet ivoire est de travail
flamand ou hollandais du XVIF siècle, H. 15 cent,
1869. — Baigneuse d’après Falconet. H. 16 cent.
On sait quel succès eut cette statue qui, malgré ses grâces un peu mignardes, n’est certainement pas une figure sans mérite. On la reproduisit de toute manière. Cette jolie | copie en ivoire provient de la collection Debruge-Duménil. (Voy
de marbre jaspé, dont le chapiteau ionique est en bronze
» le Catalogue, n° 267.) On l’a placée sur une colonne
doré.
BUSIRES MES TENRUIEMMNESSD'EMBROINZ'E
1870. — Guerrier vainqueur. Il est représenté debout, barbu et nu, sauf une peau de lion jetée sur l'épaule gauche, tenant de la main gauche une statuette de la Vic-
toire, et de la droite son épée, dont il ne subsiste plus que
la poignée. Une cui e sert de support à la statue. H. 35 cent.
Copie réduite, exécutée par un habile s
sulpteur de la Renaissance, d'après une statue de marbre antique qui
appartenait au siècle dernier au marquis Verospi. On peut
voir une figure de cette statue dans l'ouvrage de Bracci,
sori, t. 1, planche supplémen-
Memorie degli antichi tr
taire XXII, p. 240. Bracci, qui a publié cette statue à l'oc-
ion d’une pierre gravée représentant un gladiateur, y
voyait un gladiateur victorieux, et tout en nous apprenant,
silement en voyant la copie, qu'elle
ce que l'on croira fe
n'est pas d’un médiocre travail, il ajoute qu'elle est en
srande partie restaurée. Cet aveu rend dificile l'interprétation du type primitif; toutefois, et bien qu'une statue presque semblable, conservée d'abord à la villa Albani, puis au musée du Louvre et qui se trouve aujourd'hui dans la Glyptothèque de Munich, ait été décrite par Winckelmann et d'autres antiquaires comme représentant un gladiateur
vainqueur, j'avoue qne je serais plutôt tenté d'y
recon—
naître Commode Nicéphore en Hercule. On peut voir la
figure de la statue de Munich dans les ouvrages de
Piroli et de Bouillon, ainsi que dans le Musée de sculp-
ture du comte de Clarac, qui l'a donnée deux fois sous | deux aspects, pl. DCXXXIIT et DCCCLXXI, n* 1438 A deux statues
et 2219. La différence principale entre ce:
qui me parai senter toutes deux Commode, c’est
sent repr que le support est un arbre pour la statue de Munich,
tandis que celle du marquis Verospi, dont la copie nous
occupe, repose sur une cuirasse. Je n’insiste pas sur mon
attribution qui, ne s'adressant qu'à une copie d’un ouvrage
antique re
stauré et que je ne connais que par une gravure comme on les faisait au xvin' siècle, n'aurait pas de bases suflisantes; mais je ferai remarquer que les traits de Commode qui se fit si souvent représenter en Hercule, offrent une réelle analogie avec le beau bronze de M. L. Fould. J'ignore ce qu'est devenue la statue du marquis Verospi. Le comte de Clarac, qui a fouillé tous les cabinets de l'Europe pour compléter son musée de sculpture, ne parait pas
l'avoir connue.
chlamyde sur l'épaule et les ailerons aux pieds. La main
Mercure assis, coiffé du pétase ailé avec la
uche manque. Sur le sol, un lézard et une tortue, ani
maux consacrés à Mercure. H, 31 cent,
On trouvera une représentation de cette figurine dans l'Antiquité expliquée, par Montfaucon, Supplément, t. !, p. 96 des monuments n'était pas encore fort avancée
A l’époque où écrivait le zélé bénédictin, la critique
MONUMENTS DE
malgré sa vaste érudition, at-il décrit comme antiques bien
des monuments faux ou du moins moulés sur l’antique. Notre statuette, qui parait être celle du cabinet Fauvel dé-
crite comme antique par Montfaucon, est un surmoulé dont
l'original est iuconnu. D'ailleurs, le type est intéressant;
. La
les figures de Mercure assis sont rare Bibliothèque impériale, qui possède beaucoup de statuettes de Mercure . (N° 2992 du Cata-
Mercure assis dans les Monu-
debout, n’en a qu'une de Mercure
logue.) On peut voir aussi ments des arts du dessin, recueillis par M. le baron V. Denon, décrits et expliqués par Amaury Duval. Voyez
t. I, pl. XXIX. Cette remarquable figure fait aujourd'hui