La Descente de croi
. Un homme, tenant dans chelle
placée contre la croix ; on distingue la couronne d’épines
ses bras le corps du Sauveur, descend à reculons l sur l’un des croisillons. Les saintes femmes et Joseph d’Arimathie assistent à ce lugubre et pieux spectacle. On
lit sur le cadre : coRPvs IESY DEPOSITVM INVOLVIT SINDONE. 4
van-
layant té de la croix il l'enveloppe d'un linceul
gile selon saint Luc, xx,
Voyez l’article qui com-
mence la série des n° 34.
2035. — Plaque de forme oblongue. Le sujet est copié
du n° 30 de l’histoire de Psyché par Raphaël, à laquelle est empruntée aussi la grande plaque, n° 2001. C'est l’arrivée de Psyché dans l'Olympe. Mercure apporte dans ses bras la belle rivale de Vénus; celle-ci semble se plaindre à Jupiter de cet affront. Les autres dieux sont rangés autour de Jupiter qui paraît insensible aux plaintes de Vénus. Grisaille teintée avec légers rehauts d'or. Peutêtre faut-il attribuer cette belle plaque à l'un des Péni-
caud, Gravé, pl. XXXIV. H. 9 ce. 1/2. L. 15 cent.
2036. — Plaque en forme d'œil provenant d'un coffret.
au sommet du Parnasse et entouré des Muses.
Apollon assi Par une inadvertance de l'artiste, il n’y a que huit Muses;
l'instrument dont joue le dieu est une sorte de violon et
non la lyre; à sa gauche, Pégase ; à droite, un laurier que
deux génies ailés dépouillent pour tresser des couronnes.
Un troisième génie apporte ces couronnes aux poëles qui
gravis:
ent le Parnasse; on en distingue deux qui se mêlent
sont Peinture
d'or. H. 6
à la troupe des Muses et qui dé laurés.
de
en émaux couleurs avec rehauts cent
TMUcent:
Un beau et grand plat de forme ovale en grisaille fond
chairs légèrement colorées, avec
sur
noir, conservé au Musée du Louvre, peint avec
quelques détails dorés, offre la même composition que nous avons ici en couleurs. Le plat du Louvre est signé : par Pierre Corteys, à Limoges. Je ne sais si on peut sur ce rapprochement attribuer notre joli émail à ce célèbre artiste, mais on devait tout au moins le signaler, d'autant plus que la manière dont ce morceau est traité répond de tous points aux
caractères distinctifs de Pierre Courtois, tels que les a si
nettement exposés M. de Laborde. En tous cas, il appar-
tient à son école et d’ailleurs la signature se trouvait peut-
être sur un autre fragment faisant pendant à celui-ci. J'ai dit que la composition était semblable; elle est même presque identique, sauf des différences occasionnées sans
doute parl’exiguité de notre plaque; ainsi, on y cherche-
it vainement les fontaines sacrées et la nymphe Castalie,
à fait remarquer qu'il manque une des neuf
LOUIS
FOULD
Muses.
de p.
position originale appartient à
On peut du reste lire la description qu'a donnée
émail du Louvre M. de Laborde dans sa Voice,
56, n° 380. J'ajouterai à ces observations que la com-
un maitre autrement
illustre que Pierre Courtois; on la doit à Raphaël qui
peignit ce sujet au Vatican. (Voyez la gravure de la fresque de Raphaël, par Vouillemont; voyez aussi Bartsch, t. III
2037. — Plaque oblongue provenant d'un coflret. Le sujet est une chasse. Sur le premier plan, trois cavaliers vêtus à l'antique, accompagnés de chiens; deux de ces cavalie le troi
la profondeur des bois, on distingue à gauche un voya-
sont tête nue et à peine vêtus d'une tunique;
sième a le casque en tête et le bouclier au bras. Dans
geur à pied, le bâton sur l'épaule; plus loin deux hommes, dont l’un poursuit l’autre. Peinture en grisaille légèrement icintée, avec de rares rehauts d’or. Gravé pl. XXXIII, avec le n° 1989. H. 8 cent. 1 L® {7 cent. 1
Notre plaque a fait partie d’un coffret ;
aussi che-
t-on vainement la signature qui devait se trouver sur une autre partie du meuble. On peut la comparer à celle que
nous décrivons n° 1989, et qui est signée par Pier
Ray-
mond; même faire, mêmes nuances, même sobriété dans
l'emploi de l'or, qui ici, comme dans le Combat d
> CAVa-
lerie, n’est appliqué que sur quelques accessoires.
issent la pl. XXXIII.
s deux plaques remp