Diam. 47 cent
lesque. A l'ombilie, sujet mythologique : Jupiter et une
— Plat décoré d’arabesques dans le style raphaë-
Nymphe «
is se tenant embrassés, Fabrique d'Urbino. Fin
du xvr° siècle. Diam. 31 cent.
2103. — Plat de crédence, L'emblema où ombilic est
décoré du buste de profil d'une jeune femme vêtue d’une robe rouge à bords jaunes. Ce buste se détache sur une
bande bleu foncé placée entre deux vertes; les bords sont
décorés d'ornements de fantaisie; les reflets métalliques
nacrés et opalisés de ce plat sont admirables. Ouvrage
de la fin du xv° siècle qui pourrait être de Pesaro, cepen-
dant quelques-uns pourraient être ten de le donner à Gubbio. Diam. cent.
2104. — Grand plat profond aux armes de la famille
florentine des Boverelli, qui, d’après le Prioriste manuserit de la Bibliothèque impériale, portaient : d'azur à trois
chevrons d'or, au chef d’or. Sur notre beau plat, le chef
d'or est chargé de plus des tourteaux des Médicis, y com-
pris celui aux fleurs de lis de France. Cette addition pro-
vient d’une concession des Médicis aux Boverelli. Deux cornes d'abondance figurent les supports de cet écu. Les
illes alter-
bords du plats sont décorés de feuillages et d’ nés, jaune sur bleu, comme tout le plat. Le revers est enduit
d'un vernis jaune. Fabrique de Pesaro. D. 43 cent.
2105. — Grand plat histor:
* dont le sujet est une allé
MONUMENTS DE
LA
gorie, qui, si elle fait bon effet comme décoration, n’est pas
fort intelligible. Deux figures nues sont assises dans un
char traiîné par deux cygnes montés par deux Amours ailés.
L'une des figures parait être Vénus; l'autre est une divi-
nité panthée; c’est un adole:
“ent radié comme Apollon,
mais tenant le bâton d'Esculape et entouré des attributs de
diverses divinités, comme le cerbère de Pluton, le trident
de Neptune, la lyre d’Apollon, l'aigle de Jupiter et les rai-
sins de Bacchus. Un Amour ailé, de Mars. Le
riant; à l'horizon des montagnes bleues et une ville.
assis au pied de Vénus,
tient le char traverse un
casque paysa.
Fabrique d'Urbino ou de Pesaro (xvr' siècle). D. 45. cent.
2106. — Grand plat de crédence, avec les deux trous
destinés à faire passer les cordons de suspens
ion dont parle Passeri. Le sujet peint en bleu léger sur fond blanc est un
d'une massue et combattant
guerrier à cheval armé une bête monstrueuse, une sorte de dragon à quatre pattes, sans
ailes, qui darde une langue enflammée et est posté à l’en-
trée d’une grotte. Les bords sont décorés de /oglie, comme
s'exprime Piccol-Passi, divisés en quatre compartiments ;
deux à fond jaune, avec feuillages bleus; deux bleus sur
bleu avec quelques fruits jaunes. Le revers est enduit
d’un vernis rougeâtre. On peut attribuer ce beau plat à la
fabrique de Castel-Durante, à cause du passage de Piccol-
Passi auquel je viens de faire allusion; mais des connais
seurs exercés le croient plutôt de Faenza (xvi° siècle),
Voyez 1 tre libri dell arte del vasajo, del cav. Cipriano 1548,
Piccol-Passi Durantius. Ce curieux livre, écrit en
a été réimprimé à Rome en 1857. J'en dois la communica-
tion à M. Riocreux, qui est aussi connu pour son obli-
geance que pour le goût et l’érudition dont il a fait preuve
dans le classement et la description du Musée céramique de Sèvres. D. 43 cent.
2107. — Assiette ou coupe peu profonde. L'emblema
est décoré d’une composition qui semble copiée de quel-
que maitre allemand. C’est, je crois, le martyre d’un saint
Le bourreau a traversé la tête du martyr avec le bois de sa
hallebarde; le saint, dont les cheveux épars ne laissent D
teur, dont l'aide, un lourd marteau sur l'épaule, tient
incliné devant le tourmen-
s distinguer les traits,
les chaînes qui lient les mains du patient. Les bâtiments et la figure du saint sont en bleu; le bourreau et son aide
sont peints de diverses couleurs parmi lesquelles le jaune
etle vert dominent. La bordure est décorée de petits génies et d'arabesques dans le meilleur style italien qui se déta-
chent en blanc sur un fond bleu foncé admirable. L'exté-
rieur est orné de traits bleus et rouges; sur le fond, on lit
en lettres romaines : IN FAENCA. D. 16 cent,
On sait combien sont rares les pièces qui portent le nom du lieu de fabrication. Cette coupe n’aurait pas besoin de cette particularité pour mériter d'être signalée à l’attention. Elle doit dater de la première moitié du xvr' siècle.
Dans l’appendice fort curieux joint par M. Delange à sa
traduction de l'ouvrage de Passeri sur les majoliques, ce
sseur cite deux fois notre jolie coupe de Faenza.
Voy. p. 103 et 111.
2108. — Assiette à larges bords, avec ombilic profond, ou présentoir décoré d’un buste de fantaisie, qui se détache en jaune sur un fond bleu. Comme l'indique l'inscription cnravnio, cette assiette faisait partie d'une série qui repré-
sentait sans doute les douze Césars et des héros de l’anti-
Malgré la légende, il ne
quité (voy. n° 2109) it pas
chercher ici la moindre ressemblance avec la tête bien
connue de l’empereur Claude. Les traits sont positivement de fantaisie; mais le buste est costumé à la romaine. Les arabesques des bords sont en bleu tendre sur bleu foncé.
Fabrique de Faenza. D. 25 cent.
2109. — Présentoir semblable au n° 2108 et faisant