EN BOIS
que par la patience qu'il leur a falla pour les terminer, il y aurait à leur tenir peu de compte de ce mérite; mais plu-
sieurs de ces fines sculptures joignent à l'extrême délicatesse
de leur exécution une composition sage, un dessin correct,
des figures et des attitudes pleines de sentiment et d'expression. » Il semblerait qu'en parlant ainsi M. Labarte a pensé au charmant médaillon qui vient d’être décrit, tant les éloges qu'il donne à certains de ces petits monuments lui conviennent à tous égards. J'attribue ce joyau de bois à
l'époque de Louis XII.
2305. — Arabesques découpées à jour et sculptées sur les deux côtés d’une pièce de bois de 5 millimètres d'épaisseur de forme hémisphérique. Diam. 13 millim.
Travail très-fin du xvi' siècle. Provient de la vente De-
bruge-Duménil, n° 35 du Catalogue, p. 426.
2306. — Piédestal en bois en forme de gaine qui a sans doute supporté une figure du Christ. Sur les quatre faces de ce piédestal sont pratiquées des niches ornées de petits
bas-reliefs merveilleusement sculptés. Au-dessous de ces
niches sont de petites arcades ou niches de moindre dimen-
sion également décorées de sculptures.
Première face. Deux sujets superpo l° Jésus agenouillé priant pendant que les Apôtres dorment; sur des rochers, devant le Sauveur, le calice qu’il prie son Père de détourner de ses lèvres. 2° Le baiser de Judas. Les soldats viennent saisir le Sauveur que Judas leur désigne en le serrant dans ses bras.
Deuxi
attaché à la colonne; deux bourreaux lèvent sur lui leurs |
ème face. Deux sujets : 1° La Flagellation ; Jésus est
verges. 2° Les soldats insultent Jésus.
Troisième face. Encore deux sujets : 1° Jésus amené de-
vant le prétoire. 2 Le Portement de la Croix. Jésus ploie L Ë
sous le fardeau.
est
Quatrième face. Un seul sujet décore cette niche : le Crucifiement, Jésus est sur la croix entre les deux larrons.
int Jean, les soldats à cheval
On distingue la Vierge et ps le peuple, ete. Dans chacune des quatre niches de la base figurent l'un des quatre Évangélistes : saint Matthieu et r
saint Jean avec l’Aigle.
nge, saint Luc et le Taureau, saint Mar
avec le Lion,
Des rinceaux finement fouillés décorent la partie supé- |
rieure de ce piédestal. H. 12 c.
Le travail de ce bois est très-précieux ; le mouvement des |
nombreuses figures est vrai; enfin, malgré l’exiguité des proportions, ou reconnait parfaitement uon-seulement tous
les
sujets, mais même jusqu'aux plus minces détails des com-
iècle.
positions. Le style annonce le commencement du xvr°
le maroquin est ciselée avec la plus grande finesse, Au
imitant |
âpe à tabac, dont la monture en boi
milieu de délicates arabesques dorées on voit sur un car-
touche octogone l'aigle à deux têtes de l'empire; en bas,
dans un médaillon rond, un lion passant, et en haut, un
cygne. Long. 18 cent. Larg. 4 cent.
2308. — Torchère, dont le motif est une sirène, ou plutôt
une femme dont le corps finit en poisson, de.
init in piscem formosa superne. Elle tient des deux mains une sorte de corne qui devait porter la bougie. Cette corne est décorée de fleurons, au milieu desquels on distingue une tèle de vieillard qui tire la langue et dont la sirène semble
ouvrir la bouche de force.
autour d’un
9309.— Salière. Trois enfants nus groupés pilastre, portant chacun une coquille au-dessus de la tête.
Travail du xvr' siècle. Provient de la collection Debruge-
Duménil, n° 67 du Catalogue. Voy. p. 440.
ment sculpté dans le même morceau de bois
adre avec bordure découpée à jour entière
. Quatre Amours
ailés en ronde bosse, posés sur des coquill occupent les
coins : ils tiennent les liens d’une guirlande de fleurs. Dans
la bordure, des oiseaux, des insectes et des fleurs. H. 36 cent.