‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 340 sur 380 · DE L'ORIENT · texte numérisé non relu

DE L'ORIENT

jambes s’enroule un »4ga ou serpent. Voyez Ed. Moor, The Hindu Pantheon, p. 334, pl. LXXXIV. Voyez le

commentaire de notre n° 2512. H. 6 cent.

chna ou Bala-Krichna, un des avataras de

Vichnou, ou ce dieu enfant. Notre statuette le représente

sous les traits d’un enfant qui danse, tenant une balle à la main. Cette balle est, selon les uns, l'image de la terre, selon d'autres, tout simplement un jouet, Voyez Ed. Moor, The Hindu Pantheon, p.197 et pl. LX. H. 65 mil.

Le tra

til de cette statuette est des plus fins. C’est un précieux échantillon de l’art de l'nde. Bien que je n’aie pas assez de points de comparaison pour fixer une date à l'exécution de cette figure, je crois qu’elle doit remonter au

siècle. Les deux figures précédentes sont plus modernes, mais quoique leur patine ne soit pas aussi fine

que celle de la statuette de Krichna, elles sont également

d'un très-beau travail et ont fondues avec la plus

grande habileté. Ed. Moor, dans son excellent ouvrage, The Hindu Pantheon, nous apprend que l’on ne peut trouver un second exemplaire absolument identique d’une figu-

rine hindoue à cause du procédé employé dans le pays.

L'artiste fait en cire son modèle; il l’enduit d'argile trè

sfine en laissant quelque part une petite ouverture; quand

cet enduit est sec, il place sa figure au feu, avec le trou en

bas, et naturellement la cire en découle. L’argile devient un moule, et reçoit à l'ouverture le métal en fusion; on brise ensuite le moule, et la statuette sort ordinairement

assez bien pour n’exiger aucune réparation ni ciselure.

Cest, au reste, ce que nous appelons fondre à cire

perdue.

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