ARMES
1914 — Trophée formé par une cuirasse en bronze trouvée dans le même tombeau dans lequel ont été trouvés les deux grands vases décrits sous les n°‘ 38 1 et 627 (1). Au-dessus est placé un casque en forme de pi léus. Deux fersde lance, un balteum et une chaîne pour suspendre l’épée complètent ce beau trophée.
Haut. de» deux plaque* de la entraxe, 12 ponce*.
(i) Voyez tiiprà , p.i34 et ai3.
1915 — Trophée formé par deux cnémides enrichies de palmettes à la partie supérieure. Deux lames d'épées et un casque en forme de piléus complètent ce trophée.
Long, de* lame* d'épée* , 20 ponce* 6 ligne*.
1916 — Trophée formé par deux cnémides et un casque en forme de piléus.
1917 — Trois casques en forme de piléus, dont un orné d’un bouton et enrichi de feuillages et d’oves ciselés; le second est enrichi d’une bordure de méandres et d’oves; le troisième n’a pas d’ornements.
[■ 1918 — Une lame de poignard.
1 long. ,12 ponce*.
I 1919 — Deux fers de lances.
\Loog. du plu* grand , 12 pouce* 3 ligne* •
4og
1920 — Buste d 'IsiSj la tête surmontée d’une large palmette ornée du globe entouré du croissant lunaire et accompagné de deux uraeus. Ce bronze est de l’époque romaine.
Haut., arec le socle antique , 3 ponces & ligne*.
1921 — Buste de Diane ayant le carquois suspendu sur l’épaule.
Haut., y compris le soale ant., B pooces.
1922 — Buste de Minerve casquée, la poitrine couverte d’une égide écaillée entourée de serpents, et au milieu de laquelle est le Gorgoniuin. Un sphinx décore le casque de la déesse. Ses yeux sont incrustés en argent.
Haut., 2 pouces 4 ligues.
1923 — Flore, la tête diadémée et nue jusqu’à la ceinture, tient des fleurs dans le péplus qui couvre le bas de son corps.
Haut. , 2 pouce* 6 ligne*.
1924 — Un enfant muni d’ailes et assis tient entre ses mains une grosse mouche aussi grande que sa propre tête. On pourrait voir ici le petit Tèlesphore ; la mouche se trouve sur les médailles de l’île de Télos (i).
Haut. , I pouce 2 ligues.
(1) Voyez Panofka , Ann . V, p. 3oi et sm»v* Hesych. v. Muoûjxivcç. TtXctJutvog , puGraytoy&vuivc;. Cf. le culte du Jupiter et de l’Hercule Apomyius chez les Éiéeus, et chez les Romaius. Paus. Y, 14, a; Clem. Al cx.Protrept. p. 33. Potier.
1925 — Êros nu et ailé levant la main gauche.
Haut., I pouce 0 ligne*.
1926 — Mercure debout, vêtu d’une chlaena, dans les plis de laquelle il tient des fruits. Dans sa main droite est le caducée entouré de serpents et muni d’ailes. Un pétase ailé couvre sa tête. Les pieds du dieu sont chaussés de sandales. Un bélier et un coq sont à ses cotés. Cette figurine, creuse par derrière, doit avoir été appliquée sur un fond.
Haut., 6 ponce* 6 ligne».
4io IV. BRONZES.
1997 — 7ViÂé debout, vêtue d’une double tunique et munie d’ailes, tient une palme et un acrostoliurn.
Haut., avec le sorte antique, 3 pouces 6 lignes.
199.8 — Têtes accolées de Pan et d 'Écho ou d 'Alphée et d 'Arélhuse (i). La tête barbue est couronnée de fleurs. Ce petit monument servait de vase.
Haut. , 3 pourrit 5 lignes.
(t) Voyez supra, p.3?3et 324.
1999 — Têtes accolées d ' Hippa (i) ou de Dêméter Érinnys ou la Noire (u) et de Persèphone. Hippa est caractérisée par un mors de cheval passé dans la bouche et rattac hé sur le front. Une bandelette dont les bouts retombent de chaque côté ceint le front des deux déesses (3). Ch. L.
(1) Orph., Hymn., XLIX. Cf Procl. in Tim., p. 124. Ce passage est très-important à ranse du serpent qui entoure la (ôu* d' Hippa , particularité qui rappelle la Démêler de Pltigalie, à tête de rheval entourée de serpents (Pans. VIII, 42, 3).
(2) Pans., /. cil.; cf. le duc de Luvnes, Études numismate p. 58 et sniv. Hippa doit être la même que Hippé ou Mêfanippe , fdle de Chirou. Euripid. ap. Eratoslhen. Catastrrism., XVIII; Ovni., Mefamorph., II, 663. Cf. les rapprochements que j’ai faits d 'Hippé , nommée aussi Ocyroc {Ann. IV. p. 119).
(3) Compare/, un vase publié par Cayliis (III, pl, xxvi, 2). On y voit une double tèle de femme, l'une offrant une figure âgée, l’autre tous les tiaits de la jeunesse. Les médailles de Lampsaque et de Rhégium offrent aussi deux télés de femmes accolées. Cf. Antevortu el Postvorta (Varr. ap. Aol. Oeil.. Noct. Alt., XVI, 16; Marrob. Satum , I, 7; Ovid.. Fnst., 1,633). déesses qui président aux accouchements, le* mêmes sans doule c\\\Adeona et Abeona (S. Augustin., de Civil. Dei , IV, 21). Cf. la Nouvelle Galerie mythologique dans le Trésor de Numismatique, p.7.
1930 — Hercule enfant, entièrement nu, tient la massue de la main droite et trois pommes de la gauche.
Haut., y compris le socle ant., 8 pouces 3 lignes.
1931 — Hercule barbu, ayant la peau de lion sur le bras gauche, tient la massue et le cautliare. Amulette.
Haut., I pouce 2 lignes.
1939 — Hercule debout et imberbe, coiffé de la dépouille du lion, lève le bras droit, qui était armé probablement de la massue.
Haut., 8 pouces 0 ligues.
1933 — Un esclave nu, décharné et bossu, muni d’un
grand phallus, porte une oenoehoé et deux colombes dont l’une semble lui mordre le phallus.
Haut., avec le socle , 4 pouces.
i(>34 — Un poeillateur debout, vêtu d’une tunique succincte, couronné de laurier et chaussé de bottines, tient une phiale et une corne d’abondance surmontée d’un croissant.
Haut., y compris le socle antique, 5 pouces 4 lignes.
iq35 — Un poeillateur, vêtu d’une tunique succincte et chaussé de bottines, tient une phiale et un rhyton terminé par une tête d’oiseau.
Haut-, y compris le socle antique , 4 ponces 4 lignes.
k)36 — Un éphèbe nu, la chlamyde posée sur l’épaule gauche, tient dans la main droite une phiale.
Haut., 4 pouces 3 lignes.
1937 — Un éphèbe nu , sans doute un athlète qui vient de se frotter d’huile, marche sur la pointe des pieds pour ne pas glisser daus la palestre. Ses cheveux sont bouclés et nattés comme dans les figures d’ancien style.
Haut. , y compris la base anl., 4/ pouces 0 ligues.
1938 — Trois petits mascarons représentant une tête de taureau, un muûe de lion et une tête de femme avec les yeux incrustés en argent.
Haut. , 1 pouce 6 lignes.
1939 — Mascaron tragique, comme on en voit sur les sarcophages romains.
Haut., sans le socle , 2 pouces 4 lignes.
1940 — Tête d’un éléphant caparaçonné. Fragment d’un très-beau stvle.
. Haut., 6 pouces, K lignes.
1941 — Un singe accroupi formant un osselet.
Haut., 8 lignes.
Hiijt d *• ; .1-
194a — Petit pied ayant servi de soutien à un petit trépied ou autre objet. Il offre une tête de panthère dont les
4ia IV. BRONZES.
yeux sont incrustés en argent, posée sur une griffe. Ce petit bronze est d’un travail très-fin.
Haut., 2 ponces 5 ligne*.
1943 — Vénus MAOVt ( Turan) et Adonis ( Atunis ) sont assis l’un à coté de l’autre. Le fils de Myrrlia est nu jusqu’à la ceinture; un manteau couvre ses jambes et une couronne de myrte orne sa tète. Il semble tenir dans la main droite une baie de myrte; sa main gauche est posée sur l’épaule de Vénus. La déesse est vêtue d’une tunique talaire recouverte d’un péplus; sa tête est diadémée. A côté des deux figures sont des branches de myrte; près d’ Adonis est la colombe. Uue bordure de lierre entoure cette composition.
Diam., 5 pouce*.
1 944 — Éros et Aptéros ( i ) placés en face l’un de l’autre. Éros est munie d’ailes et s’appuie sur une lance; derrière lui est un bouclier rond. Aptéros s’appuie aussi sur une lance et sur un bouclier rond. Tous deux sont entièrement nus. Des branches de lierre encadrent cette composition.
Ch. L.
Diam., 0 pouce*.
(1) La médaille de la ville d’ Aptère en Crète, sur laquelle on voit un guerrier armé d'uue lance et d’uu bouclier, nous autorise à donner le nom à'Àptêrtu à l'épltèbe placé en face d Éros sur ce miroir. Cf. un miroir semblable daus Gori, Mus. Etriuc. tab. xxxxix ; Iugbirami, Mon. etr. Ser. II, tav. lxxiii.
1945 — Neptune ou Hadès sur un quadrige traîné par
quatre chevaux ailés. Le dieu est nu et barbu, et tient les rênes des chevaux, au-dessus desquels vole un génie hermaphrodite qui apporte à Hadès un caducée auquel est attachée une bandelette. Une bordure de lierre entoure ce quadrige. Ch. L.
Diam. , 0 pouce* 6 lignes.
1946 — Mars et l’Amazone Otréra (i). Le dieu s’appuie sur une lance et sur un bouclier rond, et retourne la tête vers l’Amazone qui pose la main gauche sur son épaule. Un casque couvre la tête de Mars qui est nu , à l’exception de la
chlaena rattachée au miiieu-*de la poitrine et qui retombe par derrière jusqu’à terre. L’Amazone est vêtue d’anaxyrides et d’une tunique courte et brodée; un casque couvre sa tête, ses pieds sont nus. En arrière de cette Amazone est une espèce de colonne contre laquelle la guerrière s’appuie; à droite, de l’autre côté de Mars, placé au centre, est une ménade , tenant dans sa main droite levée un cep de vigne sur lequel elle porte ses regards. Cette ménade est nue, à la réserve d’une draperie qui couvre ses cuisses; un bracelet orne son bras gauche; une branche de lierre est derrière elle. Des pabneltes encadrent cette composition.
Diam. , 5 pouce* 0 li-ne*. '
(i) Hygin. Fab. 3o.
1947 — Un éphèbe (peut-être Bacclius ), vêtu d’un ample manteau qui laisse sa poitrine à découvert, tient embrassée une jeune fille (. Ariadne ) qui tourne ses regards vers lui (1). Celle-ci n’a qu’un léger péplus sur les épaules; un collier et des bracelets placés à la partie supérieure du bras lui servent de parure. Elle tient un petit bâton ou stylet peut-être. En arrière dece groupe à droite est Éros debout, muni d’ailes et tournant ses regards à droite. Il tient un lécythus et un stylet. Des branches de lierre entourent cette composition.
DL*o>., S pouce* 9 lignes.
(1) Ce sujet est la contre-partie du beau miroir de M. Gerhard ( Mon.inéd . de ri/ut. arch. I, pl. lyi ,*), sur lequel on voit Phuphluns et Semla (Séniélé).
19/48 — Une jeune femme, vêtue d’une tunique courte, sur laquelle se croisent des bandelettes et chaussée de brode-
3uins, va abattre avec une hache un taureau placé à côté ’elle. Derrière le taureau est un éphèbe debout et nu. Dans le champ, un dauphin et un oiseau placés au-dessus de la croupe du taureau. Devant la femme est une fleur à large calice (i). Une bordure de myrte entoure cette scène.
Sous cette composition est une tête de femme de face entre deux feuilles, comme sur le revers de la patère Cospiana (2).
Diain., 6 ponce*. Long, du manche, 0 pouce*.
(i) Ce sujet pourrait avoir rapport aux génisses sacrifiées à Chthonia, dans les fêtes que les Hermiouéens célébraient en son houneur (Paus. LL, 35, 4). Mai* là c’étaient de vieilles femmes qui assommaient les génisses. Ch. L.
(a) Inghiranti, Mon. etr. Ser. H, tav. x.
4i4 IV. BRONZES.
1949 — Tête de Méduse de face, la langue hors de la bouche, entourée de flots, et surmontée d'une palmette. Six dauphins sont placés dans les flots.
Oiatn., 5 pouces 7 lignes.
1950 — Hercule et Mercure placés en face l’un de l’autre. Hercule est imberbe et coiffé de la peau de lion. Mercure relève la jambe droite et tient le caducée; une chlamyde couvre ses épaules; le dieu est coiffé d’un pétase ailé ressemblant au casque de Minerve sur les deniers romains. Une bordure de lierre entoure ces deux figures.
Diain., 5 pouces 8 ligues. '
1951 — Une Lasa ou Némésis munie de grandes ailes, sur lesquelles on remarque de chaque côté un œil. La déesse est entièrement nue, et tient ses mains derrière le dos. Le inanche du miroir se termine par une tête de biche.
Diain. , 4 pouces 6 lignes. Long, du utaocbr , 4 pouces 6 lignes.
iq5i — Une Lasa , munie de grandes ailes, et vue de face. Elle est nue, à la réserve de ses pieds qui sont chaussés.
, Diam., 4 pouces 4 lignes.
1953 — Phinée, aveugle, assis au milieu de Calais et de Zélés, leur enseigne la manière dont les Argonautes doivent passer à travers les roches Symplegades. Le vieillard est barbu et chauve, et muni d’un bâton tortueux. Un manteau couvre ses jambes. Les deux fils de Borée figurent ici comme les Dioscures : ils s’appuient sur des lances; tous deux sont vêtus du tribon. Une bordure de palmettes encadre cette composition. Ch. L.
Diam., 6 pou cm 4 lignes.
19.54 — Les deux Dioscures en face l’un de l’autre. Ils sont entièrement nus et s’appuient sur des boucliers ronds; l’un tient une lance. Une bordure de lierre entoure ces deux figures.
Diain., 0 pouens.
1955 — Les deux Dioscures , vêtus d’une tunique courte
MIROIRS ÉTRUSQUES. 4i5
et coiffés du piléus. Derrière eux leurs boucliers, au milieu t une grande étoile à quatre rayons.
Di*in. , 4 pouce» 3 ligne».
19.% — Les deux Dioscures , vêtus de tuniques courtes. Le manche du miroir se termine par une tête de biche.
Long., 8puuces3 lignes. Diuin., 4 pouce» 3 ligne».
19.S7 — Les deux Dioscures vêtus comme sur le miroir précédent. Des boucliers ronds près deux. Le manche se termine par une tête de biche.
Long., V pouce* 4 ligne». Diam , 4 pouces G ligue».
1958 — Les deux Dioscures , vêtus de tuniques courtes, chaussés de bottines, et coiffés du piléus. Leurs boucliers ronds sont placés derrière eux. Au milieu est une fleur à haute tige, sur laquelle est posée un oiseau. Au-dessus, deux astres, et plus haut encore une étoile placée dans un triangle.
Diam. , 4 pouce* 4 ligne».
110 1 959 — Les deux Dioscures vêtus de tuniques courtes, j
et coiffes du piléus. Près d’eux une biche. Une tête de biche termine le manche. Ce joli petit miroir a encore conservé
son poli.
Long., G pouce» 6 lignes. Diam., 3 pouces 4 lignes.
1960 — Castor QVRflD, ( Castur ) vêtu d’une simple chlamyde, et l’épée à la main , menace J clos que Pollux rVVnVCE, ( Pultuce ) tient entre ses bras. Ces deux personnages sont entièrement nus. Jdas lève le bras droit et semble vouloir lancer une pierre contre Castor (i). Uue
bordure de pampres avec des grappes de raisin entoure cette composition.
Di»m. , 5 pouce» 6 lignes.
(x) M. Orioli explique ce sujet par les trois Cabircs ou Corybantes , dont l'un est tué par ses frères. Ciemeut. Alex. Protrept. p. 16 f Potier. Cf. uu miroir de la collection de M. N. Revil , offrant uu sujet analogue. Micali ,Storia degli ant., pop. ital., tav. xlvii , x.
1961 — Harmonie , debout et nue, tient la lyre et le plectrum. Ses pieds sont chaussés; elle est parée d’un col-
lier et d’un diadème. A gauche, devant Harmonie , est Mars assis sur un bouclier rond orné d’une grande étoile. Le dieu est imberbe et entièrement armé. A droite, derrière Harmonie , est Cad/nus assis sur sa chlamyde. II est nu et imberbe; un pétase couvre sa tête, tandis qu’un sceptre est dans sa main droite. Une bordure de myrte entoure cette composition. Ch. L.
Diaiu., 6 pouces 3 lignes. ,
1962 — Antiope , vêtue d’une double tunique et couronnée de myrte, est placée entre Amphion et Zéthus . Am phion s’appuie sur sa lyre posée sur une colonne ionique cannelée; sa chlamyde couvre son bras gauche et laisse son corps entièrement nu; ses pieds sont chaussés de bottines. Derrière lui est un autel. Zéthus est nu, à la réserve de la chlamyde qui couvre son épaule gauche; une épée, dont il touche le fourreau avec la main droite, est suspendue à son coté. Derrière lui est un cippe carré. Au fond de cette scène est un portique soutenu par deux colonnes ioniques cannelées. Une bordure de myrte encadre cette composition.
Ch. L.
Diim., 4 ponces 8 lignes.
1963 — Le jugement de Paris. Le fils de Priam, nu jusqu’à la ceinture et coiffé du bonnet phrygien, est assis en face de Mercure ; un manteau couvre ses jambes. Mercure est muni d’un pétase et vêtu de la chlaena rattachée au milieu de la poitrine et qui laisse le devant de son corps entièrement à découvert; ses pieds sont chaussés. Entre ces deux personnages on voit deux déesses , sans doute Junon- Thalna et Vénus-Turan (i). Minerve ne paraît point dans cette scène. Junon est vêtue d’une double tunique et d’un péplus dont elle relève un bout de la main droite. Une stéphané radiée orne son front. Vénus lève la main droite; une tunique talaire lui sert de vêtement. Dans le fond de cette scène on voit le portique d’un temple soutenu par des colonnes ioniques cannelées, surmonté d’un fronton triangulaire. C’est sans doute le temple d’Aphrodite Migonitis dans l’île de Cranaé où Paris enleva Hélène (a).
Diana . 6 pouce* 6 ligue*.
( 1) On sait que les noms de Thalna et de Turan appartiennent tous deux h Vénus;
quelquefois Thalna désigne rependant Junon. Le geste que la déesse fait de la main droite ronvieiit toutefois à Vénus.
(a) Puus. 111 , as, a.
1964 — Le jugement de Paris . Le fils de Priam est debout, un pied levé et appuyé sur un rocher. Un bonnet phrygien couvre sa tête; de la main gauche il relève la chlaeitaqui couvre ses épaules et retombe par derrière. Une lance est aussi dans sa main gauche; ses pieds sont chaussés. Devant Paris se présente Minerve assise à l’extrémité de la composition, en face du jeune Phrygien. Viennent ensuite Junon placée en avant rie J/Z/zc/ve et le jeu ne Atys substitué à Vèn us. A tj'S es t debout devant Paris q u i étend sa main droite vers lui pour lui marquer la préférence qu’il lui accorde. Un bonnet phrygien couvre sa tête; la chlaena, qui est relevée sur son épaule gauche, retombe par derrière jusqu’à terre et le laisse entièrement nu par devant; ses pieds sont chaussés. Junon est vêtue d’un ample péplus et porte la main à ses chevaux qui sont entourés d’un diadème. Minerve est casquée; l’égide, ornée de cercles, et formant deux plaques réunies par le Gorgonium, couvre sa poitrine. Une tunique talaire et un péplus complètent le costume de la déesse. Dans le fond de cette composition, on voit le portique d’un temple, sans doute celui de Vénus dans l’île de Cranaé.
Ch. L.
Diim., 0 pouces 0 lignes.
iq65 — Paris , vêtu d’une tunique courte, chaussé de bottines et coiffé du bonnet phrygien, s’appuie contre une colonne ionique; près de lui est ffeiène , vêlue d’une tuninique talaire et coiffée du bonnet phrygien. Tantale nu, à la réserve des bottines qui chaussent ses pieds, pose sa main gauche sur l’épaule de Ganymède (i). Le fils de Tros a le même costume que nous venons de voir à Paris. Derrière lui est une espèce de cippe. Ch. L.
Diam , 4 pouces 10 lignes.
' (1) La tradition qui rapporte que Tantale enlève Ganymède (Tzelz. ad Lycophr. Cassandr. 355) explique la réuuiou de Tantale et de Ganymede sur ce miroir.
1966 — Hélène placée entre ses deux frères, Castor et Pollux. Les Dioscures sont uus , à la réserve de la chlaena
qui couvre leurs épaules et retombe par derrière. J/un a les pieds chaussés et tient une espece de sceptre terminé par une lleur à trois pétales. I,a fille de Léda a la tête ornée d’une Stéphane; elle est entièrement nue par devant et relève de la main droite le bout de l’ample péplus qui, couvrant son épaule et son bras gauche, retombe jusqu’à terre. A droite, en avant de ce groupe de trois figures, est Venus vêtue d’une double tunique; la déesse retourne la tête vers Hélène, et relève de la main droite un bout de son péplus; sa tête est ornée d’une Stéphane.
biam.. 6 pouces 6 lignes.
yojo'] — Paris et Hélène. Le jeune Phrygien est debout, vêtu d une tunique courte, coiffé du bonnet et chaussé de bottines. Hélène est vêtue d’une double tunique et coiffée du bonnet phrygien. A droite de ce groupe sont Vénus e t Anchise. La déesse est nue, parée d’une Stéphane radiée et d’un collier; une draperie enveloppe sa jambe droite. Jnchise a le même costume que Paris. Lne bordure de myrte encadre cette composition. I^e manche de ce miroir se termine par une tête de biche.
Ch. L.
Diatn. , 4 pouce* 3 lignes. Long, do manche, 4 pouce*
l963 __ Hélène EUNfl (Elina) et P âris- Alexandre ( Elsntre ) sont assis en face 1 un de 1 autre. Héfene est vêtue d’une tunique talaire recouverte d’un péplus; sa tête est diadémée; dans sa main droite est une bourse quelle vient de recevoir de Paris; des bracelets ornent ses bras. Paris est vêtu d’un manteau et appuie son menton sur sa main droite; une couronne de myrte entoure son front. Entre ces deux figures est Vénus , MflOVT (Turan), debout, vêtue d’une tunique talaire, et tenant une branche de myrte dans la main gauche; une large bandelette entoure sa tête. Vénus remplit ici le rôle de Pitho , la déesse de la persuasion ; Hélène figure comme courtisane séduite par les présents de Paris, indiqués ici par la bourse qu’elle vient de recevoir (i). Une bordure de lierre entoure cette composition.
Itaro., 5 pouce» 9 ligne». ... ,
( i ) Cf. supra , p. 1 3 1 , un vase sur lequel on voit Pâris qui offre un miroir à Helene.
1969 — La toilette à' Hélène. (1). Hélène Malavisch ou ftlalakisch (2), est assise sur un trône; ses pieds chaussés reposent sur un escabeau. Elle est vêtue d’une tunique talaire recouverte d’un péplus; des boucles d’oreilles, un large collier et des bracelets lui servent de parure. Les trois Grâces sont autour d 'Hélène. Deux de celles- ci, placées en avant et en arrière du trône, ^VOUVW , Munthuch (3), et VlIIË, Vt te ?, sont occupées à attacher un riche diadème au front de la fille de Léda. La Grâce Munthuch tient un stylet dans sa main gauche, et rajuste de la droite le diadème. La troisième Grâce *A!OkII % , Hinthiach ou Thint/iiach , tient un léeythus renversé avec lequel elle verse de l’huile sur les cheveux d’Hélène. Les trois déesses sont vêtues de tuniques talaires recouvertes de péplus; des bracelets, des colliers, des boucles d’oreilles et de riches diadèmes leur servent de parure. Leurs chaussures sont brodées. A droite, derrière la Grâce Munlhuch , est Vénus Hflovr ( Turan ), debout, vêtue d’une tunique talaire, et le bras gauche caché sous l’ample péplus qui la recouvre. Un large collier, des boucles d’oreilles et un diadème forment la parure de la déesse; dans sa main droite elle tient une branche de myrte; sur son épaule gauche est une colombe; un cygne est à ses côtés. Au fond de cette composition sont sept étoiles et le croissant de la lune.
Sous le trône d’Hélène, à l’exergue du disque, sont deux coqs qui combattent.
A la naissance du manche est placé un petit nain entièrement nu et chauve. Il est accroupi; ses jambes sont torses; dans chaque main il tient une branche de lierre qui s’élève et fait tout le tour de la grande composition. Une bande de perles disposée en sautoir fait la parure de ce nain.
Dian. . 7 ponce».
(1) C’est ainsi que M. Orioli explique cette scène. Cf. un joli vase de la Basilieate ap|>arteuant à M. Raoul Rochette, et public par ce savant, Mon. inéd., pl. xui, A, sur lequel on voit la toilette d’Hélcne.
(a; M. Lenorraaut fait dériver ce uom du grec MaXoxIÇu.
(3) Munlhuch aérait comme le Mundus muUcbrisA.cs Latins. Ce. L.
1970 — La toilette $ Hélène. W, Mcilakiscli , est
assise sur un siège au milieu de deux Grâces ou d ' Aphro*
dite et de Pitho. La fille de Léda est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus, et parée d’un collier. Les deux Grâces sont vêtues de tuniques talaires; celle qui est placée devant Hélène tient un lécythus. Une bordure de lierre entoure cette composition.
liiain. , 5 pouce» 0 ligne*.
1971 — Mènélas et Paris réconciliés par Vénus. Ménélas est placé à droite. 11 est nu, à la réserve de la chlacna rattachée sur sa poitrine et couvrant son bras gauche, et des bottines qui chaussent ses pieds; une épée est à ses côtés. Près de Ménélas est Hélène , debout, coiffée du bonnet phrygien et vêtue d’une double tunique. Vénus se trouve devant Ménélas et tourne ses regards vers Paris. La déesse est vêtue d’une double tunique et lève la main gauche à la hauteur de l’épaule. Le fils de Priam croise les jambes; il est vêtu d’une tunique courte recouverte d’une chlaena, coiffé du bonnet phrygien et chaussé de bottines. Une bordure de myrte encadre cette composition. Ch. L.
Diaoi., 4 pouce* 9 ligne». Long, du manche, 5 pouces 0 lignes.
197a — Grand miroir à deux rangs de sujets. Dans la partie supérieure du disque on voit Jupiter , AltlIT ( Tinia ), assis sur un trône richement orné; ses pieds reposent sur un escabeau soutenu par deux sphinx ; un manteau brodé couvre ses jambes; un foudre est dans sa main gauche. Hercule , 3,003^ ( Hercle ), armé de la massue et ayant la peau de lion suspendue sur le bras gauche, présente au souverain de l’Olympe Éros , 0V3'ï9 \Epeur)y ailé et entièrement nu, qui semble tenir dans la main droite un lécythus. A chaque angle de la composition, est une déesse assise sur un trône; celle derrière Jupiter est nommée AUJ AO , Thalnay nom de la Vénus étrusque sur quelques monuments. Un péplus brodé couvre ses jambes en laissant nue la partie supérieure de son corps; un diadème orne son front; un cygne ou oie l’accompagne. L’autre déesse à gauche, derrière Hercule, se nomme HAqvr, Turan , nom ordinaire de la Vénus étrusque sur la plupart des monuments; elle tient un sceptre surmonté
MIROIRS ÉTRUSQUES. 4a i
d’une grenade; devant elle est une branche de myrte; un péplus brodé couvre ses jambes. Cette déesse se retourne vers Jupiter.
Au centre de la seconde composition qui décore ce disque, est Hélène, lflMflJ3 ( Elanaè ), vêtue d’un riche costume phrygien. Une tête de lion (i) orne le trône sur lequel elle est assise. La fille de Léda, comme reine de File de Leucé, présente la main droite à Agamemnon, HVGWOW^A ( Achmemrun ), qui arrive dans le séjour réservé aux ombres des héros. Aussi sa tête est-elle voilée. Le roi de Mycènes paraît ici enveloppé dans le linceul funèbre, comme les âmes qui descendent dans l'empire de Hadès (a). Entre Hélène et Agamemnon , est placé Mênèlas , 2JH3W ( Menle), n’ayant pour tout vêtement qu’une chlamyde et tenant une phiale et une lance. Paris- Alexandre, 30*11*4^ ( Elchsntre ) dans le même costume que Ménélas, et portant aussi une lance, est de l’autre côté d’Helène et lui tourne le dos. Il paraît s’entretenir avec une de ces Lasa étrusques, déesses aîlées et d’un ordre subalterne, qu’on retrouve sur un grand nombre de monuments. Celle qui paraît ici se nomme HA3W, Méan; elle présente à Paris une couronne ou large bandelette; une biche est auprès d’elle. Derrière la déesse ailée est Memnon , ÏA23A ( Aevas)\ il est coiffe du bonnet phrygien et lève la main gauche au-dessus de sa tête. A l’autre extrémité de la composition, vers la droite, derrière Againemnon , est encore une Lasa ; celle-ci porte le nom de 3AOWI0 A* AJ, Lasa Thimrae ; elle tient un léeylhus et une espèce de stylet, et pose le pied gauche sur un rocher sur lequel est planté un arbre.
A la naissance du manche de cet important miroir, est une troisième Lasa , Ar^HVDAO AÏAJ , Lasa Racunefa , qui tient aussi un lécythus et un stylet; elle a la tête ceinte d’une Stéphane et semble sortir du calice d’une fleur épanouie (xpi'voç) (3).
Long., 10 ponce* 5 ligne*. Diain., 7 pouce* 6 ligne*.
(i) Celte tète de lion rappelle le nom de Leontè ( Atovrr) donué à Hélène par Ptolémce Hcphestion (1* IV) , et la lionne qui se trouvait au-dessus de Pollux sur le trône d’Amycles. (Paus. III, 18, 8; Panofka, Mus. Darthold., p. 79; duc de Luynes,
Ann. I, p. a8 y). Cf. les tombeaux des courtisanes Lau et Ltaena surmontés de lions. (Paus. Il, a, 4; I* a 3. a.)
(a) Voyez, entre autres exemples, l’Ame de Protcsilas ainsi figurée (Winckelraaiin, Mon. ined., ia3; Visconti, Mus. Pio. Clem. V, tav. xvui).
(3) Public. Mon. inéd. de l'inst. arc/i. II, pl. vi; Ann. VI, p. i83 et a4>. Cf on miroir publié par M. Inglirami. (Mon. etr. Ser. II, tav. ix), sur lequel ou voit lié U- ne assise eutre Mené tas et ténus.
1973 — Hélène , assise sur un tronc comme reine de
Pile de Leucé, reçoit l'ombre de Clylemnestre . Hélène est revêtue d’une riche tunique recouverte d’un péplus. Ses pieds, chaussés, reposent sur un escabeau; une riche mitre phrygienne couvre sa tête. Les bras du trône sont ornés de figures qui combattent. Clytemnestre , la tête voilée de son péplus, comme expression de l’ombre (etÆwXov), et vêtue d’une tunique talaire, donne la main droite à Hélène. Ménèlas , vêtu d’une simple ehlamyde, les pieds chaussés de bottines et tenant une pliiale, est debout entre les deux filles de Tyndare. A gauche, derrière Hélène, est Vénus debout, vêtue d’une ample péplus qui lui voile la tête et dont elle tient un bout de la main droite. Un collier lui sert de parure. Dans le fond de cette composition, on voit un temple soutenu par trois colonnes cannelées, dont deux sont doriques et une ionique. A droite, derrière Clytemnestre,se trouve une espèce de balustrade, au-dessus de laquelle est une branche de myrte ou de laurier. A gauche, à côté de Vénus, est une stèle sur laquelle est posée une grenade. Ch. L.
Di»ni. , 6 pouces 8 ligues.
1974 — Télèphe, l’épée à la main, poursuivant Augé ( l ). Un serpent intervient, qui permet au fils de reconnaître sa mère. Une bordure de lierre encadre ce sujet qui est presque effacé.
Le manche est formé par une figurine représentant le Génie hennaphmdite ailé, drapé d’un manteau et tenant une pomme. Il porte la main droite à la bandelette qui entoure sa tête. Au-dessous de cette figure est une tête de bélier.
Long , 12 pouces. Diatn., G pouces 2 lignes.
(1) Cf. supra le vase décrit sous le n° 384, P- *36.
197 5 — Achille A^LE ( Achle ), imberbe et revêtu d’une cuirasse que recouvre une ehlamyde , la tête couronnée de
laurier, est vu de face. Thètis *1030 s’approche de lui et pose la main droite sur l’épaule droite de son fils; la déesse est nue, son long péplus retombant par derrière jusqu’à terre et ne couvrant que ses jambes au-dessous des genoux. De grandes ailes (i) se rattachent à ses épaules. Sa tète est ornée d’un diadème; un collier et des boucles d’oreilles complètent sa parure. En arrière de Thétis est une femme assise, peut-être uue Néréide , ou plutôt encore Déidamie, fille de Lycomèdes. Elle est vêtue d’un péplus qui laisse le devant du corps nu. Un diadème et un collier forment sa parure. Derrière Achille est son fils Néoptolèrne 3 \A f)JD3 H (Nevtlane) (2), jeune et nu, revêtu d’une simple chlamyde, et posant la main gauche sur la hanche. Uue bordure de feuilles entoure cette composition.
Diatn. , C pouce» 10 lignes.
(i) Cf. laThélis munie d’ailes au front sur le vase du Musée de Naples, publié pl. xxxvit des Mon. inéd. de l'inst. arch.
(a) Orioli, Ann. VI, p. 164, note 1.
1976 — Athéné placée entre Achille et Patrocle. Les deux héros sont imberbes. La déesse est vêtue d’une double tunique et lève le pied droit posé sur un tertre; elle appuie la main droite sur son genou, et tient une lance de la gauche levée à la hauteur de l’épaule. Un casque, dont les géniastères sont relevées couvre sa tête. Achille est assis devant la déesse; il est revêtu d’une cuirasse et tient un bouclier rond et une lance de la main droite; lin manteau couvre ses jambes; sa tête est entourée d’une bandelette. Derrière Minerve, est Patrocle debout, s’appuyant sur sa lance; il est vêtu d’un ample manteau qui laisse à découvert son bras gauche orné d’un bracelet; sa tète est nue. Une branche de myrte est derrière Patrocle.
A la naissance de l’anse est un nain accroupi, le bras orné d’un bracelet et tenant une couronne; derrière lui est un passereau perché sur une branche de myrte. Ch. L.
Diam. , 5 ponces 9 lignes. Long, du manche , 3 pouces 6 ligne».
1 97 7 — ( Aefas ), un genou à terre, vient
de charger sur ses épaules le corps à' Achille 34* A ( Achle ).
Les deux héros sont imberbes et armés d’une cuirasse et de
cnémides. U» casque couvre la tête d’Ajax; son bouclier rond est posé devant lui (i).
Dism. , 6 pouces.
(x) Public. Mus, Chius. tav. 193.
1978. — Deux éphèbes entièrement nus placés en face l’un de l’autre. Autour circule uue branche de lierre.
Diain., 6 pouces 2 lignes.
1979. — Buste de femme à gauche; devant une étoile; derrière une fleur.
Diam. , 4 pouces 10 lignes.
1980. — Deux miroirs sans sujets. Le manche de l’an se termine par une tête de biche.
Diain., & ponces.
BUOUX.
TvTf.
AO