‹ Description des antiquités et objets d'art qui composent le cabinet de feu M. le chevalier E. DurandChapitre 4 sur 137 · JUPITER · texte numérisé non relu

JUPITER

i — Forme 3g. Peintures noires. Trouvé à Vulci. — Gigantomachie. Jupiter , suivi à! Hercule et de Minerve, combat contre deux géants, sans doute Alcyonèe et Por phyrion ; ils sont armés de pied en cap; l’un d’eux est renversé aux pieds de Jupiter. Leurs boucliers ronds sont ornés, l’un d’un trépied, l’autre d’une tête de taureau. Jupiter est barbu ; il retourne la tête vers Hercule. Dans sa main droite, il tient un sceptre, et dans la gauche le foudre; une chlajnyde couvre sa poitrine et est suspendue sur ses deux bras. Hercule est barbu, couvert de la peau de lion, et armé d’une épée dans la main droite et d’un arc dans la gauche ; son carquois est suspendu sur son dos. Eu arrière d’Hercule, Minerve se montre armée d’un casque, d’une lance, et de l’égide qui recouvre sa tunique talaire.

Hauteur , 8 pouces.

i — F. 89. Peintures rouges. — VuIck — Jupiter et Minent cordbattemt aoutre deux géants, déjà renversés à leurs pieds. Jupiter est barbu, revêtu d’tine cuirasse; une chlamyde couvre son bras gauche; il est armé d’un foudre, et saisit de la main gauche son .adversaire déjà blessé à l’épaule droite. Ix* géant a la tête couverte d’un cascjue; il est nu, à l’exception d’une peau de loup, nouée sur la poitrine et dont la tête retombe en bas. Un grand quartier de rocher,, sur lequel on voit tracée une feuille de platane, sert d’arme offensive au géant, qui le tient des deux mains levé au-dessus de sa tête. Le second groupe en arrière de Jupiter montre Minerve vêtue d’une tunique talaire et d’un pépins, et armée d’un casque, d’une lance et d’une grande égide à écailles et hérissée de serpents, au milieu de laquelle est le Gorgonium. Cette égide couvre le bras gauche de dû .déesse. Le géant a .déjà reçu deux blessures , l’une au côté droit et l’autre à la cuisse gauche. Minerve saisit son casque. Une cuirasse, un grand bouclier rond et une lance complètent son équipement. Les deux géants sont barbus.

Haut. , 14 ponces 7 ligne».

3 — F. 66. Peint, r. — Nola. — Jupiter arrive près de Sémélé ( 1 ) ; le dieu est barbu ; sa chlamyde flotte sur son épaule gauche ; il tient de la main droite le foudre et de la gauche un sceptre. Sémélé ne pouvant soutenir l’aspect du foudre, s’enfuit en détournant la tête vers le souverain de l’Olympe; elle est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; une stéphané orne son front.

Revers. Cadmus , drapé et barbu., appuyé sur un bâton en forme de béquille.

liant., 12 ponces 10 lignes.

(i) M. Panofka, Musée Itlacas, p. 6 , a tru ici Taygète enlevée p»r Jupiter.

4 — F. 66. Peint, r. — Nola. — Europe enlevée par Jupiter changé en taureau. La fille d’Agénor est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus, et retourne la tête en ar- . i - i .rière.

R. Une jeune fille, sans doute une des compagnes d’Europe, enveloppée dans son péplus, se retourne vers elle tout en s’éloignant.

liant. , 12 pouces.

so.

BM

BM

•loi-.

5 — F. 3q. Vase brûlé, — No|a. — Apollon , assis sur • ‘

un siège, tient fa lyre; la partie supérieure de sou corps est

nue. Une colonne dorique placée en arrière du dieu , indique Cw -j * <• un temple; une bandelette est suspendue devant le fils de Latoue.

liant. , 4 pouce? 6 lignes.

6 — F. i5. Peint, r. — Vulci. Style de Nola. — Apollon ,

vêtu d’une tunique longue et d’un manteau, tient une lyre 1 .

de la inain gauche. En face du dieu de Delphes est sa L ^ sœur Diane , vêtue d’une tunique talaire et d’un pcplus, et munie d’un arc et d’un carquois. Ses cheveux forment un gros nœud derrière la tête ; une Stéphane orne son front.

tbnU. , 14 ponça» S ligna, y compris l'anse.

7 — F. 65* Peint, n. — Vulci. — Apollon citharèdc, placé entre deux Muses , ou entre Diane et Latone.

R. Un aurige vêtu d’une longue tunique guidant lin quadrige à droite (i).

Haut. . & pouce*.

(i) Souvent les peintures noires sont rehaussées de blanc et de violet. Pour éviter des répétitions, nous nous sommes bornés n’indiquer que U couleur principale.

8 — F. 66. Peint, r. — Nola. — Apollon , nu, couronné de laurier, ayant la chlamyde suspendue sur le bras gauche, et muni d’une branche de laurier dans la main droite, poursuit Daphné (î). Celle-ci s’enfuit et se retourne vers le dieu. Son vêtement consiste en une double tunique sans manches; un bonnet couvre sa tête.

R. Un éphèbe drapé.

H*ot , 13 ponces.

(i) La fable de Leucippus, fils d'Oeoomaüs, amoureux de Daphné ( Pau s. VIII, ao, a) pourrait aussi servir d'interprétation à ce sujet.

9 — F. 79. Peint, r. — Nola. — Apollon et Diane places près de l’omphalos de Delphes. Le dieu est jeune, couronné de laurier, vêtu d’une tunique talaire et d’un manteau. Il tient une grande cithare et une phiale avec laquelle il fait une libation sur l’omphalos. Diane , en face d* Apollon , tient une oenochoé ; elle est vêtue d’une tunique longue et d’un ampechonium; un carquois est suspendu sur son

dos. En arrière de Diane est Lalone , voilée, le front orné d’une riche Stéphane; elle est vêtue d’une tunique talaire et d’un ample péplus qui cache sa main gauche : sa droite tient une phiale. En arrière du dieu de Delphes, se présente Mercure , imberbe, vêtu d’une chlamyde et coiffé du pétase; dans la main droite, il tient une petite branche d arbre, peut-être de laurier (i), et dans la gauche un caducée.

R. Trois éphèbes drapés dont l’un est muni d’uu bâton.

Haut. , pouces A lignes.

(x) Oa célébrait des Daphnophories en l’honneur de rA}x>llon Isménien. ( Paus. IX, xo, 4. )

gfy- io — F. io3. Peint, n. sur fond blanc. — Vulci. — Ex- £M. térieur. Apollon citharède placé entre Diane et Latone. Le dieu est vêtu d’une tunique talaire. Diane , coiffée du modius, tient l’arc de la main droite; un carquois est suspendu sur son dos; elle est vêtue djune tunique longue. En arrière d 'Apollon est Latone tenant une couronne; son costume consiste en un péplus qui recouvre sa tunique. Deux grands yeux encadrent cette composition.

R. Le même sujet , si ce n’est que Latone ne porte pas d’attributs.

Sous chaque anse une sirène détournant la tête en arrière. Intérieur. Le Gorgonium.

Diam., 8 pouces 5 lignes. Haut., 3 pouces 3 lignes.

/4// il — F. 90. Peint, n. — Nola. — Apollon citharède , cou- B M rouné de laurier et vêtu d’une tunique longue et d’un péplus, est placé entre deux Heures et deux Grâces. Elles ont pour vêtement des tuniques talaires et des péplus. A l’extréinitc de la scène, est d’un coté, Bacchus , barbu, couronné de lierre et tenant une branche de la même plante; il est vêtu d’une tunique longue et d’un manteau. A l’autre extrémité, en avant Apollon, est Mercure , barbu, se retournant vers le dieu de Delphes; il est vêtu d’une tunique courte de couleur blanche et d’une chlamyde , muni du pétase et de bottines, et tenant une baguette de la main droite.

Haut. , 8 pouces 4 lignes,

12 — F. 90. Peint, n. — Vulci. — Apollon citharède, accompagné d’une biche, placé entre Diane et Latone. Le dieu est vêtu d’une tunique longue et d’un manteau. En

face de lui est Diane , revêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; en arrière de Diane vient Mercure , barbu, inuni du pétase et des bottines, et vêtu d’une chlamyde. Il tient un sceptre. En arrière d1 Apollon est Latone, voilée, et tenant une branche de lierre.

Dans une frise au-dessus de cette peinture, on voit, entre deux grands yeux, la lutte d' Hercule et d ’Antée. Tous deux sont barbus et nus. Au-dessus de la scène sont suspendus une chlamyde, un arc, un carquois et une épée; la massue est à terre derrière Hercule .

Haut. , >4 pooce*.

IM i3 — F. 65. Peint, n. — Vulci. — Apollon citbarède debout, vêtu d’une tunique blanche et d’une chlamyde, et * couronné de laurier, est placé en regard avec Diane , vêtue d’une tunique étoilée fort serrée. La déesse est munie d’un arc et d’un carquois. Sa tête est surmontée du modius. Une biche est près d’elle. En arrière dû Apollon est Mercure barbu, vêtu d’une chlamyde, muni du pétase et des bottines; il tient une baguette dans la main gauche, et retourne la tête vers Diane.

R. Une femme vêtue d’une tunique et d’un péplus, entre deux guerriers, dont l’un la menace d’une épée: celui-ci est privé de bouclier; l’autre porte un bouclier rond ayant pour emblème une tête de taureau. 11 se retourne vers son compagnon. C’est peut-être Mènèlas retrouvant Hélène, après la prise de Troie.

tant. . 13 pouce* 9 lignes.

14 — F. 90. Peint, n. — Vulci. — Apollon APOLO- NOS ( rétrograde ) monte dans un quadrige. Le dieu est imherbe et vêtu d’une longue tunique. Près du quadrige s’avance vers Apollon, Artémis , APTEMIAOS, qui présente la cithare à son frère; elle est vêtue d’une tunique talaire. En arrière d 'Artémis est Hermès HEPMOV, barbu , coiffé d’un pétase blanc , vêtu d’une chlamyde et chaussé de bottines ; il se retourne vers Apollon , et lève la main droite dans laquelle il tient une fleur. Latone , LETOVS, précède le char et est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus qui voile sa tête. Une stéphaué orne sçn front. Ses pieds sont tournés en dedans (i).

6 1. YASES PEINTS.

Au dessus de cette procession est une frise dans laquelle on voit deux quadriges qui s’avancent l’un contre l’autre; sur l’un est un aurige vêtu d’une tunique blanche , muni d’une lance et d’un bouclier béotien rejeté derrière le dos; sur l’autre est un guerrier barbu dont le bouclier argien peint en blanc offre un serpent. Entre les deux quadriges est Iris IPIS» la Discorde ( Éptç )i vêtue d’une tunique courte et munie de grandes ailes ; sa course est rapide; ses jambes sont ployées comine dans la peinture d’une coupe faite par Xénoclès(a).

Haut. , I& pouces 9 lignes. ,

(i) Il est à remarquer que tous les uom» qui se trouvent à côté dés figures de ce tableau sont écrits au génitif.

(a)M. Panofka, Mus. Blacas , pl. xix, p, 5y. — Erisavec son nom sc retrouve dans l'intérieur d’une coupe appartenant à M. le professeur Ed. Gerhard.

15 — F. 78. Peint, r. — Basilicatc. — Diane , montée sur une biche, est vêtue d’une tunique courte et d’un léger pépins. Elle tient deux javelots de la main gauche , ses pieds chaussés de bottines, sont croisés l’un sur l’autre. En avant de la déesse, Hécate , vêtue d’une tunique courte, tient un flambeau allumé. Sa tête est ornée d’une Stéphane radiée. Un satyre jeune et imberbe, muni d’une ferula suit la biche. Nous reconnaissons dans ce personnage Phaos ou Phaéthon (i). Dans le champ, on voit au-dessus des figures une pliiale, une bandelette et un bandeau; une fleur de lis est au-dessous de la biche.

R. Bacchus imberbe, assis sur sa chlarayde, tient un flambeau allumé et une ferula ornée d’une bandelette. A côté du dieu est un tympanum. En facè, une ménade, debôut et vêtue, tient une ferula et un plat. Entre les deux personnages, est une branche de myrte. Une couronne et une pliiale sont dans le champ.

Haut. , 10 pouces.

(1) Comp. la médaille d’ Antonio le Pieux, au revers de laquelle est Fanstine à cheval, munie d’uu flambeau, comme Diane Lucifcra.

16 — F. 41. Peint, jaunes. — Basilicate. — Apollon Amazonius , vêtu d’une tunique étoilée et d’un péplus

v‘ qui couvre la partie inférieure de son corps, et coiffé de la mitre phrygienne, est assis sur un trône; scs pieds reposent sur un escabeau. Le trigonum (lyre triangulaire)

est entre les mains ch* dieu. Diane Astralia{\)' est assise à terre; son costume est asiatique comme celui de son frère; elle est vêtue d’une tunique étoilée et d’un léger péplus qui couvre ses jambes; des brodequins chaussent ses pieds. La déesse est coiffée du bonnet phrygien et tient deux javelots ; près d’ellte est Une fleur radiée (cè<ro;p). Entre Apollon et Diane est une femme debout , à laquelle nous croyons pouvoir donner le nom à'Omphale (Ch.L.); elle est vue de face,., et vêtue d’unie tunique talaire et d’un péplus, et tient d’une main une bandelette et une phiale. En arrière de Diane r est une autre femme vêtue d’une longue tunique sans manches, et qui paraît adresser la parole à la déesse. Celle-ci retourne ht tête vers elle. Derrière Apollon sont deux femmes vêtues de longues tuniques , dont l’une s’appuie contre un bassin et tient on éventail et une bandelette ; l’autre est assise sur un rocher et tientunr miroir. Ces trois femmes sont sans; doute trois Grâces. Au^dessns de cette seène volent deux Amours hermaphrodites r peut-être Himeros et Pothos ; au milieu est un thymiatérion ; l’un des Amours tient une phiale, l’autre une bandiciette. De chaque côté est une femme assise, l une manie d’une ciste i l’autre tenant urne couronne et une phiale (a).

liant. ,11 pouce» 7 ligne*.

(1) Paus. I, a5, a. .

(a) Ce vase a été dessiné dans le recueil de M. Gargiulo; le groupe principal est gravé pf. LVii, A-, a,- dés Mon. méH. (te t Inst, arclt. RT. Panofka, Ann. V, p. aa 5, et surv. , y a reconnu Y Apollon Amazanius et V Anémia- Astratia, eu ronifMranl cette peiutureavec une autre d’un vase de la Pouillede ma collectiou , publiée dans Ife même recueil , pt tvn , A , r , où Artémis Astratia est assise entre Lato ne et Mercure à< qui elle remet une épée.

6do 17 — F. 75. Avec couvercle rapporté. Peint, r. — Vuîci.

Bm — Arrivée d’ Apollon - Orphée dans l’Olympe. Jupiter - Philius , assis sur un trône f tient de la main droite un sceptre et de la gauche une phiale. Un tapis brodé couvre le trône. Le dieu est barbu, couronné de myrte et velu d’une tunique talaire et d’un manteau. En avant de Jupiter se tient debout Jiébé , vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus ; ses cheveux sont relevés derrière la tête par un gros nœud; une couronne de laurier orne son front. La déesse tient de la main droite l’ocnochoé, et porte ses regards sur Apollon-Orphée qui s’ 'avance vers Jupiter \ il est muni d’une

cithare, vêtu d’une tunique longue et d’un manteau , et couronné de laurier; sa main droite porte une phialeavec laquelle il fait une libation. En arrière d’Orphée vient JViké , ailée, vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; ses cheveux, entourés d’une bandelette, sont relevés comme ceux d 'Hêbé; la déesse lève la main gauche. Après Niké se présente Dionysus barbu, vêtu d’une tunique talaire et d’un manteau, et retournant la tête vers Hécate. Une couronne de pampres entoure sa tête; un thyrse et un canthare dont ce dieu verse le vin à terre complètent ses attributs. Hécate * tout en s’éloignant vers la gauche, tourne le tête vers Dionysus ; la déesse est vêtue d’une tunique et d’un péplus, et porte un flambeau dans chaque main. Enfin vient Hermès , couronné de myrte, tournant la tête à gauche; le dieu est barbu; son costume consiste en une tunique courte, une chlamyde et des bottines ; son pétase est rejeté derrière le dos; une couronne de myrte orne son front; son bras gauche est levé, taudis que sa main droite est caché sous sa chlamyde. Immédiatement derrière le trône de Jupiter , est une déesse debout, à qui l’on doit naturellement accorder le nom de Junon. Elle lève la main droite; ses cheveux sont arrangés comme ceux iXHébé et de Niké. Un ample péplus recouvre sa tunique talaire.

Hauf. , y compris le couvercle, 15 pouces.

$/o 18 — F. 66. Peint, r. — Vulci, style de Nola. —

Apollon , vêtu d’une chlamyde, couronné de laurier et ayant une épée au côté, tient un arc de la main gauche, et de la droite prend une flèche dans son carquois. Le dieu s’avance rapidement pour poursuivre Tityus représenté de l’autre côté du vase; le géant, barbu et vêtu d’une chlamyde, est déjà renversé à terre; Il vient d’être blessé de deux flèches, l’une dans le sein et l’autre dans la cuisse droite. Cependant il retient encore Latone , qui, vêtue d’utte tunique, relève son péplus au-dessus de sa tête et se retourne vers son fils en cherchant à se dégager des maius du géant (l).

Haut. , 18 pouces 8 lignes.

(x) Publié dans les Mon. inéd. de t Inst, arch., pl. uni; Millingcn, Ann. IIt p. aa5 et suiv. Le plus beau vase connu qui représente ce mythe appartient à M. le baron Beugnot. Ou y lit les noms d’ÀTroXXov, Apollon , de Aetcuç, Latone, cl d'At^o; , la Pudeur, attribué à Diane.

- ig — F. io3. Peint, r. — Yulci. — Ext. La mort des A Hobides. Apollon, APOAAX1N , la chlamyde sur le bras gauche, le carquois suspendu à sou flanc, décoche des flèches contre deux Niobides , un garçon et une fille. Lajeuue fille est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus quelle relève de la main droite; sa tête est ornée d’une Stéphane; elle se retourne vers Apollon . L’éphèbe s’enfuit en regardant en arrière; sa lyre est tombée à ses pieds ; une chlamyde couvre son bras gauche. En arrière d’Apollon est un palmier, arbre qui lui est consacré, et une seconde Niobide, vêtue comme la première, qui s’éloigne en étendant les deux bras et regardant en arrière, une bandelette ceint sa tête.

R. Artémis A PT. . . .IS, vêtue d’une tunique talaire, et d’un péplus qui est noué autour de la ceinture, décoche une flèche contre deux Niobides , une fille et un garçon. Une Stéphane orne le front de la déesse; un carquois est suspendu sur son dos. La Niobide, vêtue d’une longue tunique, se retourne vers Diane ; elle relève de la main droite son péplus qui tombe à terre, et porte la main gauche à sa tête en signe de douleur; une Stéphane orne son front. Le Niobide, vêtu d’une simple chlamyde, s’éloigne rapidement. En arrière de Diane est un second Niobide dont la chlamyde enveloppe le bras gauche; il s’enfuit en retournant la tête vers le lieu du carnage (1).

Int. Minerve , debout, donne à Cadnius KAAM. . . une pierre pour combattre le dragon de la fontaine de Dircé.

‘ Le héros est jeune et imberbe ; il s’éloigne en retournant la tête vers la déesse; de la main gauche il tient une hydrie à trois anses ; une épée est suspendue à son côté, sa chlamyde retombe le long de son bras gauche. Minerve est revêtue d’une tunique talaire sans manches et d’un péplus, elle est armée d’un casque , d’une lance et d’une égide à écailles et entourée de serpents (a).

Diatn. , 10 ponces 2 ligues. Haut. , 4 ponces.

(i) Les enfants de Niobé sont au nombre de six sur cette coupe, trois garçons et trois filles. Homère ( Ilia J. n, 6o3 ) parle de douze ; le plus grand nombre des tnjthographes attribuent quatorze enfants à Niobé. Hérodore ( Ap. Apollod., III, 5, 6) parie de deux garçons et de trois filles. Aulus Gellius, Noct. Alt. xx , 7, rapporte une tradition qui ne donnait que trois enfants à Niobé. Comp. sur le nombre des enfants de Niobé, le Scoliastc d’Euripide ad Phatniss ., 16a.

(a) Cf. Raoul Rochette, Mon. inèd ., p. 428.

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io I. VASES PEINTS.

20 — F. 65. Peint, ri. — Vulci. — La naissance de MU nervc. Jupiter , assis sur un ocladias, est dans le travail de l’enfantement. La déesse s’élance en sautant et tout armée, de sa tête. Le maître des dieux est barbu ;' il tient un sceptre; ùn manteau recouvre sa longue tunique brodée. De chaque côté de Jupiter est une llithfie levant en haut les mains ouvertes ; ces deux llilhyies sont vêtues chacune d’une tunique talaire et d’un ampechoniuirt. A droite est Vulcain , barbu et entièrement nu , muni de la bipenne; il tourne ses regards vers Jupiter. A gauche, en arrière du groupe principal, se trouve Mercure barbu, coiffé du pétase et nu; ses pieds sont chausses de bottines; un long caducée est dans sa main gauche.

R. Deux guerriers grecs amènent une femme voilée à un personnage imberbe et drape placé à l’extrémité droite de la composition. L’un de ces guerriers porte un bouclier béotien. On doit reconnaître dans ce sujet Briséis ramenée à Achille.

liant. , (4 pouces 2 lignes.

. ai — F. i oa. Peint, n. rch. de viol, et de blanc. — -V ulci. — Ext* La naissance de Minerve. Jupiter est assis sur un trône richement orné et entouré d’une petite galerie formée par des colonnes doriques; le dossier se termine par une tête de cygne. Le maître des dieux étend les deux bras; sa main droite est armée de la foudre ; il est barbu , vêtu d’une tunique talaire et d’uti manteau court. Minerve s’élance de sa tête dans l’action de combattre. Son bouclier rond est décoré d’une tête de taureau; sa tête est nue. En avant de Jupiter est Vulcain debout; il est barbu, vêtu d’une tunique courte et de bottines. Dans sa main gauche il tient la bipenne avec laquelle il vient de fendre la tête au souverain de l’Olympe , et de la droite il montre Minerve.

R. Minerve conduit Her'cule vers Neptune. Le dieu est assis sur un trône pareil à celui de Jupiter. Il est barbu et vêtu d’une tunique longue et d’un manteau brodé. Dans sa main droite est un trident d’une forme insolite: il est surmonté de quatre pointes, et muni d’une espèce de crochet.

Minerve conduit Hercule par le bras; elle a la tête nue, ornée d’une simple bandelette; une égide à écailles et hérissée de serpents recouvre sa tunique talaire. Le fils d’Alcmène est vêtu d’une tunique courte et de la peau de lion dont la tête retombe sur son dos ; une épée est à son côté; de la main droite il tient la massue, et de la gauche un arc et une flèche.

Au-dessous on lit : 0PVNOS EPOIESEN XAIPE

MEN , et de l’autre côté de cette coupe, au-dessous de la naissance de Minerve: XAIPE K Al PIEI NAIXI, C est Phrjnus qui (pi’)a fait : réjouis-toi toujours : réjouis-toi et vide-moi par les dieux !

Dans l’intérieur est un petit médaillon en relief où l’on voit le petit Bacchus porté par Mercure à la Mênade Njrsa ou ISèda. Mercure est coiffé du pétase, vêtu d’une chlamyde, et tient le caducée de la main droite. Le petit Bacchus est couronné de lierre, et tient une grappe de raisins. La nourrice prend l’enfant; elle est couronnée de pampres, vêtue d’une tunique talaire recouverte d’une nébride, et tient un flambeau de la main gauche (i).

Cette superbe coupe fait pendant avec celle de Xénoclès décrite sous le n° 65.

Diam., 10 pouces G ligues. Haut. , 7 pouces 2 lignes.

(i) La différence de style qui existe entre les peintures de l’extérieur et le basrelief placé à l'intérieur démontre que le style ancien des sujets peints n'est qu’apparent et d’imitation; le petit médaillon est de la meilleure époque de l’art grec.

/o o 22 —F. i5. Peint, r. — Nola. — Minerve , vêtue d’une g ^ double tunique et de l’égide, tient d’une main un casque et de l’autre une lance; elle retourne la tête en arrière.

Hsut. , 9 ponces 8 ligues , y compris l'anse.

23 — F. 89. Peint, r. — Pouille. — Minerve debout croise les deux jambes et s’appuie sur sa lance et sur son bouclier rond. La déesse est vêtue d’une tunique brodée recouverte de legide. Son casque ressemble à un bonnet phrygien et rappelle celui des Amazones.

liant. , 7 pouces 3 ligues.

$2 a, 24 — F- 66. Peint, r. — Nola — Minerve , vêtue d’une &.M. double tunique et d’une égide, tient dans sa main gauche une lance et un casque; ses cheveux sont ornés d’un dia*

dème et relevés par un gros nœud derrière la tête. La déesse étend la main droite en avant et semble instruire son protégé Erichthonius , placé au revers et figuré comme * un éphèbe enveloppé dans le tribon.

Haut. , 1 1 pouce* 0 lignes.

25 — F. 92. Peint, j. etbl. — Pouille. — Deux rangs de peintures.— Dans une édicule d’ordre ionique et surmontée d’un fronton triangulaire décore d’une palmette et de deux sphinx, est placée Minerve debout, munie d’un casque et d’une lance. La déesse est vêtue d’une tunique talaire et tient une phialc de la main droite. Près d’elle est son bouclier rond et un autel. L’édicule et le casque sont peints en blanc. En dehors de l’édicule sont placés de chaque côté les Dioscures ; l’un, à droite est debout , coiffe d’un pétase , vêtu d’une chlamyde et armé d’un javelot; une branche d’olivier est devant lui. L’autre Dioscure à gauche est assis; il tient une lance et un piléus; un manteau couvre la partie inférieure de son corps. Au dessous de Castor et Pollux sont deux Hiéro dules vêtues de tuniques talaires sans manches. Celle à droite est assise sur un cube et tient un coffret. L’autre à gauche est debout et tient un rameau.

Sur le col du vase on voit les deux Dioscures à cheval , accourant au secours d’un guerrier renversé , qui a été attaqué par deux autres guerriers. L’un des Dioscures n’a qu’une draperie autour des hanches; l’autre est vêtu d’une chlamyde flottant sur les épaules. Tous deux sont armés de lances; les cuisses des chevaux sont marquées l’une, d’une roue enflammée, l’autre d’une sphèra ou de la lettre O. Les deux adversaires des Dioscures, dont l’un s’est déjà retourné pour les combattre, sont coiffés, l’un, d’un casqué, l’autre d’un piléus; l’un est vêtu d’une chlamyde, le second est nu; tous deux sont armés de lances et de boucliers ronds. Le guerrier renversé à terre a aussi un piléus, une lance, une chlamyde et un bouclier rond décoré d’une étoile (1).

R. Sur la panse, Bacchus jeune, imberbe et nu, est placé entre deux ménades et deux satyres. Une chlamyde est suspendue sur le bras du dieu qui tient un thyrse et une sphèra^ Ses pieds sont chaussés. L’une des ménades à droite en ar-

yno

rière du dieu, est assise; elle est vêtue d’une tunique talaire et tient un tympanum et un thyrse. Ses regards sont tournés vers le dieu. L’autre ménade est vêtue d’une tunique talaire recouverte d’une nébride. Elle détourne la tête à gauche et tient un thyrse et un tympanum. Près d’elle est une branche de myrte. L’un des satyres est assis aux pieds de Bacchus ; il est imberbe et regarde vers le dieu ; un thyrse est dans sa main gauche ; derrière lui est une biche. L’autre satyre est barbu et porte sur ses épaules une grande amphore. Un cratère f. 79, orné de deux figures qui dansent, peintes en noir, est en arrière du satyre.

Sur le col est un combat de trois Grecs et de trois Amazones . Dans le premier groupe à droite, l’Amazone est renversée sur un genou; elle est munie du bonnet phrygien et vêtue d’une tunique courte; son bouclier est rond; elle est sur le point de décharger un coup de sa bipenne sur le guerrier qui lui tourne le dos. Celui-ci est armé d’un casque, d’une lance et d’un bouclier rond. Dans le groupe suivant le Grec est renversé à terre ; il est vêtu d’une tunique courte et muni d’un piléus et d’un javelot. Son adversaire, revêtue d’un riche costume oriental va le percer de sa lance. Cette seconde Amazone porte des anaxyrides zébrées , des bottines et une tunique courte enrichie de broderies ; sa tête est nue. Dans le dernier groupe, nous voyons une Amazone renversée qui semble implorer la pitié du vainqueur en portant une main à son menton. Le Grec est vêtu d’une simple chlamyde et muni d’une épée ; il pose le bras gauche sur l’épaule de l’Amazone, qui se retourne vers lui et laisse échapper la bipenne dont elle était armée. Son costume oriental consiste en des anaxyrides zebrées , des bottines, un bonnet phrygien et une tunique courte et brodée. Les roues enflammées et les sphères servent d’ornementaux habillements de plusieurs des combattants, tant Grecs qu’Amazones.

Haut., 27 pouces, y compris les anses.

(1) Nos recherches ont élé infructueuses pour découvrir le sujet de cette composition.

26 — f. 66. Peint, r. — Nola. — Minerve - Nau sicaa tient de la main droite une lance, et de la gauche • étendue eu avant un aplustre , sur lequel est une tête en relief. La déesse est vêtue d’une tunique talaire, d’un péplus

i4 I. VASES PEINTS.

attaché sur ) cpaule gauche et d’une égide entourée de serpents; une Stéphane et un collier forment sa parure. Les mouvements de la déesse sont violents; elle poursuit une nymphe placée au revers du vase. Celle-ci est vêtue d’une tunique talaire et d’un ampechonium , et s’enfuit en détournant la tête vers Minerve et en écartant les deux bras (i). Un collier lui sert de parure. L’inscription HEP AS KAAE, Z® belle Héras , se répète de chaque côté du vase.

Ch. L.

Haut.. 13 pouce*.

( i ) Nausicaa peinte aux Propylées d’Athènes (Pau$. f, aa, 6; Plio. XXXV, seef. 36, ao):la fête des Plyntèries célébrée en l’honneur d 'Athéné- A graulos ( Plutarcb. in Alcib. 3/* ; Hcsycb. v. nXumnpia) et qui offre uu rapprochement naturel avec Nausicaa allant à la rivière pour laver ses vêtements; enfin Y Artémis lirauronia ou xitmv»} ( autre forme de la divinité vierge de l’Atlique ) à qui les jeunes femmes accouchées offraient leurs tuniques pour racheter leur virginité (Voyez parmi Jes métopes du 'Parthénon la représentation des jeunes filles athéniennes attachant leurs tuniques au xoanon de l' Artémis x‘t«»vtî. Broudsted , Voyages et recherches en Grèce , Liv. U , p. a56 , suiv) : tous ces passages classiques nous ont fait penser que le nom de Minerve- Nausicaa , qui ne se trouve pas dans les auteurs, pouvait être attribué à cette Miserve qui poursuit une jeune fille. . Ch. L.

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