VENUS ET L'AMOUR
chaussés ; un bâtou noueux est dans sa main droite, li semble adresser la parole à une courtisane debout à côté de lui. Celle-ci , vêtue d’une longue tunique plissée d’une étoffe «le Cos assez fine et transparente, pour qu’on aperçoive à travers les formes elles détails de son corps, détache sa ceinture; un bonnet brodé couvre sa tête; près d’elle est une lyre; une corbeilleest suspendue entre les deux personnages. Les vers d’Eubulus(i) relatifs aux courtisanes de l’île de Cypre peuvent servir d’explication à cette peinture; c’est une femme qui se prostitue en l’honneur d’Aphrodite. Autour de cette composition on lit : PAN Al Tl OS K A VOS le beau Panaetius. Cn. L.
Ext. Hercule , apportant le sanglier d’Erymanthe à Eu rysthée. Le roi de Mycènes témoigne par ses gestes toute la frayeur qu’il éprouve ; il s’est caché dans le pithos, sur le bord duquel on lit en caractères tracés en noir : EVPYS- OE VS, Eurystheus. Derrière le pithos est un arbre. Hercule est barbu, et nu; la peau de lion ne couvre que sa tête et ses épaules; une épée est suspendue à son côté; il porte le sanglier sur ses épaules. En arrière du héros est un arbre auquel sont suspendus un arc et un carquois. Une femme vêtue d’une double tunique talaire et d’un péplus, et désignée seulement par le mot de K AVE la belle , se trouve derrière le pithos: c’est sans doute Àntimaque , femme d’Eurysthée. Ses deux bras étendus attestent la frayeur qu’elle éprouve. Un vieillard barbu et chauve, vêtu d’une tunique talaire recouverte d’un manteau, et appuyé sur un bâton tortueux, parait plongé dans la tristesse la plus profonde; il porte la main droite à son front. Nous reconnaissons dans ce vieillard Sthénélus , père d’Eurysthée (2).
R. Un quadrige monté par un jeune écuyer vêtu d’une simple chlamyde, qui fait des efforts pour retenir les chevaux. Un guerrier barbu, armé de toutes pièces et muni d’un bouclier béotien, court à côté du char, en avant duquel est Mercure barbu. I je Dieu est vêtu d’une tunique courte et d’une chlamyde; une épée est suspendue à sou flanc; il est coiffé du pétase; ses pieds sont chaussés de bottines ailées. Un caducée est dans sa main droite. On lit le mot K A VOS , tracé deux fois dans le champ (3).
A l’extérieur, sur l’une des anses, est tracée à la pointe l’inscription : EVOPONIOS ETOIESEN , Euphronius a fait.
Oiam. , 12 pourrai lignes. Haut. , 4 pouces 0 ligne*.
(0 Ap. Alhen. XIII, [». 5 68, e f. Cf. Horat. l.Sat., II, ioï.
(9) Apollod. II , 4, G. Cf. Panofka, Cabinet Pourtalès , p. 60.
(i) Comparez la frise du Parthéuun. Leuormant, Trésor de Numismatique et de Glyptique , pL iv, p. 6. L’hal>ileté de res guerriers, nommés Apohates («Tfoêatrai) rousistait à monter sur le rhar, à eu descendre, et à courir à côté.