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Du rit q u on pratique au chapitre de saint Pierre pour laver Vautel de la Confession .
Le mêmes cérémonies, se pratiquent avec beaucoup de grandeur et de dignité , dans la chapelle du choeur de la basilique du Vatican, où les lamentations, et le miserere composés par les maitrès de musique de la chapelle, sont exécutés par les plus belles voix.
Mais la cérémonie la plus remarquable, est de la ver Je grand-autel, elle a été illustrée, nou seuleiueiit
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par Marlene , et Benoit XIV; mais encore par J. Suarcsio evêque de Vaison, et Vicaire de la Basilique , et par Christophe Battelli, d’abord bénéficier,. ensuite chanoine de la basilique Libérienne. Ce rit, qui fut en usage chez les payons en l’honneur des fausses divinités , dont ils lavaient avec grande solemnité les statues, est pratiqué noh seulement chez le grecs , mais encore chez les latins, et chez tous les Religieux Dominicains, et Carmes.
Ménard apporte le témoignage des églises gallicane et espagnole, dans certaines desquelles on bénissait l’eau et le vin, qui devaient servir à cette purification, qui se faisait dans d’autres avec l’eau de rose et l’hysope, mêlé avec l’eau et le vin. Les ministres étaient vêtus de blanc , et pieds-nuds 5 ou avec des ornemens violets, ajoutant à la fin la commémoraison du saint , en l’honneur du quel l’autel était érigé. Lavantur altaria aqua et vino, et intérim dicatur antiphona et oratio de sancto , cujus est altare quod lavatur .
Dans l’antienne de l’église de Bitunto en 1031. sous l’évêque Ugon, que l’on conserve dans la cath. de Velletri, on lit: feria V.incoena Domini post expletionem missae descendat Pontifex in Sacra rium.... postea seniores eant refectorium, intérim ut comederint , denudentur altaria > et praeparetur aqua <id abluenda , sive vinum sive pigmcntum. Cum sur rexerint seniores a refectione , praecingat se episco-
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pus, tel ipsi sacerdotes, quibus ipse jusserit, ut abluehtur altaria, et intérim cantant seniores communitcr iii choro.
Mais nulle part ce rit ne se pratique avec plus de pompe, que dans cette basilique. Tandis qu’on chante matines dans le choeur, pendant les laudes, un sous-altariste prépare prés du grandautel, du côté de l’épître, une table découverte sur la quelle on place 7 vases, qui étaient autrefois d’argent (maintenant de cristal) il y en a un seul de cuivre doré, avec du meilleur vin, que l’on envoyait autrefois des caves du palais (c’est maintenant celui de la sacristie) un bassin de cuivre argenté avec 7 serviettes de lin, et un autre avec 7 éponges; au Benedictus, l’on distribue à chaque chanoine bénéficier , et aux clercs bénéficiers, des aspersoirs en bois d’if, de buis, mais plus communémént de cornouiller, tous frisés, et arrangés en forme de diadème.
Dans le même teins , le sacristain du choeur prépare sur la crédence à cornu epistolae, iinc chape, et 7 étolcs noires. Après l’office l’hebdomadier, et six chanoines les plus anciens, vont à cette crédence, quittent les chapes, mettent le surplis sur le rochet, ainsi que les étoles noires; l’hebdomadier quitte la chape, prend sur le rochet l’étole, et la chape noire: précédés de la croix et de deux accollyes , avec les cierges jaunes non
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allumés, tous les chanoines s’acheminent vers le maître autel, clans cet ordre.
Deux custodes précédent la croix entre des accolytes, le sémainaire, les clercs bénéficiers, le béliciers, les chanoines, dont six portent le rochet le surplis et l’étole, le sémainier avec la chape au milieu des maître des cérémonies. Arivés devant l'autel, se placent auprès de la table, du côte oricntal, tournés vcfs le clergé. Les chapelains, les musiciens, le séminaristes du Vatican, sont placés aux côtés de l’autel; tout le chapitre est disposé en cercle tout autour: on fait la génuflexion; l’on prie un moment avec le sémainier et les six chanoines ., qui font la génuflexion sur la première marche. L’hebdomadier entonne l’antienne: diviserunt sibu qui est continuée sans chant, par les chapelains, les musiciens, et les séminaristes, l’on récite ensuite le pseaume: Deus Deus meus etc.
Au commencement de l’antienne, le semainier se lève, et quittant la chape, monte sur l’autel, accompagné des six chanoines avec l’étole. Avant^ que le clergé y vienne en procession, le sous-AL tariste à soin d’enlever une nappe fine, qui le recouvre, sans retomber d’aueun côté , et de préparer sur la table six vases avec le vin.
Le chanoine Altariste, avec le surplis sur le rochet , mais sans étole, présente au semainier et aux six chanoines, les vases remplis de vin, qu’ils versent sur l’autel; ils les lavent aussitôt avec
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les aspersoirs ; ensuite Je semainier descend auprès de la petite table, les six chanoines se placent de chaque côté, à l’entrée de la balustrade, entre les colonnes de la confession; six autres chanoines leur succèdent, et ils lavent cet autel de la même manière. Les autres font de même par rang d’ancienneté : après la cérémonie, chacua retourne à sa place: ensuite s’avancent les chapelains, les séminaristes, les musiciens, à qui l’on a distribué aussi les aspersoirs hors du choeur. Le soiis-altariste présente au semainier un bassin avec des éponges, afin qu’il le nétoye avec le six chanoines l’on apporte aussi 7 nappes pour l’essuier. Le semainier ayant repris la chape, desced au bas de l’autel ; avec les chanoines assistans , ils se mettent à genoux , répètent , avec tout le clergé, l’antienne: divtserunt stbz e te. et le verset: Christns factus est etc. il dit à voix basse: Pater noster et récite l’oraison: Respice, quaesumus Domiiïe , ensuite il se met à genou sur le pavé, vénère les trois reliques insignes de la S. croix , de la sainte face, de la lance, que les chanoines montrent sur la galerie , au dessus de la statue de sainte Véronique, où on les conserve.
Après la bénédiction des reliques, on retourne à la sacristie, pour quitter les habits de choeur: lorsque le clergé s’est retiré, le sous-Altariste avec les clercs finissent de laver et d’essuyer l’autel, qui reste découvert jusqu’au vendredi saint.
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Les liturg’stes donnent differentes explications de ces rits : l’autel ôtant regardé dans Fecrilurc sainte comme le simbole de J. C. dans son dépouillement, parait marquer Sa nudité: on lave l’autel avec l’eau et le vin, dit Durando, pour rappeler l’eau et le sang, qui coulèrent du côté de J. C. d’où, fluxerunt sacramenta, quibus fucta est ccclesia , comme s’exprime saint Augustin; ou bien pour faire allusion, par l’eau aux larmes, par le vin aux parfums, par les rameaux frisés aux cheveux, avec lesquels la Vierge lava, embauma, essuya le corps de son fils : l’ab. Rupert ,* et Gio. R.eleto s’accordent à croire , que par le -vin , on veut marquer le sang, par le quel le genre humain fut racheté , et par l’eau le baptême, par le quel il fut régénéré.