DIMANCHE DES RAMEAUX
La plus grande partie des Cérémonies de la Semaine sainte, qui commencent ce jour-ci, se célèbrent dans la chapelle sixtine, qui dès le matin est ornée de six chandeliers, et d’une Croix, couverte d’un voile violet, ainsi que le tableau de l’autel.
Quelquefois cependant l’on fait la Cérémonie de ce jour dans la chapelle paoline au Quirinal, si le Pape y fait sa résidence.
Les chandeliers d’argent et la croix, dont on se Servait dans les chapelles du Carême, hormis le IV dimanche, et pendant l’Avent, excepté la troisième, et même aux chapelles des mort, avaient été faits sous Benoit XIV.
Les modernes, avec leur croix pareille de métal doré, ont six palmes de hauteur. Leur base pose sur trois pieds de lions; elle est formée par trois grandes feuilles, dont l’extrémité est tournée en bas; et posent sur un plan. Sur la partie inférieure de ces feuilles est appuyé un bassin fermé au dessus, qui. n'a, auprès de l’arbre, qu’un simple ornement. Au dessus s’élèvent trois feuilles longues, ayant l’extrémité retournée en dessus; elles soutiennent un autre petit bassin qui forme la base du cierge, au dessous de la quelle naissent d’autres petites feuilles, qui ornent le même bassin.
Dimanche
Obéissance prêtée au Pape par les Cardinaux
en chape avant de prendre les ornethens sacrés.
Trois heures avant midi, le Pape a coutume de venir dans la chapelle, avec la mitre d'argent, la chape rouge, et le formate d’argent, en partie découvert, en partie doré, avec des nues autour des séraphins en relief; il y a aussi la figure du Père éternel, avec différens contours en pierres précieuses, et au milieu une plus grosse que les autres.
Autrefois, ce jour-ci, les trois premiers dimanches du Carême, de la passion, les I, II et IY de l’A vent, le jours de la Commêmoraison des morts, pour toutes les fonctions funèbres, l’on se servait d’un formate de perles; il avoit été travaillé sous Clément VIII, et refait sous Pie VI: il était en or, avec une branche d’olivier en or, émaillé en vert, qui servait d’ornement, et entourait trois grosses pommes de pin formées en perles orientales, en figure triangulaire, differentes du formate des six Cardinaux suburbains, qui portent les trois pommes de pin de perles en ligne perpendiculaire.
Après une courte prière, le Pape va sur son trône, où il reçoit à l’obéissance les Cardinaux, qui portent la chape violette.
Après cette Cérémonie, entraient dans l’enceinte de la chapelle leurs Camériers, portant les habits
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sacrés violets, dont ils se revêtaient après que le Gentil-homme de la chambre, leur avoit enlevé la chape, et pris le bonnet de Cardinal, qu’ils tenaient à la main, jusqu’à ce que les Cardinaux, après la procesion, reprisent la chape violette.
Depuis l’an 1816, il a été prescrit, que pour prévenir tous les inconvéniens, et procéder avec le plus grand décorum dans les fonctions sacrées, lorsqu’on doit bénir les Rameaux dans la chapelle Paoline au Quirinal, un seul domestique, pour chaque Cardinal, doit entrer dans l’antichambre du palais pontifical, avec la corbeille des habits violets, se poster au lieu qui est noté du nom de son maître respectif, l’attendre, jusqu’à ce qu’après avoir prêté l’obéissance il vienne s’habiller ; après la procession il retourne au même lieu, pour quitter les ornemens, et reprendre la chape, avec la quelle il va se mettre à son poste dans la chapelle pari' la porte de la sacristie contiguë à l’autel, faisant une inclination à l’autel, ainsi qu’au Pape, après être monté dans le sanctuaire.
Tandis que chaque Cardinal descend de son stalle, pour se rendre à l’obéissance, son caudataire doit l’accompagner, lui donnant la droite, jusqu’au bas de l’autel, in Cornu Epistolac , l’appuyer lorsqu’il descend, l’accompagner à sa place, où il doit se revêtir des ornemens sacrés, et lui même doit mettre le surplis.
Si l’on fait la cérémonie dans la chapelle Sixtiae