Cotyle. — Basilicate. PI. XXXIII
Aphrodite et Adonis. La déesse est assise sur un siège «à dossier; elle est vêtue d’un chiton talaire et d’un léger péplos dont elle relève un bout de la main droite. Ses pieds reposent sur un escabeau (u7uo7toà'ov). La déesse se retourne vers A donis, debout, près d’elle à droite, les jambes croisées, n’ayant pour tout vêtement qu’une chia-
myde, et s’appuyant de la main droite sur un double javelot. A gauche, on voit Éros nu qui arrive en volant et va poser une couronne sur la tête d 'Aphrodite.
Revers . — Sciron nu, assis sur un rocher, tient de la main gauche une lance, et va poser le pied droit dans un lébès. Devant lui se présente Thésée vêtu d’une chlamyde et tenant de la main gauche une espèce de massue; le pied droit appuyé sur un tertre, il lève le bras droit1 et semble adresser la parole au brigand. Au pied du rocher on voit une grande tortue de mer.
Hauteur : 0m,16.
Mon. inédits de /'Inst, arch., t. III, pl. xlvii. — Cf. Pli. Gargallo- Grimaldi, Ann., t. XIV, 1842, pp. 113 et suiv. et Em. Braun, ibid., pp. 120 et suiv. — Cf. Élite des mon. céram., t. IV, pl. lxix, où est reproduit le groupe A Aphrodite et d' Adonis, et p. 206.
Acheté par J. de Witle chez Barone, à Naples, en 1867.
Ce vase est cité par II. de Longpérier, Revue arch., t. XVII 1868, p. 354.
1 . Emile Braun (Ann. de l'Inst. arch., t. XIV, 1842, p. 120) avait cru remarquer un bracelet teint en blanc au bras droit de Thésée. C’est une erreur.
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125. Ary balle sans anse. PL XXXIV. — Peintures blanches, jaunes et pourpres ou violettes. — Basilicate.
Le supplice de Mar s y as. A gauche, presque au centre de la composition, on voit Apollon debout, les jambes croisées, la tête nue et ayant pour vêtements un chiton talaire et par-dessus un péplos ou manteau. Il tient de la main droite une large bandelette ou tænie, qui se déroule et se développe par le vent, et appuie le bras gauche sur un trépied sur lequel est posée la lyre. Devant le dieu, à gauche, est assis Marsyas, les mains liées derrière le dos; il retourne la tête vers Apollon; son corps est peint en blanc; sa cuisse droite est enveloppée d’une draperie qui retombe jusqu’à terre; un arbre dépouillé de ses feuilles semble lui servir d’appui. Plus loin, également à gauche, se présente le Scythe armé d’un couteau et qui attend les
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ordres du dieu pour commencer le supplice. Il est vêtu d’un cliiton court et sans manches serré par une ceinture ; entre Marsyas et le Scythe on voit une sphéra. A droite, derrière Apollon, est une colonne d’ordre dorique sur laquelle est placé un objet de forme ovale (on peut se demander si, dans cet objet, on doit reconnaître le Bétyle de Delphes ou bien la pierre de la Mère des Dieux dont Marsyas est le serviteur). Plus loin, après cette colonne, on voit trois Satyres nus. Le premier est assis sur ses vêtements, et retourne la tête pour regarder Marsyas; il tient d’une main une flûte et de l’autre un tympanon. A côté de lui est une coupe. Plus loin se présente un second Satyre, debout, nu, tenant de la main droite une double flûte, et de la main gauche un tkyrse et une bandelette qui se déroule par le souffle du vent. Il se retourne vers un troisième Satyre assis sur ses vêtements, qui lève les deux bras et retourne la tête à droite. Devant lui est une coupe à deux anses.
Plusieurs des détails, dans ce sujet, sont rehaussés de blanc ou de pourpre 1 .
Acheté par J. de Witle, chez Barone, à Naples, en 1867.
Ce vase est cité par II. de Longpérier, Revue arch., t. XVII, 1868, p. 354.
1. Voy. sur les sujets qui représentent Apollon et Marsyas les planches lxi et suiv. du tome II de Y Élite des monuments céramographiques.
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