Hydrie ou Calpis. — PL III
Dessins au trait sur fond' noir, avec coloration blanche des chairs.
On voit sur ce vase extraordinaire une seule ligure, la célèbre Sappho, désignée par son nom et jouant de la lyre à sept cordes. Elle est vêtue d’un chiton talaire et d’un péplos.
VASES PEINTS
« En première ligne doit être placée une calpis à couverte noire, très fine, sur laquelle ou voit une figure de femme debout, jouant de la lyre. Les chairs, c’est-àdire le visage, les pieds, les bras et les mains sont peintes en couleur blanche (ainsi que le plectron et la bandelette qui le rattache à la lyre), tandis que le reste du personnage, les cheveux, les vêtements et la lyre, est exprimé au moyen de traits gravés avec une pointe qui a entamé le vernis, de façon à tracer une sorte de silhouette. G est la célèbre Sappho, comme l’indique l’inscription w7A©o, tracée auprès d’elle par le même procédé. L’orthographe de ce nom diffère sensiblement de celle que nous montre le précieux vase de Munich, publié par Steinbüchel 1 et Millingen 2. Mais il faut remarquer que Wà<pw est une forme appartenant au dialecte éolien dans lequel étaient écrites les poésies de Sappho. Or, le premier caractère de F inscription qu’on pourrait regarder comme une antique figure du tc 3,. paraît plutôt, après un examen attentif, être un cp négligemment tracé, c’est-à-dire l’aspiration du tz. Ce changement a lieu dans le nom ^epsçaaa sur un beau vase de Girgenti 4. Quant au quatrième, sa complication (que nous n’avons pu reproduire qu’ imparfaitement 5) pourrait y faire voir deux lettres iz <p en monogramme. Peut-être aussi faut-il l’attribuer seulement à l'hésitation
VASES PEINTS
de la main qui, mal habile à se servir du poinçon, a fait éclater le vernis presque partout où elle a passé. Nous lisons donc 4>2Anc})0, ou tout au moins 4>zacJ)0; et l’on connaît aussi la forme »
J’ajoute que l’œil de face, dans une figure représentée de profil, indique comme fabrique le commencement du ve siècle avant l’ère chrétienne.
Hauteur : 0m,32.