‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 71 sur 128 · Hydrie. — Nola. — PL X · texte numérisé non relu

Hydrie. — Nola. — PL X

Poséidon barbu et nu, couronné de laurier et armé du trident. Le dieu n’a d’autre vêtement qu’une chlamyde suspendue sur le bras gauche ; sa main est cachée sous les plis de la chlamyde. Poséidon poursuit Amymone qui s’enfuit vers la droite et retourne la tête à gauche; la jeune fille est vêtue d’un chiton talaire et d’un péplos; sa tète est entourée de bandelettes. Une de ses sœurs, sans doute Hypermnestre , s’enfuit vers la gauche ; elle lève les deux bras ; cette seconde nymphe est vêtue comme sa sœur 1 .

Hauteur : 0m,37.

1. Poséidon et la nymphe Amymone sont représentés assez souvent sur les vases peints. Voy. Élite des monuments céramographiques, t. III, pl. xvu et suiv. — Gazette arch., 1881, pl. I et II.

VASES PEINTS

42. Stamnos sans couvercle, à belles et grandes figures rouges. — PL XI et XII.

D’un côté est représenté le petit Dionysos confié aux Hyades L L’une d’elles le porte dans ses bras, à moitié enveloppé dans son péplos, et semble le présenter cà une seconde nymphe qui tient de la main gauche une lyre dont les cordes ne sont pas indiquées dans l’original; l’enfant lui tend les bras; derrière celle-ci,, une troisième nymphe place un stamnos sur une trapèze, afin d’accomplir une cérémonie bachique. Derrière elle est une colonne cannelée d’ordre dorique.

Revers. — Deux suivantes de Dionysos, la première

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tenant un cotyle et une œnockoé, la seconde portant également un cotyle et relevant le bras droit. Ces deux nymphes sont précédées d’une troisième qui porte une torche non allumée 1 2.

Les six nymphes qui entrent dans cette belle com- . position ont à peu près le même costume, un chiton talaire et un péplos.

Du côté principal, les trois H (fades sont couronnées de lierre. Celle qui place une hydrie sur la trapèze ne semble avoir, par-dessus son chiton sans manches, qu’un léger himation. La nymphe tenant une torche a la tète couverte d'un cécryphale.

H. de Longpérier, Revue arch 1868, t. XVII, p. 353, u° 22.

1. Voy. J. de Witte, Nouvelles Annales de l' Inst, arch., vol. I, 1836, pp. 339 et suiv., pl. ix. — Duc de Luynes, Description de quelques vases peints, pl. xxvm, in-fol:

2. Henri de Longpérier cite plusieurs vases sur lesquels on retrouve des rites bachiques. Voy. J. de Witte, Études sur les vases peints, pp. 93 et 94, Paris, 1863. — Annales de F Inst, arch., vol. XXXIV, 1862, tav. d’agg. D. — Monuments inédits, vol. VI, pl. v et xxxvii. — Ibid., vol. VII, pl. lxxxii. — Gerhard, Arch. Zeilung, 1867, pl. ccxxv. — Museo Borbonico, vol. XVI, pl. xxi-xxm, où est gravé le fameux vase des Bacchantes du Musée de Naples.

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43. Grand oxybaphon avec anses d’une forme particulière, enrichi de peintures d’un dessin exquis, appartenant à la seconde manière des figures rouges. — PL XIII et XIV.

O11 y voit Dionysos, aionvsos (.s«c), dans l’appareil accoutumé, barbu, couronné de lierre, vêtu d'un chiton court et d’un péplos, chaussé d’endromides, appuyé sur un thyrse et tenant de la main droite un vase, peut-être un canthare, dont la forme ne semble pas bien déterminée. En face du dieu est le Satyre onopion (’Ovopiov, Onorion ), qui lui sert de ministre pour la cérémonie qu’il

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lmp Lemercier &C'.e, Paris

VASES PEINTS

accomplit, et vide le contenu d’une amphore dans un grand cratère placé entre eux deux. Au-dessus du cratère, on lit ces mots : aakimaxos kaao* ( sic ) (A^xiga/oç zaAo;) en deux lignes. A droite, derrière Dionysos est la Ménade main a... (Ma'.vàç), vêtue d’un double chiton, qui tient un thyrse et caresse une petite biche vue par derrière en perspective, et au-dessus de laquelle on lit : AZio///pi///rmc (probablement -À$ioTupsTOÎç) kaao$ (?). A gauche est une autre Ménade , noAVNiKA (n<&uvuca), vêtue d’un chiton talaire et d’un péplos, le visage vu de trois quarts, les cheveux flottant sur les épaules. Elle lève le pied droit comme si elle allait le poser sur quelque chose, et s’accoude sur son genou; de la main gauche elle tient un thyrse. En regard est le Satyre mimas (sec) (Migàç), assis sur un rocher et jouant de la double flûte, dans l’attitude de Marsyas. Sur un vase publié par Millingen1, un Satyre dans la même pose porte le nom de Kcogo;.

La variété des formes du sigma (s, s, 5 et enfin c) est tout à fait remarquable. La dernière de ces formes avait déjà été signalée à la fin du nom tpitttoaemoc inscrit sur un magnifique vase provenant aussi de F Italie méridionale 2. Le présent oxybaphon permet de voir par quelles modifications successives, et dues probablement à la rapidité de l’écriture, le sigma est arrivé à la forme binaire.

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Revers. — Trois personnages debout : une Ménade drapée dans son chiton recouvert d’un ample péplos, la main droite appuyée sur la hanche et tenant de la main gauche un thyrse. En face d’elle est placé un Satyre barbu et chauve, drapé dans un tribon et tenant de la main droite un bâton. A gauche, un second Satyre barbu et chauve, appuyé sur un bâton et le bras droit posé sur la hanche : devant ce second Satyre est placé un hennés barbu (tôoçaXXucoç) vu de face, et dans le champ est suspendu un bucrane orné de bandelettes.

Ce qui est très remarquable dans cette peinture du revers de ce superbe oxybaphon, c’est le costume des deux Satyres qui portent le tribon; ordinairement, les Satyres sont représentés nus.

Hauteur : 0m,43.

II. de Longpérier, Revue arcli., t. XVII, 1868, p. 350, n° 10.

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