‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 80 sur 128 · Oxybaphon. Fabrique de Sorrente. — PL XXI · texte numérisé non relu

Oxybaphon. Fabrique de Sorrente. — PL XXI

Combat de Thésée contre la reine des Amazones. Thésée , nu, armé d’un casque, d’une épée suspendue au côté et d’un grand bouclier ‘argieri, ayant pour épisème un serpent peint en noir, combat avec la lance. La reine des Amazones, Antiope ou Hippolyte, est à cheval. Elle est coiffée d’un bonnet phrygien, vêtue d’un chiton court à manches et d’anaxyrides. Des ornements zébrés ornent les manches du chiton et les anaxy rides. On aperçoit la riche poignée de l’épée suspendue au côté de l’Amazone qui se défend avec une lance contre les

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VASES PEINTS

attaques du héros athénien. Une autre Amazone , à pied, accompagne la reine et, armée d’un arc, décoche une flèche contre Thésée. Cette seconde Amazone est vêtue d’un chiton court et armée d’un casque et d’une cuirasse : un grand carquois est suspendu à son côté.

Revers. — Un Satyre poursuivant une jeune fille portant une torche. A gauche, une autre jeune fille s’enfuit en retournant la tête vers sa compagne. Le Satyre est nu; les deux jeunes fdles sont vêtues chacune d’un double chiton et d’un péplos l.

Hauteur : 0m,43.

Catalogue Castellani, n° 68.

Ce vase est cité par H. de Longpérier, Revue arch., 1868, p. 354.

1 . Le sujet de 4 hésée combattant la reine des Amazones est souvent représenté sur les vases peints. Un des plus célèbres et des plus remarquables est l’amphore de Nola, achetée par Mgr le duc d’Aumale à la vente de la collection Pourtalès (n° 214 du Catalogue) et publiée dans l’ouvrage de Th. Panofka, Antiques du Cabinet Pourtalès, pl. xxxv et xxxvi, avec un Mémoire de Visconti, pp. 1-20.

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m. Iiydrie. — Pl. XXII.

L’expiation de Thésée .

Au centre, on voit le jeune héros, tout nu, accroupi et étendant la main gauche vers la terre comme pour y chercher quelque chose. A côté de lui est un large plat et un objet peu déterminé qui pourrait être la peau tachetée de quelque animal. A gauche, derrière Thésée, sont trois femmes debout, vêtues chacune d’un chiton talaire et du péplos. La première a la tête voilée et entourée d’une bandelette de pourpre; elle tient de la main droite un vase à deux anses et à couvercle, la plémochoé (uToigo^ov)), et l’étend au-dessus du jeune héros accroupi. La deuxième, coiffée d’un cécryphale avec bandelette de pourpre par-dessus, a pour attributs deux

YASES PEINTS.

flambeaux allumés dont l’un est incliné vers la terre et se retourne vers la troisième qui tient également un flambeau allumé de la main droite. Cette troisième femme a aussi une bandelette de pourpre pour ornement de sa tête.

A droite, de l’autre côté du personnage accroupi, sont deux femmes vêtues comme les trois précédentes, c’est-àdire d’un chiton talaire et d’un péplos ; de larges bandelettes entourent leurs cheveux. La première lève le bras droit et appuie son coude dans le creux de sa main gauche. La deuxième écarte les deux bras et tient de la main droite une phiale; au-dessous est un réchaud sur lequel est posé un vase à une anse. A l’extrémité du tableau à droite, on voit un grand récipient dans lequel est placée une calpis ou hydrie d’une forme allongée.

La. scène que l’on voit sur ce magnifique vase, un des plus remarquables de la collection et d’une conservation parfaite, a été admirablement expliquée par F. Lenormant qui voit ici la purification de Thésée, appelée Atoç jcm&ov qui faisait partie des rites éleusiniens et où le purifié s’agenouillait à terre sur la peau de la victime immolée. Cette purification avait été instituée pour Thésée à la suite du meurtre des brigands et elle avait été opérée sur lui pour la première fois par les enfants de Pbytalos, un des héros de la légende de Déméter en

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Attique l. Cette ingénieuse explication est basée sur des passages de plusieurs écrivains anciens 2.

Hauteur : 0ra,42.

Acheté par le comte Dzialynski en 1865.

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