‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 128 sur 678 · MÉLANIE LACTÉE. Melania lactea. Lamk · texte numérisé non relu

MÉLANIE LACTÉE. Melania lactea. Lamk

ax 2 14 ELXTIL die. 452,345.

M. testä turrit&, elongatä, aliquantisper subventricost, solid& ; anfractibus conveæiusculs , supertoribus lævigatis , inferioribus longitudinaliter plicatis. Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 544, n. 2.

Ibid., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 430, n. 2, et tom. 8, pl. 60, fig. 5, a, b. Def., Dict. des Sc. nat., tom. 29, Loc. cit.

Bulimus lacteus. Brug. , Encycl., pag. 324 , n. 45.

Var. a.) Testä minore, anfractibus transversè striatis.

Var. b.) Test& undiquè lævigatd.

Var. c.) Testé magis ventricosé, ultimis anfractibus , plcis majoribus.

Melaria St;giü. AI. Brongniart, Mém. sur les terr. calc. trap. du Vicentin, pag. 59, pl. Il, fig. 10.

An Melania inflata ? Borson , Mém. de l'Acad. de Turin, tom. 26, pag. 386, pl. 2, fig. 14.

Fortis, della valle di Roca, tav. 1 , fig. 7.

Var. d.) Testé minore, ultimis anfractibus clathratis.

Localités : Grignon , Courtagnon, Maule, Plaisir , Parnes , Houdan. C. G. Ermenonville, Lisy , la Chapelle près Senlis. G. M. S. Valmondois.

Comme on peut le voir, cette coquille est très-abondamment répandue dans le bassin de Paris, et ce qui est remarquable , c'est qu'elle ne s’y rencontre pas dans les terrains d’eau douce , mais constamment et en très-grand nombre dans les terrains marins, ce qui a fait penser qu'elle avait vécu dans la mer; et c'est aussi l'opinion que nous en avons. Cette espèce, que l’on ne peut rapporter qu'au genre Mélanie puisqu'elle en a tous les caractères, est turriculée, allongée, présentant neuf à dix tours de spire peu convexes , à suture simple et superficielle; les tours supérieurs sont lisses, les quatre ou cinq inférieurs étant plissés longitudinale ment ; l'ouverture est ovale-oblongue, présentant à sa base un sinus assez profond; la levre droite est mince et tranchante, la gauche est renversée et bordant la columelle. A l'angle inférieur où se réunissent les deux bords, on remarque dans un assez grand nombre d'individus, surtout ceux qui viennent de Lisy et d'Ermenonville, un bourrelet columellaire. La var. c, dont M. Brongniart a fait une espèce particulière, se trouve aussi aux environs de Paris, surtout à la Chapelle près Senlis : elle est plus ventrue, et l'extrémité de la spire présente des plis plus gros. C’est avec doute que nous rapportons l'espèce de M. Borson, la figure étant trop mauvaise. Notre variété D est très-reconnaissable en ce qu’elle est toute lisse ; les derniers tours ne présentent aucuns plis ni aucune strie. La variété a est constamment plus petite et striée transversalement sur toute sa surface; elle vient de Grignon et de Maule. La variété d est aussi plus petite: on la trouve à Maulette près Houdan ; l'extrémité de sa spire est chargée de petits plis longitudinaux , coupés par des stries transverses qui disparaissent insensiblement vers le cinquième tour. Nous possédons un individu de cette espèce dont l'angle inférieur de l'ouverture est détaché accidentellement, ce qui lui donne beaucoup de ressemblance avec la Melania lactea. Longueur, quarante millimètres ; de la variété a; vingt millimètres ; de la variété d, vingt-deux millimètres.

Mon cabinet.

5. MÉLANIE GRAIN DE BLÉ. Melania triticea. Fér. Pl: XIV, fig. 7, 8.

M. testé ovato-conicä, turrité ; anfractibus convexiusculis , lævigatis ; aperturd ovato-acutda, basi dilatatt.

Localité: Les Rosieres près Épernay.

Quoique nous n’ayons point trouvé l'indication de cette espèce dans les ouvrages de M. Férussac, nous trouvons pourtant la note suivante donnée par M. Defrance dans le Dictionnaire des Sciences naturelles (tom. 29, pag. 474). « M. Daudebard de Férassac a trouvé dans le bassin d'Epernay, avec la Melania » inquinäla, une autre espèce de Mélanie voisine de la Melania hordacea , à » laquelle il a donné le nom de Melania triticea. » Nous avons vérifié dans la collection de M. Defrance que l'espèce qui nous occupe est bien celle qui a été ainsi nommée par M. Férussac. Elle est petite, conique, turriculée, assez large à la base; sa spire présente six tours peu convexes et entièrement lisses ; l’ouverture est ovale, grande, dilatée à la base ; la lèvre droite est simple et tranchante ; le bord gauche se renverse sur la columelle; il est apparent surtout à la base de la coquille. Longueur, huit millimètres.

Mon cabinet.

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