‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 145 sur 678 · MÉLANOPSIDE BUCCINOÏDE. Melanopsis buccinoidea. Fér · texte numérisé non relu

MÉLANOPSIDE BUCCINOÏDE. Melanopsis buccinoidea. Fér

PI. XIV, fig. 24, 25, 26, 27, et pl. 15, fig. 3,4.

M. test& ovato-conicd, acutd, lævigatd; anfractibus subplanulatis, ultimo alteris longiôre ; suturis subregularibus ; aperturd ovatd; columella callosd, arcuat&'; labro dextro tenut , simplict.

Melania buccinoïdea. Oliv., Voy. au Lev., pl. 17, fig. 8.

Melanopsis buccinoiïdea. Fér., Mém. géol., pag. 64, n. 1.

Tbid., Monograph.,Mém. de la Soc. d'Hist. nat., tom. 1, pag. 148, pl. 9, fig. 4 aa; etpl. 8, fig: 44 4:

Melanie de Soissons. Brard , 4° Mém., Journal de phys., avril 1812, fig. 9, trèsmauvaise.

Bulimus antidiluvianus. Poiret, Coquilies terrest. et fluv., pag. 36.

Bulimus antidiluvianus. Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 295.

Ibid., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 538, n. 15.

Localités : près de Soissons sur la route qui conduit à Château-Thierry, la montagne de Bernon près Épernay, Disy-les-Rosières, montagne de Reims près la même ville, Gilocourt entre Crespy et Compiègne.

Nous n'avons pas voulu reproduire ici toute la synonymie de cette espèce; nous n'en avons rapporté que ce qui est nécessaire pour les environs de Paris; nous renvoyons pour le reste à la monographie de M. Férussac où elle est présentée dans son ensemble. Les différentes localités que nous avons citées ne présentent pas toutes les variétés que M. Férussac a indiquées; c’est ainsi que les individus que nous caractérisons ici doivent être rapportés àsa variété g etl’autre à sa variété a. Malgré le grandnembre d'individus que nous avons recueillis dans les divers endroits que nous avons cités, nous n'avons pas trouvé nécessaire d'ajouter denouvelles variétés. Celles que nous possédons rentrent dans celles de l'ouvrage de M. Férussac où toutes ont été parfaitement saisies. Les individus de la variété g sont ovales, coniques, assez grands, lisses;ses tours au nombre de sept sont presque plats, peu convexes, à suture peu marquée quoique bien apparente et souvent irrégulière pour le dernier tour. Celui-ci est plus grand que tous les autres; l'ouverture est de moyenne grandeur, ovale; lacolumelle est fortement courbée,tronquée à la base; présentant sa partie inférieureune callosité très-forte.La lèvre droite forme ense réunissant à cette callosité un canal étroit; cette lèvre est extrêmement mince,très-fragile. Aussi sur des milliers d'individus que nous avons vus à Épernay, nous n'en avons trouvé qu'un seul qui ait cette partie assez bien conservée. La variété a est toujours plus petite; sa callosité columellaire est moins forte, et le dernier tour de spire est moins grand que tous les autres réunis. Ces variétés se retrouvent à l'ile de With en Angleterre avec des coquilles semblables à celles de nos terrrains. Longueur, vingt-neuf milli-

mètres; longueur de la variété &, douze ou quinze millimetres. Mon cabinet.

3. MÉLANOPSIDE ANcILLAROÏDE. Melanopsis ancillaroides. Nob. PI. XV, fig. 4, 0.

M. testé ovato-subcylindricé , ventricosé , lævigat ; spiré conico-abbreviatd ; TOME n. 416

anfractibus planulatis ; suturis nullis, callo tectis ; aperturd ovato-oblongé ; columellé parte inferiore callus&.

Localité : les environs de Meaux.

Cette Coquille m'a été donnée avec cette seule indication ; elle est remplie d’un calcaire d’eau douce que je crois siliceux, qui est particulier au bassin de la Marne , ce qui me fait ajouter foi à cette indication. On pourrait la confondre avec une des nombreuses variétés de la buccinoïde ; mais on pourra la séparer par les caractères suivans : elle est plus ventrue , plus cylindrique ; sa spire est plus régulièrement conique, elle est aussi beaucoup plus courte; mais ce qui la rend trèsremarquable et ce qui lui a valu le nom que nous lui avons imposé , c’est que, comme dans les Ancillaires , les sutures sont couvertes par la matière calcaire que l'animal y a déposée et polie; les tours de spire sont indiqués au-dessous de ce calus par une légère dépression. L'ouverture est plus grande, plus allongée que dans le Melanopsis buccinoïdea, la columelle est moins courbée, son calus inférieur est aussi considérable ; mais la gouttiére qui le sépare du bord droit est moins apparente, le bord droit est tres-mince, tranchant et plus proéminent. Longueur , vingt-cinq millimètres.

Mon cabinet.

Page 1