GENRE XXIII
AMPULLAIRE. Æmpullaria.
Caractères genériques. Coquille globuleuse, ventrue, ombiliquée ou non à la base, sans callosité au bord gauche. Ouverture entière plus longue que large, à bords réunis, le droit non réfléchi. Un opercule.
Testa globosa, ventricosa , basi umbilicata, labro sinistro non calloso. Apertura integra, oblonga , marginibus convexis , dextro acuto non reflexo. Operculum.
Parmi les auteurs anciens qui ont figuré des Ampullaires, Lister est celui qui mérite le plus de fixer notre attention ; nous voyons effectivement dans le vaste recueil de figures de cet auteur, qu’il avait fort bien saisi les caractères d’ensemble des Ampullaires, au point que la section particulière dans laqüelle il les place, pourrait être considérée comme l'origine du genre. Notre opinion peut facilement se vérifier par l'examen des planches 125 à 131 , qui comprennent les coquilles de la deuxième section des Coquilles fluviatiles de l’auteur que nous citons. Apres Lister, nous voyons un assez grand nombre d’autres auteurs, soit muséographes, soit classificateurs , qui ont confondu ces coquilles principalement avec les terrestres; d’autres , tels que Gualtieri , les ont placées parmi les Hélices, les considérant comme terrestres, lorsqu'ils confondaient avec les coquilles lacustres de véritables espèces terrestres. Nous ne nous arrêterons pas à examiner ou rectifier ces diverses erreurs, et nous arriverons à Linné qui les a toutes rangées dans son grand genre Hélice. Si Linné avait pu se livrer à l'étude des détails minutieux , il n’est pas douteux qu’il n’eût établi un plus grand nombre de genres; mais les connaissances encore peu approfondies à son époque, devaient le rendre sobre de cette espèce de division dont nous sommes devenus peut-être trop prodigues ; son vaste génie d’ailleurs , embrassant la nature tout entière, ne pouvait s'arrêter à des caractères de peu d'importance alors , et il devait se trouver satisfait d'avoir tracé d’une main hardie les principales divisions des trois règnes. Les grands genres de Linné sont une conséquence nécessaire de l'état des sciences à l'époque où il écrivit, Bruguière changea de place les Ampullaires; des Hélices, il les transporta dans ses Bulimes, où certes elles n'étaient pas plus dans leurs