‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 187 sur 678 · NÉRITINE Noyau. MVeritina nucleus. Nob · texte numérisé non relu

NÉRITINE Noyau. MVeritina nucleus. Nob

PI. XXV, fig. 5, 4, 5. | N. testd ovato-globosd, lævigaté , subgibbosä ; spird obtusissimd; columelld callosä, incrassatä ; basi extüs uniplicaté, in medio quadridentatd.

Localités : Retheuil, Guise-la-Mothe.

Coquille moins grande que la précédente : elle est ovale, tres-globuleuse, à spire courte et non saillante. Cette spire est formée de quatre tours très-étroits : le dernier est lisse et jusqu'a présent dénué de couleur. En dessous la coquille est convexe. La columelle, chargée d’une callosité assez épaisse, devient tranchante à son bord libre, sur le milieu duquel on compte le plus souvent quatre petites dents inégales, quelquefois trois seulement. Parmi les dents, la supérieure est constamment la plus grosse et la plus saillante; les autres sont égales. L'ouverture est petite et semi-

lunaire : son bord droit, épaissi à la base, est mince et tranchant dans le reste de sa longueur.

Cette petite coquille, fort rare jusqu’à présent dans les collections, est ordinairement roulée et usée; ce qui est cause sans doute qu’elle ne présente aucune trace de coloration, contrairement à ce que l’on observe dans les autres espèces de ce genre. Longueur, sept millimètres.

Mon cabinet.

GENRE XXVI, NÉRITE. Verita.

Caractères génériques. Coquille solide, semi-globuleuse, aplatie en dessous, non ombiliquée. Ouverture entière, demi-ronde; le bord gauche aplati, septiforme, tranchant, souvent denté; des dents ou des crénelures à la face interne du bord droit. Opercule muni d’une apophyse.

Testa solida, semi-globosa, subtüs planiuscula, umbilico nullo. Apertura semi-orbicularis, integra ; labium planulatum , septiforme, acutum, sæpius dentatum , labrum intus dentatum vel crenulatum.Operculum appendiculatum.

La plupart des auteurs attribuent la création du genre Nérite à Linné; mais ils sont dans l'erreur. Nous avons fait voir dans le Dictionnaire classique d'histoire naturelle que Lister le premier avait su grouper d’une manière trés-naturelle les coquilles de ce genre, et qu'il les avait distribuées dans trois sections, d'apres les accidens de l'ouverture. Dans la première sont les Nérites qui ont des denis de chaque côté de l'ouverture; elle correspond exactement au genre Nérite de Lamarck. La seconde section renferme les Nérites dont le bord gauche seulement est dentelé ; elle correspond au genre Néritine de Lamarck. Enfin, la troisième section, moins utile que les deux premieres, contient les especes qui n’ont de dentelure ni sur le côte droit ni sur le gauche. Dans l’/ndex Testarum de Gualteri, on trouve les deux genres Mérite et Néritine non moins nettement circonscrits que dans l'ouvrage de Lister. Il est ficheux que Linné, dans l’arrangement méthodique 1. Systema naturæ , n’adoptant pas les opinions de ses devanciers, ait entraîné dans un même genre, auquel il conserve le nom de Nérite, non-seulement les Nérites, mais encore les Natices, et d'autres coquilles qui sont étrangères à ces deux genres; aussi, lorsque Bruguière, et plus tard Lamarck, réformèrent le genre Nérite de Linné, ils ne firent autre chose que de revenir à des idées qui étaient introduites dans la science depuis long-temps avant eux. Dès que les genres Nérite

et Natice furent nettement séparés, tous les zoologistes les adoptérent, et, si ce n'est Lamarck qui divisa en deux genres les Nérites, tous les conservérent dans leur intégrité. Nous ne parlons pas ici de Montfort, dont les travaux ont trop peu de valeur scientifique pour être rigoureusement cités. En traitant précédemment de la famille des Néritacées, nous avons indiqué les rapports que les auteurs ont donnés au genre qui nous occupe. Nous ajouterons seulement que M. Cuvier, dans la seconde édition du Regne animal, continua à répartir dans deux familles les élémens de celle des Néritacées de Lamarck. Le genre Nérite, considéré à peu pres à la manière de Linné, et représentant en quelque sorte une famille, contient cinq sousgenres dans l’ordre suivant : Natices, Nérites propres, Vélates, Néritines et Clitons. IInoussemble que ces cinq sous-genres ne sont pas d’une égale valeur. Les Vélates et les Clitons appartiennent sans aucun doute aux Néritines, dont elles ne sont que de légères modifications. Les Néritines elles-mêmes ne sont que des Nérites modifiées par la nature du liquide qu’elles habitent. Il n'en est pas de même des Natices, qui différent beaucoup plus des Nérites que les Nérites des Néritines et des autres sous-genres. M: Cuvier éloigne toujours les Navicelles des Nérites; il les place actuellement dans la famille des Capuloïdes, mais toujours entre les Crépidules et les Calyptrées. M. Cuvier reconnaît bien la grande analogie qui existe entre les Navicelles et les Piléoles; aussi, pour ne pas les séparer, il introduit ce dernier genre dans la même famille que l’autre. Il est bien à présumer que M. Cuvier aurait jugé autrement ces rapports, sil eût examiné comparativement les Piléoles et la Néritine conoïde; il aurait vu que cette coquille fait le passage évident entre les deux genres, et les lie intimement.

Considéré dans son ensemble, et comme type d'organisation, le genre Nérite ne peut être divisé rationnellement qu’en deux sections, les Nérites marines et les Nérites fluviatiles. Les autres divisions proposées sont surabondantes, et doivent être rejetées de la méthode.

Lamarck et les auteurs apres lui n’ont cité que deux espèces de Nérites marines aux environs de Paris. Nous en avons ajouté deux autres beaucoup plus grandes, dont l’une surtout est remarquable par la forme de son ouverture. Dans les Annales du Muséum, le genre Nérite, contenant à la fois les Néritines, ne renfermait que trois espèces. Nous en comptons maintenant treize dans les deux genres. 3

Les Nérites, telles que Lamarck les caractérise, sont des coquilles marines, ovales-oblongues, semi-globuleuses, aplaties en dessous, le plus souvent épaisses et solides, et munies, pour le plus grand nombre, de

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dentelures sur la columelle et de tubercules ou de sillons sur le bord droit. L'ouverture est médiocre, semi-lunaire, et la columelle droite est en forme de demi-cloison.

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