TURBO BicariNé. Turbo bicarinatus. Nob
PI. XXXIIT, fig. 5, 6, 7, 8.
T. test orbiculato-discoided, spird brevi, apice obtusd; anfractibus angustis, supernè tenue et regulariter striatis; ultimo anfractu majore ad peripheriam bicarinato, subtùs subplano , striatulo , latè umbilicato ; aperturd subrotundd obliquissima.
Planorbus bicarinatus, Lamk., Ann. du Mus., tom. 5, pag. 35, n. 3; tom.8, pl. 62, fig. 5.
Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, C. G.
Petite coquille fort singulière, ambiguë, que Lamarck place parmi les Planorbes et qui nous paraît plutôt appartenir aux Turbos, surtout si l’on admet dans ce genre les deux ou trois espèces qui précédent; celle-ci est la plus déprimée : elle est orbiculaire; sa spire est courte et à peine saillante; on y compte quatre à cinq tours légèrement convexes, dont le dernier est proportionnellement le plus grand; la surface supérieure de ces tours est couverte de stries fines, transverses et fort régulières;le dernier tour présente à sa circonférence deux carènes séparées entre elles par un petit espace lisse ; en dessous, le dernier tour est peu convexe et largement ouvert par un grand ombilic, dont la surface interne est finement striée; les stries qui sont en dessous du dernier tour, sont un peu plus fines que celles du dessus. L'ouverture est un peu plus large que haute; elle est fort oblique et subéchancrée à son bord interne; les bords sont minces et tranchans.
Cette petite coquille fort rare a quatre millimètres de hauteur et dix de diamètre.
Mon cabinet.
12. TURBO À Trois côtes. Turbo tricostatus, Nob. PL XXXIII, fig. 9, 10, 11, 12.
T. test4 orbiculato-discoided , spir& brevi, depressd; anfractibus planis, TOME Il. ; 3&
bicarinatis ; ultimo majore, tricarinato; basi subplano, lævigato, umbilico mediocre perforato; aperturd rotundatä ; marginibus acutis.
Var. 4. Nob.) Testä spird productiore, ultimo anfractu quadrisulcato.
Localités : Monneville, C. G.; Valmondois, Tancrou, G. M.S.
Il existe beaucoup de ressemblance, quant à la forme extérieure, entre cette espèce et la précédente; elle est cependant un peu moins déprimée, sa spire formant une légère saillie au-dessus du dernier tour. Cette spire est composée de cinq tours assez élargis, à à peine convexes, qui seraient complétement lisses, s'il ne s'élevait à leur surface trois côtes étroites trèsrégulières et transverses; de ces côtes deux sont à la circonférence du dernier tour, et la troisième estentre la suture etles deux premières, en dessous; le dernier tour est tout-à-fait lisse, poli, et percé au centre d’un trou ombilical étroit, lisse en dedans. L'ouverture est ovalaire, un peu plus large que haute ; le bord columellaire est un peu épaissi et arrondi.
Cette petite Fe plus rare que la précédente, offre une variété dans laquelle un quatrième sillon vient se placer entre les deux de la circonférence. Les plus grands individus ont cinq millimètres de hauteur et dix millimètres de diamètre à la base,
Mon cabinet.
13. TURBO A PETITS RAYONS. Turbo radiosus. Lamk. PLeXL, ferais,
T. test& orbiculato-conicd, subglobulosä, spir4 brevi, acutd ; anfractibus angustis, convexis, {ransversim sales et longitudinaliter superné infernèque plicatis; plicis numerosis , tenuibus; ultimo ane basi convexo ; aperturd rotundä; columelld basi depressä.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 57, n. 2.
Def., Dict. des sciences nat., art. Sabot.
Cette espèce, qui paraît fort rare, nous a été communiquée par M. Defrance avec la complaisance et la bonté qui lui sont ordinaires; elle pourrait être placée aussi bien dans les Dauphinules que dans les Turbos, car elle est une de ces espèces ambiguës qui démontrent mieux que les raisonnemens la nécessité de supprimer l’un de ces genres : elle est orbiculaire, à spire courte, subglobuleuse; on compte à sa spire cinq tours convexes à suture simple, sur lesquels sont placés avec régularité de petits sillons transverses plus ou moins rapprochés, selon les individus; ces sillons
sont au nombre de trois; dans le plus grand nombre on en compte douze sur le dernier tour; ceux qui sont à la base se trouvant plus rapprochés que les autres, l’espace assez large au-dessous de la suture est presque toujours dépourvu de sillons transverses; mais c’est là surtout où se montrent un grand nombre de petits plis longitudinaux rayonnans et assez réguliers; ils ne se continuent pas sur le milieu du dernier tour, mais on les retrouve à la base. L'ouverture est arrondie; ses bords sont presque continus; la columelle est mince, et derrière elle on remarque un bourrelet assez gros qui circonscrit une fente ombilicale extrêmement étroite; les bords sont minces, tranchans et rendus onduleux par les sillons extérieurs qui y aboutissent.
Les plus grands individus de cette espèce ont neuf millimètres de long et sept de diamètre.
Cabinet de M. Defrance.