TURRITELLE SULCIFÈRE. Turritella sulcifera. Nob
PL. XXXV, fig. 5,6; pl. XXXVI, fg. 5, 4; pl. XXXVIT, fig. 19, 20.
T. testä magnd, elongato-turrité, apice acuminatd ; anfractibus convexis, transversim multisulcatis; sulcis inæqualibus, apice acutis ; apertur4 subrotundä; columellä contortä; labro tenuissimo infernè sinuato, apice producto. ‘
Var. a. Nob.) Testd angustiore, sulcis distantioribus interstitiis tenuissimè striatis. h
Localités : Valmondois, G. M.S.; La Chapelle pres Senlis, Monneville.
Cette espece est l’une des plus grandes et des plus remarquables des environs de Paris : elle est alongée, très-pointue au sommet, et sa spire est formée de vingt à vingt-deux tours; ces tours sont convexes: les premiers sont striés; mais à mesure que la coquille s'accroît, ces stries se changent peu à peu en sillons transverses, inégaux, réguliers, au nombre de dix ou douze sur chaque tour; au sommet ils sont aigus et tranchans; les intervalles qui les séparent sont lisses; on remarque seulement des stries longitudinales onduleuses, produites par les accroissemens: la suture est un peu profonde; elle est presque toujours suivie par un petit canal superficiel, lisse. L’ouverture est presque ronde; la columelle est peu épaisse, arrondie et suivie d'un bord gauche très-étroit; le bord droit est mince et tranchant; il est profondément sinueux à la base. La variété que l’on trouve à Monneville se distingue facilement en ce qu’elle est toujours plus étroite, et l’on remarque des stries fines et transverses entre les sillons du dernier tour.
Les grands individus ont quinze centimètres et demi de long, et leur largeur est de trente-trois millimètres.
Mon cabinet,
10. TURRITELLE HYBRIDE. Turritella hybrida. Nob. PL XXX VI, fig. 5, 6.
T. testa elongato-subulatd, angustd, apice acutä; marginibus planis, basi
marginatis, transvèrsim tenue striatis; strüs inæqualibus; suturd canaliculatä; ultimo anfractu subcarinato, sulcato; aperturd ovat&, labro valdè SinuOso.
Localités : Rétheuil, Guise-Lamothe, Soissons.
Cette coquille est très-voisine par ses rapports de celle à laquelle Lamarck a donné le nom de Turritella terebellata; cependant, comme elle conserve des caractères constans et que nous n'avons encore rencontré aucune variété qui püt servir d'intermédiaire, nous avons établi cette espece sous le nom d'hybride, pour faire voir ses rapports avec celle dont nous venons de parler. Elle est alongée, étroite, tres-pointue au sômmet;ses tours, assez larges, sont aplatis et limités à leur base par un bourrelet arrondi et peu saillant. C'est au-dessus de ce bourrelet que l’on remarque la suture accompagnée d’une petite rigole peu profonde et lisse; la surface extérieure présente un tres-grand nombre de stries transverses tres-fines, très-étroites, un peu aiguës et inégales : les premiers tours sont presque lisses, et le dernier est limité à sa circonférence par une double carène assez saillante, suivie à la base de quelques sillons, entre lesquels on voit un petit nombre de stries très-fines. L'ouverture est ovale, plus haute que large; la columelle est mince, un peu contournée; le bord droit esttres-fragile, toujours cassé, et l'on ne peut juger de la profonde sinuosité dont il est pourvu à la base, que par les stries d’accroissement qui le représentent.
Cette coquille assez rare se trouve dans les sables inférieurs du calcaire grossier. Les plus grands individus que nous ayons vus ont dix centimètres et demi de long et dix-huit millimètres de large.
Mon cabinet.
11. TURRITELLE EN TARIÈRE. Turritella terebellata. Lamk. PI XXXV, fig. 3, 4.
T! testé magnd, elongato-turrité, acuminatd; 'anfractibus convexis , basi marginatis, transversim multistriatis; ultimo basi sulcato : aperturd ovatorotundd; columellä angustd; labro basi profundé sinuato.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 218, n. 6.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 563, n. 6.
Favann., Conch., pl. 66, fig. O, 16?
Melania sulcata, Sow., Min. conch., pl. 39, fig. du milieu.
Localités : Parnes, Courtagnon, Grignon, Chaumont, Mouchy-le-Châtel, C, G.
Cette Turritelle est la plus grande qui soit connue aux environs de Paris; celle que nous avons fait figurer n’est pas la plus grande que nous ayons vue. M. Bertrand Geslin possède dans sa collection un individu qui a au moins un tiers de plus et qui est d’une conservation parfaite. Cette coquille est alongée, turriculée; ses tours, au nombre de vingt environ, sont convexes, assez larges et bordés à leur sommet par un bourrelet assez saillant, convexe, au-dessous duquel on voit une suture simple qui se distingue difficilement des stries qui l’accompagnent. La surface extérieure est couverte d’un grand nombre de stries fines, simples, rapprochées, inégales, souvent interrompues, surtout vers l'ouverture, par des stries d'accroissement fort onduleuses, quelquefois assez saillantes; le dernier tour est circonscrit à sa circonférence par une carène simple, étroite et fort aigué, au-dessous de laquelle se montrent quelques sillons concentriques, entre lesquels on voit des stries très-fines. L'ouverture est ovale-obronde ; son bord gauche est étalé sur l’avant-dernier tour;le bord droit est très-mince, tranchant; nous n'avons qu'un seul individu où il soit entier; il est fortement sinueux vers son extrémité supérieure et un peu versant à la base.
Cette coquille, assez commune dans le calcaire grossier du bassin de Paris, a été confondue parmi les Mélanies par M. Sowerby. Il lui a donné le nom de Melania sulcata; sa longueur est de dix-huit centimètres et davantage; sa largeur est de trente-quatre millimètres.
Mon cabinet.