Carinis tribus majoribus, inferiore minore
Var. e.) Testd angustiore quinquecarinatd.
1. Carind primd eminentiore, alteris regulariter decrescentibus, anfractibus planis.
2° Carinis inæqualibus, medianis distantioribus et eminentioribus.
3° Carinis æqualibus, anfractibus convexis.
4° Carinis inæqualissimis, penultimd eminentiore alteris approximatis.
Localités : Grignon, Beyne, Parnes, Mouchy-le-Châtel, C. G.; Tancrou, G. MS.
C'est à dessein que nous avons consacré une planche toute entière de cet ouvrage pour faire représenter des variétés fort singulières et on peut dire tres-surprenantes de cette espèce, pour donner un exemple de la série de modifications que certains mollusques font éprouver à leur coquille. Cet exemple nous sera d'ailleurs fort utile par là suite, car nous pourrons nous en servir comme d’un terme de comparaison pour d’autres espèces qui, quoique appartenant à d’autres genres, n’en éprouvent pas moins des variations comparables à celles-ci. À considérer l'espèce en général, on la distingue facilement par sa forme conique, sa spire tres-régulière, très-pointue au sommet, composée de dix-sept à dix-huit tours plus ou moins convexes, quelquefois aplatis et présentant sur leur surface des carènes étroites et tranchantes, en nombre variable et ordinairement inégal : outre les carènes des tours précédens, le dernier en présente à sa circonférence une de plus, et on trouve sa base chargée de trois ou quatre sillons concentriques, plus ou moins rapprochés et graduellement décroissans de la circonférence vers le centre. L'ouverture est médiocrement grande; elle est ovale-obronde, plus haute que large, versante à la base; la columelle, tordue et arquée dans sa longueur, est fort courte, assez épaisse et légèrement aplatie et bordée en dehors par un angle vif.
Nous avons disposé les variétés dans l’ordre de l'augmentation des carènes: la première n’en a qu'une, placée vers le sommet de chaque tour, et au-dessous d'elle on remarque deux stries transverses très- fines; les tours sont aplatis et semblent rentrer les uns dans les autres, comme cela a lieu dans la Turritelle imbricataire.
La variéte b est celle qui a été particuliérement dénommée par Lamarck sous le nom que nous avons conservé à l’espèce; chaque tour, légèrement convexe, est pourvu de deux grosses carènes égales au sommet et à la base de chaque tour et séparées entre elles par un large espace lisse,
La variété c est à trois carènes, mais ces carènes offrent entre elles plusieursvariations : dans la première les carènes sont très-inégales, la médiane est la plus saillante; elle est très-rapprochée de la supérieure et beaucoup plus distante de Moféretne, qui est la plus petite; dans la seconde sousvariété les carènes sont plus égales, quoique la médiane reste plus proéminente : on trouve une strie das les intervalles. Dans la troisième sousvariété les carènes sont fort inégales et la plus grande est la supérieure; les deux autres sont régulièrement décroissantes; enfin, dans la quatrième sous-variété les carènes sont égales, rapprochées, et les sutures, qui sont profondément canaliculées, laissent le milieu du tour pour ainsi dire isolé, et forment une large zone portant les trois carènes.
La variété d renferme tous les individus dont les tours sont pourvus de quatre carènes : leur arrangement présente plusieurs combinaisons fort remarquables; dans la premiere on trouve sur chaque tour deux carènes supérieures et deux carènes inférieures très-rapprochées deux à deux; le milieu présente une large zone aplatie, tout-à-fait lisse : dans la seconde sous-variété les tours de spire sont plus convexes; les carènes sont généralement plus petites et presque égales. La troisième a les trois premieres carènes fort saillantes, quoique un peu inégales; la dernière est fort petite, |
La variété e rassemble tous les individus dont les tours sont pourvus de cinq carènes. On trouve dans cette variété quatre modifications principales: 1." les tours sont aplatis, subimbriqués, la première carène est fortsaillante, les suivantes sont régulièrement décroissantes; 2.° les tours sont plus convexes, la troisième carène est la plus saillante et plus écartée de ses voisines que celles-là entre elles; 3.° les tours sont encore plus convexes, les carènes presque égales et presque également distantes; 4° enfin, les tours sont très-convexes ; l’'avant-dernière carène est très-proéminente; les autres, graduellement décroissantes, sont très-rapprochées et pressées les unes contre les autres.
DES COQUILLES FOSSILES. ï. 287
Cette coquille, que l’on rencontre en grande abondance, particulièrement dans les localités de Beyne, a de trente à quarante millimètres de long, et douze à quinze millimètres de large.
Mon cabinet.