‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 302 sur 678 · TURRITELLE MÉLANOÏDE. T'urritella melanoides. Lamk · texte numérisé non relu

TURRITELLE MÉLANOÏDE. T'urritella melanoides. Lamk

PI. XL, fig. 25, 26, 27.

T. testé elongato-turritd,acuminatd, regulariter conicä; spird apice acutd; anfractibus angustis, planis, transversim tenue striatis; striis inæqualibus ; ultimo anfractu basi lævigato; aperturd ovatd, superne profundè emarginatd; labro tenuissimo , supernè producto.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 219, n. 10.

Defr., Dict. des sciences nat., tom. 56.

Localité : Grignon, C. G.

D'après la description que Lamarck donne de cette espèce, nous avions supposé qu’elle n’était qu'une variété de la Turritelle sillonnée; lorsque nous l’examinâmes dans la collection de M. Defrance, nous nous assuràmes qu'elle constituait une espèce bien distincte, et ce savant voulut bien nous

la confier pour en faire faire une bonne figure. Cette petite coquille est alongée, turriculée, pointue au sommet; ses tours de spire sont nombreux, aplatis, peu distincts et réunis par une suture qui se confond facilement avec les sillons inégaux dont la surface est couverte; de ces sillons, trois sont plus gros, les autres sont très-fins et au nombre de deux ou trois entre les premiers. La base du dernier tour est lisse, non perforée. L’ouverture est oblique, petite, subquadrangulaire; son bord inférieur est profondément et largement échancré; son bord droit est mince, tranchant, saillant à son sommet, recouvrant l'ouverture; au sommet de ce bord droit se trouye une sinuosité profonde et fort large, qui donne à son extrémité inférieure une saillie plus considérable.

Cette coquille, qui paraît fort rare, est longue de treize millimètres.

Cabinet de M. Defrance.

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