CÉRITE A GRANDE LÈVRE. Cerithium labiatum. Nob
PI. XLVII, fig. 10, 11, 12.
C. testd conicd brevi, apice acutd; anfractibus spiratis, planis, tuberculis erectis coronatis, transversim tæniatis; ultimo anfractu supernè quadrivittato; aperturd ovato-rotundd, obliquü, utrinque profundè emarginatd; labro magno producto.
Localité : Damery, C. G.
Il existe une analogie inconiestable entre cette espèce et le Cerithium Gravesii, mais nous ne croyons pas qu'il soit possible, quant à présent, de la regarder comme une variété, puisqu'elle offre des différences qu’aucune variété intermédiaire ne peut faire présumer dépendre seulement de la localité. Cette coquille est conique, courte, un peu renflée dans le milieu, atténuée dans son extrémité. Sa spire est pointue au sommet: elle est formée de douze ou treize tours aplatis, assez larges, dont les premiers sont pourvus de petites côtes longitudinales, extrêmement étroites; la base de ces côtes se prolonge en un petit tubercule aigu; bientôt elles disparaissent, et les tubercules grandissent rapidement et forment une couronne régulière à la base des tours. Le reste de la surface est occupé par deux rubans aplatis, dont le supérieur, un peu plus large, est quelquefois chargé de petits plis obliques et quadrangulaires; le dernier offre presque toujours une varice opposée à l'ouverture; sa base , régulièrement convexe, offre quatre rubans un peu plus saillans que les précédens : ils sont simples et ils se terminent sur le bord droit, qui en devient légèrement onduleux. L'ouverture est des plus singulières; elle est terminée à chacune de ses extrémités par une échancrure également profonde; celle de la base est un peu prolongée en canal; celle du côté droit ressemble à l’échancrure que l’on voit à plusieurs espèces de Pleurotomes, c’est-à-dire qu’elle est profonde ét à bords parallèles; le bord droit, un peu épaissi et renversé en dehors, fait une saillie considérable entre ces deux échancrures.
Nous avons trouvé cette coquille dans la partie supérieure des calcaires
grossiers à Damery, aupres d'Épernay. Elle à trente-cinq millimètres de long et treize de large.
Mon cabinet.
14. CÉRITE MITRÉOLE. Cerithium mitreola. Nob. PI. L, fig. 6, 7.
C. testd turritä, acuminatd; anfractibus basi crenatis, transversim regulariter striatis ; striis inæqualibus, subgranulosis; ultimo anfractu basi substriato ; aperturd minimd obliqud, ovatä , canali brevi, angusto, recto, terminatd, labro intus bisulcato, lateraliter vix sinuoso.
Localités : Rétheuil, près Compiègne; Mareuil, entre Crépy et Laferté- Milon.
Cette coquille a de la ressemblance avec le Cerithium thiara, maïs plus particulièrement avec le Cerithium striatum et celui que nous allons décrire sous le nom de Thiarella : elle est très-alongée, très-pointue au sommet, composée de dix tours étroits, dont les premiers sont chargés de petites côtes longitudinales. Ces côtes sont remplacées sur les derniers tours par des crénelures ou plutôt des tubercules obtus, obliques, qui occupent plus de la moitié de la largeur de chaque tour. Au-dessus de ces tubercules on trouve une et quelquefois deux stries transverses, tantôt simples, tantôt subgranuleuses. La base du dernier tour est convexe et couverte de stries graduellement décroissantes; l’ouverture est petite, ovale, obronde, anguleuse inférieurement : elle se termine à la base par un canal très-étroit, peu profond, fort court et droit. Ce canal est dépassé dans sa longueur par l'extrémité du bord droit; celui-ci est un peu épaissi, pourvu en dedans de deux sillons et à peine sinueux sur le côté.
Cette coquille, qui paraît assez rare, est longue de vingt-cinq millimètres et large de neuf.
Mon cabinet.