‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 325 sur 678 · CÉRITE Voisin. Cerithium propinquum. Nob · texte numérisé non relu

CÉRITE Voisin. Cerithium propinquum. Nob

PL. XLI, fig. 14, 15, 16.

C. testd elongato-turrité, angustä, acuminatd ; anfractibus angustis, primis costulatis, ultimis tuberculis obliquis raris coronatis, {(Tanssersim inæqualiter striatis ; ultimo basi striato; aperturd rotundat&, utrinque attenuatd, canali angusto , obliquo, terminat&; labro subrecto, simplici, vix emarginalo.

Localités : Acy, Betz, G. M. S.

Coquille qui est très-voisine par ses rapports du Cerithium thiarella, ei qui semble intermédiaire entre celui-ci et le Cerithium Roissyi : elle est alongée, turriculée, étroite, très-pointue au sommet; on compte quinze tours étroits à la spire; sur les premiers on voit de petites côtes longitudinales peu marquées, traversées par quelques stries inégales sur les derniers; la base couronnée par un seul rang de tubercules obliques, distans, au-dessus desquels se voient quelques stries transverses inégales; le dernier tour est convexe en dessus et vers sa circonférence; il est pourvu de trois stries plus saillantes que les autres. L'ouverture est petite, arrondie, rétrecie à

ses deux extrémités; le canal qui la termine antérieurement est oblique, peu profond et fort étroit; l'angle inférieur se détache de l'avant-dernier tour. Il est fort aigu et formé par une petite gouttière; le bord droit est assez mince, presque droit, un peu saillant et à peine déprimé latéralement.

Cette coquille, qui parait assez rare, est longue de vingt-huit millimetres et large de neuf.

Mon cabinet.

23. Cérire DE Roissy. Cerithium Roissyi. Nob. PERDRE 19, 14, 19,620, 17, 163, 10. 20.

C. testä elongato-turritd, angustà, acutissimd; anfractibus numerosis , angustis, transversim striato-granulosis; aperturd ovato-obliquä, canali obliquo profundo terminatd; labro incrassato, lateraliter late depresso.

Var. a. Nob.) Test& breviore, strüs tribus simplicibus.

Var. b. Nob.) Testd longiore, striis tribus æqualibus tenuissime granulosis.

Var. c. Nob.) Testd anfractibus bistriatis, basi tuberculis minoribus coronatis.

Var. d.) Test4 longiore, anfractibus tuberculis majoribus coronatis , striis binis, granosis.

Var. e.) Testà angustiore, anfractibus utraque extremitate tuberculi- Jeris.

Localités : Senlis, G. M. L.; Valmondois, G. M.S.

Nous nous faisons un devoir et un plaisir d’attacher le nom d’un zoologiste distingué à l’une des espèces intéressantes du bassin de Paris, M. de Roissy. L'auteur si sage et si rempli de sagacité, auquel on doit la continuation des Mollusques du Buffon de Sonnini, sans parler de Denis de Montfort, en a fait cependant la critique. Il suffit en effet de comparer les travaux des deux auteurs, pour sapercevoir bientôt qu'ils ont été dirigés par des principes fort différens : l’un, rempli d'emphase, accueillant le faux et le vrai, remplaçant l'observation par les traits d'une vive imagination, fit quatre volumes, sans compléter l’histoire des Mollusques céphalopodes; l’autre, au contraire, observateur consciencieux, réduisant la science à ce qu'elle a de positif, et profitant habilement des travaux de ses devanciers pour les améliorer, laissa deux volumes

qui peuvent encore être aujourd'hui très-utilement consultés, quoiqu’ils aient été publiés en 1805.

L'espèce qui nous occupe a un peu l'aspect d’une Turritelle; elle est fort alongée, à spire pointue, composée de vingt tours au moins. Ces tours sont aplatis et nettement séparés par une suture subcanaliculée; dans le plus grand nombre des individus que nous considérons comme le type de l'espèce, les premiers tours sont subcarénés dans le milieu; les suivans sont constamment pourvus de trois stries presque égales, finement granuleuses et dont l’une, celle du sommet des tours, s'élève un peu plus que les autres et présente des granulations plus grosses; le dernier tour est légèrement aplati en dessous, et il offre dans cette partie un petit nombre de sillons peu profonds. L'ouverture est très-oblique, petite, arrondie dans le fond, subovalaire à l'entrée; elle se termine supérieurement par un canal large, profond, découvert, assez long et renversé en arrière; la columelle est courte, épaisse, revêtue d’un bord gauche, calleux et un peu étalé sur l’avant-dernier tour. L’angle inférieur de l'ouverture est à peine marqué; il est un peu détaché de lavant-dernier tour; il est produit par un petit sillon intérieur; le bord droit est épais, simple, pourvu latéralement d'une large et profonde échancrure, qui contribue à rendre trèssaillante son extrémité antérieure.

Nous aurions pu multiplier davantage les variétés; nous nous sommes arrêté aux principales.

Dans la premiere la coquille, plus courte, a sur chaque tour trois stries très-fines, égales et simples.

Dans la deuxième, la coquille, plus alongée, n’offre plus que deux stries üransverses, simples ou granuleuses, et la troisième est chargée d’un rang de tubercules plus ou moins saillans, selon les individus.

Dans la troisième les tourssont couronnés par une rangée de gros tubercules, et la strie placée à la base des tours devient plus grosse que celle du milieu.

Enfin, dans la quatrième variété, la strie médiane s’efface, et les deux stries de la base et du sommet de chaque tour, devenant égales, se chargent de tubercules comprimés, de sorte que le milieu des tours semble creusé en gouttière. Si l’on ne voyait tousles intermédiaires dela premiere à la dernière variété, si l’on ne trouvait aussi la plus exacte ressemblance dans la forme del’ouverture, on serait très-porté à faireau moins deux espèces pour celle-ci,

Les grands individus ont trente-six millimetres de long et dix de iarge.

Mon cabinet.

Page 1