‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 382 sur 678 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

Var. i. Nob.) Testd elongatä, angustä, subulataä.

Nous avons déja signalé les sil SES variétés de certaines espèces de Cérites fossiles dde le bassin de Paris; la plupart appartenaient au calcaire grossier ou à d’autres terrains marins; celui dont nous allons nous occuper ne s'est trouvé jusqu'a présent que dans les terrains à lignites des environs d'É pernay et du Soissonnais. Si on ne recueillait qu'un petit nombre d'individus de cette espèce, on serait tres-naturellement porté à les distinguer; mais lorsque l’on vient à en réunir un trés-grand nombre, on est forcé de les rassembler sous un même type, dans lequel les variétés, les modifications les plus étonnantes, viennent se placer d’une manière naturelle : ici, comme dans d’autres especes, les formes générales et les accidens extérieurs sont variables dans certaines limites, tandis que l’ouverture, la base du dernier tour, ainsi que le jeune äge, ne présentent presque aucune variation. Cette coquille est alongée, turriculée; ses tours sont nombreux et étroits, le plus souvent étagés et couronnés par des tubercules, quelquefois et plus rarement séparés par une suture canaliculée; les premiers tours sont lisses et fortement carénés dans le milieu; la carène devient plus supérieure, a mesure que l’on remonte aux toire suIvans ; d'abord tranchante et onduleuse, elle s'épaissit peu à peu et se charge HE tubercules plus où moins gr rands, plus ou moins épais, selon les individus. Le dernier tour est convexe, sillonné à sa circonference, faiblement strié à la base, quelquefois tout-à-fait lisse dans cette partie. L'ouverture est courte, très-oblique, arrondie dans le fond, ovalaire à son entrée; son bord droit est assez épais, saillant en avant et profondément échancré latéralement; la columelle est épaissie, tres-courte, obliquement tronquée, revètue d’un rebord gauche assez épais, mais adhérant dans toute sa longueur. Le canal de la base est court, large et un peu renversé en dessus à son extrémité ; son sommet est circonscrit en dehors par un angle saillant et aigu. Cette ouverture reste constamment la même, quelle que soit la variation du reste de‘la coquille.

Nous avons disposé les variétés en une série, commencant par celles qui ont les tuberculesles moins nombreux et les plus alongés, et se terminant par les individus sur lesquels on ne trouve plus aucune trace de tubercules. C’est au moyen de cette longue série de variétés que nous avons pu réunir sous une seule espèce plusieurs de celles de M. Sowerby; c’est ainsi que les Cerithium funatum, funiculatum et intermedium ne sont évidemmentque quelques points d’une sérieincomplétement examinée. Dans nos premières varigiés, les tours couronnés par des tubercules spiniformes

sont d’abord lisses, puis ils acquièrent, dans d’autres individus, une ou deux stries transverses; dans les variétés suivantes les tubercules sont plus courts, plus rapprochés, et les stries transverses, d’abord simples, commencent au sommet à devenir granuleuses; bientôt les granulations se montrent dans toute la longueur de la coquille, et en général, plus ces granulations grossissent, et He on voit diminuer les tubercules qui couronnent le sommet de chaque tour; dans d'autres variétés ces tubercules disparaissent enfin et sont remplacés par une série de granulations à peu près égales aux autres; enfin, dans les dernières variétés, ces granulations et itubercules ont complétement disparu, et il ne reste plus sur chaque tour que trois cordons transverses presque égaux. En dehors de la série générale nous avons placé une variété remarquable par sa forme : elle est très-étroite, cylindracée et présentant d’ailleurs plusieurs des accidens signalés dans les variétés précé édentes.

Cette espèce, extrêmement commune der le bassin de Paris, se retrouve aussi dans celui de Londres, et principalement dans l'ile de Wight. Les plus grands individus sont longs de quarante-cinq millimètres et larges de dix-huit; mais ces proportions sont variables.

Mon cabinet.

2. CÉRITE TURBINÉ. Cerithium turbinatum- Nob. PLU NB 412), 19:

C. testä elongato-turbinatä, transversim trisulcatä; sulcis subæqualibus approximatis, duobus granulosis, altero simplici; anfractibus convexis, latis, superné nudis; ultimo anfractu convexo, basi sulcato ; aperturé ovato-rotunda, labro lateraliter sinuoso; columelld arcuatä, marginatä; canali longo, recto. RD:

Nous sommes certain que cette espèce appartient au bassin de Paris, sans en connaître exactement la localité. ,

Cette coquille est alongée, turriculée, pointue au sommet, assez élargie à la base et composée de dix à onze iours très-convexes, assez larges et régulièrement sillonnés en travers; les sillons sont au nombre de trois sur les premiers tours, et ils sont plus rapprochés de leur partie supérieure que de la base; le premier sillon est granuleuüx; les deux suivans sont simples; sur le dernier tour on compte sept sillons transverses, dont les deux

derniers sont plus petits; le dernier tour est très-convexe et terminé par une ouverture ovale-obronde; cette ouverture, mutilée dans le petitnombre d'individus que nous avons vus de cette espèce, offre un canal terminal alongé, presque droit, étroit et peu profond; à en juger par les stries d’accroissement, le bord droit devait être très-saillant en avant et profondément échancre latéralement.

Cette coquille, qui paraît assez rare, est longue de trente-six millimètres et large de quatorze.

Mon cabinet.

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