‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 389 sur 678 · CÉRITE MURICOÏDE. Cerithium muricoides. Lamk · texte numérisé non relu

CÉRITE MURICOÏDE. Cerithium muricoides. Lamk

PL EXT, De. 15,.14, 19, 16:

C. testd ventricosd, conicä, brevi, muricatä, longitudinaliter costatd , transversim striatà, aliquandd sulcatd; striis sulcisve granulosis ; anfractibus convexis, angustis; ultimo magno, globuloso, basi sulcato et striato; aperturä rotundd, utrinquè attenuatä; labro tenui, simplici ; columellä arcuatd , basi rugosd , canali angusto, profundo , terminatà.

Cerithium muricoides, Lamk., Ann. du Mus., tom. 3,pag 549, n. 33.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 84, n. 33.

Var. a. Nob.) Testä breviore, sulcis transversalibus, tuberculosis, tuberculis majoribus.

Cerithium purpureum , Lamk., loc. cit., n. 34.

Localités : Grignon, Beyne, Houdan, C. G.

Nous réunissons en une seule les deux espèces ci-dessus de Lamarck; elles offrent en effet trop peu de différence et se joignent par un trop grand nombre de nuances pour qu'on doive encore les maintenir.

Le Cérite muricoïde est une coquille pyramidale, à spire courte, pointue, formée de sept à huit tours très- étroits, légèrement convexes et nettement séparés par une suture assez profonde, bordée de chaque côté par un rang de granulations; les tours sont pourvus d'un nombre plus ou moins grand de côtes longitudinales, sur lesquelles passent deux angles assez aigus, qui s'élèvent en épines, en traversant les côtes; entre ces angles on voit un très-grand nombre de stries fines et inégales, chargées de granulations extrêmement fines; le dernier tour est fort grand, ventru, très-convexe : on compte trois sillons transverses à la base; ils sont quelquefois simples, quelquefois obscurément granuleux, et l’on voit entre eux des stries semblables à celles des tours précédens. L’ouverture est arrondie, un peu plus large que haute; son bord droit est mince et tranchant; il est simple en dedans; à son point de jonction avec l’avant-dernier tour il est muni d'un petit canal intérieur décurrent; la columelle est fortement arquée; elle est garnie d'un bord gauche, étroit et assez épais, à l’extrémite supérieure duquel se montrent quelques rides; le canal de la base est très- court, fort étroit et presque totalement caché derriere la columelle-

La variété se distingue en ce qu’elle est généralement un peu plus courte, que ses tours sont un peu moins convexes, et la base de son dernier tour est chargée de sillons granuleux, dont les granulations sont trés-grosses et très- distinctes.

Les plus grands individus de cette espèce ont vingt-deux millimètres de long et quatorze de large.

Mon cabinet.

1356. CÉRITE A DENTS AIGUES. Cerithium acutidens. Nob. PI. LXI, fig. 17, 18, 19, 20.

C. testd conicd, breviculä, spird acutä, multispiratd ; anfractibus numerosis, angustis, longitudinaliter costellatis ; costulis dentibus acutis armatis ; strüs transversis tenuibus, acutis, simplicibus; ultimo anfractu magno, con-

vero, basi trisulcato et mullistriato; aperturd subrotundd; labro tenui, recto; columelld arcuat&, cylindraced, canali angusto terminatd.

Localité : Mouchy-le-Chätel, C. G.

Petite coquille fort singulière, qui a beaucoup de rapports avec la précédente et qui peut servir de liaison entre elle et les véritables Cérites; elle est conique, mais proportionnellement plus alongée et moins large à la base; sa spire, fort aiguë, est composée de neuf à dix tours très-étroits, sur lesquels des côtes longitudinales assez nombreuses sont régulièrement espacées; ces côtes sont traversées par deux carenes transverses fort aiguës, qui s'élèvent en dents pointues, en passant sur les côtes. Entre ces deux carènes, ainsi que sur le reste de la surface, se montrent sept à huit stries transverses, presque égales, simples et tranchantes ; enfin, en examinant la coquille à un grossissement convenable, on la trouve couverte d’une multitude de stries longitudinales assez régulières; le dernier tour est convexe; les côtes disparaissent à sa circonférence et sa base est ornée de trois sillons égaux, simples, également espacés, entre lesquels se montrent trois stries transverses. L’ouverture est petite, ovale-obronde; son bord droit est mince et tranchant; il est parallele à l'axe longitudinal; la columelle est peu épaisse, cylindracée, contournée à son extrémité et terminée par un canal assez large et peu profond.

Cette espèce rare et curieuse est longue de treize millimètres et large de huit.

Mon cabinet.

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